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Catégorie parente: Physique particulière
Catégorie : Jardinage
(Jardinage) c'est la recherche de leur structure intérieure. On ne peut mieux faire que de rapporter ici ce qu'en a dit l'auteur de la théorie et de la pratique du Jardinage. III. partie, page 176. édit. 1747.

" Tout ce qui a vie a besoin de respiration ; et l'on ne peut douter que les plantes ne respirent aussi bien que les animaux : elles ont comme eux tous les organes nécessaires à la vie ; des veines, des fibres, dont les unes portent la nourriture dans toutes les parties les plus élevées, tandis que les autres rapportent cette nourriture vers les racines : d'autres enfin, comme des trachées et des poumons respirent l'air sans cesse, et reçoivent les influences du soleil. Cet air est si nécessaire à leur accroissement, qu'en mettant une goutte d'huîle à l'extrémité de leurs racines, elle bouche l'entrée de l'air dans les fibres et les canaux, et fait mourir cette partie de racines que l'on a trempée dans l'huile. Par la chaleur qui se trouve dans la terre, le mouvement de la seve est plus ou moins accéléré, l'air est plus ou moins raréfié : ainsi il est poussé facilement jusqu'en haut, il y fait sa fonction, et y montre sa force ".

Y a-t-il rien de plus admirable que le mécanisme des plantes ? on y trouve des creusets et des moules différents pour former l'écorce, le bois, les épines, les poils, la moelle, le coton, les feuilles, les fleurs, les fruits et les graines. Ce sont les sucs de la terre, qui passant et se filtrant à-travers la peau de la graine, y reçoivent les qualités nécessaires au suc nourricier qui entre dans les plantes, et qui s'y diversifie par le moyen des ferments en mille manières différentes. La chaleur du soleil et la fermentation de la terre perfectionnent ensuite l'ouvrage : enfin, les plantes sont composées de petits canaux séparés et produits dans la terre ; ces petits canaux se ramassent peu à peu en paquets ; ils se rassemblent sous un même cylindre, et forment un tronc qui à l'une de ses extremités produit des racines, et à l'autre pousse des branches ; et petit à petit ayant subdivisé les paquets des plus grands en plus petits, acheve sa figure par l'extension de ses feuilles. (K)

* Cette anatomie n'est pas moins digne de l'étude du Philosophe, et ne montre pas moins la sagesse du Créateur, que l'anatomie des animaux. En effet, combien de merveilles n'offre-t-elle pas dans les ouvrages de Malpighi, du docteur Grew, et dans la statique des végétaux ? Il ne parait pas que les anciens aient fait de ce côté quelques progrès considérables ; et il n'en faut pas être étonné : l'organisation d'une plante est un arrangement de filets si déliés, de corpuscules si minces, de vaisseaux si étroits, de pores si serrés, que les modernes n'auraient pas été fort loin sans le secours du microscope. Mais voyez ce que cet instrument et leur refléxion leur ont appris sur l'anatomie des plantes, aux articles PLANTE, ARBRE, ARBRISSEAU, ARBUSTE, HERBE, GRAINE, RACINE, TIGE, BOURGEON, BRANCHE, FEUILLE, FLEUR, FRUIT, etc. Voyez aussi l'article ANIMAL.



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