Anatomie

adj. pris subst. (Anatomie) est le nom d'un muscle qui produit le mouvement des os, que les Anatomistes appellent extension.

Ce mouvement est opposé à la flexion, et devient même une flexion en sens contraire, si la forme de l'articulation ne s'y oppose, comme on le voit dans les splenius et complexus, dans les cubitaux et radiaux externes, dans les extenseurs des doigts du pied, etc.

Les muscles extenseurs des doigts de la main et du pied, n'ont point d'autre nom que celui qu'ils tirent de leur fonction. M. Morgagni observe que les muscles du pouce et des autres doigts de la main, surtout les extenseurs, présentent beaucoup de variétés dans les différents sujets, pour ce qui regarde le nombre et la distribution de leurs tendons, et qu'on ne peut en promettre une description bien certaine. Voyez ses adversar. anat. II. pag. 40. On peut appliquer cette remarque aux extenseurs des orteils, comme nous verrons plus bas.

(Anatomie) visage de l'homme. Cette partie animée par le souffle de Dieu, suivant l'expression de Moyse (Gen. IIe 7.), a des avantages très-considérables sur celle qui lui répond dans les autres animaux, et qu'on appelle bec, museau, ou hure. Voyez BEC, etc.

Cicéron, Ovide, Silius Italicus, et plusieurs autres, ont remarqué que l'homme seul de tous les animaux, a la face tournée vers le ciel. Brown, l. IV. ch. j. de son ouvrage sur les erreurs populaires, a dit là-dessus des choses assez curieuses. Voyez Brown's Worcks, p. m. 149-151.

en Anatomie, nom de la principale artère de la face, Haller.
(Anatomie) un des muscles de la cuisse et de la jambe : son nom latin s'est conservé dans notre langue, et est beaucoup plus usité que celui de membraneux, qui lui est donné par un petit nombre de nos auteurs.

Il a son attache fixe antérieurement à la lèvre externe de la crête de l'os des iles, par un principe en partie charnu et en partie aponévrotique. Le corps charnu de ce muscle, qui n'a guère plus de cinq travers de doigt de longueur sur deux ou trois de largeur, est logé entre les deux lames d'une aponévrose, dans laquelle ce muscle se perd par un grand nombre de fibres tendineuses très-courtes. C'est la grande étendue de cette aponévrose qui a fait donner à ce muscle le nom de fascia-lata, c'est-à-dire bande large, quoique ce nom semble plutôt devoir appartenir à l'aponévrose qu'au muscle même : M. Winslow le nomme le muscle du fascia-lata.

S. m. (Anatomie) est le nom latin de l'os de la cuisse ; nom que les Anatomistes ont conservé. On l'appelle en grec .

Cet os est le plus considérable et le plus fort des os cylindriques : il se porte de dehors en-dedans. Les femurs très-écartés supérieurement, se touchent presque vers les genoux. Un des principaux avantages de cette situation, est de donner plus de vitesse et de sûreté à notre démarche. Si les femurs eussent été parallèles, notre corps aurait été obligé de décrire une portion de cercle à chaque enjambée, et notre centre de gravité aurait été trop en danger de n'être pas soutenu. Afin que les femurs qui tendent obliquement l'un vers l'autre, puissent s'appuyer sur les jambes, dont la situation est perpendiculaire, leur extrémité inférieure est un peu recourbée en-dehors.