Anatomie

S. f. , en Anatomie, la couverture ou le couvercle du larynx. Voyez LARYNX.

Ce mot est formé de , sur, et , ou bien , langue.

L'épiglotte est un cartilage mince, mobile, de la forme d'une feuille de lierre ou d'une petite langue, et qu'on appelle en conséquence lingula.

Il sert à couvrir la fente du larynx, qu'on appelle glotte. Voyez GLOTTE et VOIX.

EUSE, adj. en Anatomie, se dit de différentes parties.

Ainsi on dit, les apophyses épineuses, le trou épineux de l'os sphénoïde, voyez SPHENOÏDE.

On dit, le trou épineux, ou trou borgne du coronal, voyez CORONAL.

Il y a le muscle épineux du dos, le grand épineux du dos, les épineux du cou, les interépineux du cou. Voyez VERTEBRE.

S. f. (Anatomie) appendice cartilagineuse, en grec , de , croitre dessus. Epiphyse est le nom que donnent les Anatomistes à certaines éminences cartilagineuses, qui paraissent des pièces rapportées, ajoutées, et unies au corps de l'os, de la même manière que la partie cartilagineuse des côtés l'est à l'égard de leur portion osseuse. Les épiphyses se rencontrent dans toutes les articulations avec mouvement.

L'union des épiphyses au corps de l'os, se fait par le moyen d'un cartilage qui se durcit, s'ossifie presque toujours vers la deuxième année, et ne forme dans la suite avec l'os qu'une seule pièce, de manière qu'il n'est plus possible de les séparer. En effet si dans l'adulte avancé en âge l'on scie l'os et l'épiphyse en même temps, on y découvre à peine les traces du cartilage qui faisait auparavant leur union : cependant il est certain que le bout des os des extrémités, et la plupart des apophyses, ont été épiphyses dans l'enfance ; phénomène curieux dont l'explication mériterait un traité particulier qui nous manque encore en Physiologie. Mais ne pouvant entrer ici dans un pareil détail, nous nous contenterons seulement de remarquer que l'union des épiphyses au corps de l'os, permet à une partie du périoste de s'insinuer entre deux, de sorte que par ce moyen plusieurs vaisseaux sanguins s'y glissent, et portent à l'os de même qu'à la moelle, la matière de leur nourriture.

adj. en Anatomie, se dit des artères et des veines qui se distribuent dans la substance de l'épiploon. Il y a une artère épiploïque qui vient de la branche hépatique.

L'épiploïque droite est une branche de l'artère coeliaque, qui vient du côté droit de la partie intérieure ou postérieure de l'estomac. Voyez COELIAQUE.

L'épiploïque postérieure, c'est une branche de l'artère coeliaque qui part de l'extrémité de la splénique, et qui Ve se distribuer à la partie postérieure de l'épiploon.

S. m. en Anatomie, membrane grasse répandue sur les intestins, et qui entre même dans leurs sinuosités. On l'appelle aussi omentum, et le peuple la nomme coiffe.