Pharmacie

ou PURGATIF UNIVERSEL, s. m. (Pharmacie) Prenez pulpe de casse et de tamarins, feuilles de sené, de chaque deux onces ; racines de polypodes, fleurs de violette et rhubarbe, de chaque une once ; semence d'anis, sucre blanc et reglisse, de chaque deux gros. Pulverisez ce qui doit l'être, et prenez ensuite racine de polypode récent concassé, trois onces ; semences de fenouil doux, six gros : faites-les bouillir dans deux pintes d'eau de pluie, jusqu'à consomption du tiers : coulez la liqueur, et donnez-lui avec deux livres de sucre blanc, la consistance de syrop ; versez-le sur les pulpes tandis qu'elles sont sur le feu, et incorporez-y les poudres, pour donner au tout la forme d'un électuaire. Cette préparation est peu d'usage, nonobstant le titre pompeux qu'elle porte.
subst. m. (Pharmacie) emplâtre qui tire son nom des sucs de plantes appelés en grec , qui entrent dans sa composition.

De tous les emplâtres qui portent ce nom, la pharmacopée de Paris n'en a retenu que deux, qui sont le simple et le gommé.

Emplâtre de diachilon simple. de la litharge préparée, trois livres ; de l'huile de mucilage, six livres ; de la décoction d'iris nostras, six livres : faites cuire le tout selon l'art en consistance requise.

Le grand diachilon gommé. de la masse de l'emplâtre diachilon simple que nous venons de décrire, quatre livres ; de la cire jaune, de la poix résine, de la térébenthine, de chaque trois onces : faites fondre le tout ensemble à un petit feu, et y ajoutez gomme ammoniac, bdellium, galbanum, sagapenum, de chaque une once, que vous aurez fait dissoudre dans du vin, et épaissir en consistance de miel épais : faites ce mélange selon l'art, et l'emplâtre sera fait.

S. m. (Pharmacie) syrop de diacode, de maeconium, ou de pavot blanc. Voyez PAVOT.

(Pharmacie) topique fait de la fiente de chèvre, dont on se sert contre les tumeurs dans la rate et dans les glandes derrière les oreilles, nommées parotides. Blanchard.
S. m. (Pharmacie) c'est ainsi qu'on appelle le suc de coing épaissi ou cuit en consistance d'extrait. On y ajoute ordinairement du sucre, et on en fait ce qu'on appelle communément une gelée. Voyez COING.

On trouve dans presque toutes les pharmacopées allemandes une gelée de coing sous le nom de diacydonium laxativum. Nous allons en donner la description d'après Zwelfer.

Diacydonium laxativum pellucidum. . résine de jalap, quatre onces : faites-la dissoudre dans une suffisante quantité d'esprit-de-vin rectifié : après quoi ayez trois livres et demie de gelée de coing bien faite, bien transparente, et d'une bonne consistance : faites-la chauffer sur un petit feu pour la ramollir ; et tandis qu'elle est chaude, versez y la dissolution de résine de jalap, et agitez bien pour faire un mélange exact : la chaleur fera dissiper l'esprit-de-vin, et la résine se trouvera divisée dans la gelée de coing autant qu'elle le peut être ; on la verse tandis qu'elle est encore liquide, dans des petites boites de sapin, comme on fait le cotignac à Orléans.