S. m. (Histoire ecclésiastique) disciple de Segarel, hérésiarque du xiij. siècle. Segarel était de Parme ; il nommait sa secte la congrégation spirituelle choisie de Dieu, et envoyée dans ces derniers temps ; il donnait à ses disciples le nom d'apôtres ; il prétendait qu'ils formaient la véritable église ; que toute l'autorité que Jesus-Christ avait donnée à saint Pierre et à ses successeurs avait pris fin, et qu'elle était transférée en sa personne ; que le pape n'avait ni commandement à lui faire, ni condamnation à fulminer contre lui ; que les femmes pouvaient quitter leurs maris, les maris leurs femmes, pour entrer dans sa congrégation ; que le vrai moyen d'être sauvé était d'en être ; qu'il était plus parfait de vivre sans vœux que d'en faire ; qu'il fallait mépriser les lieux destinés particulièrement au service divin ; que le temple de Dieu était par-tout, au fond d'une étable comme dans le sanctuaire d'un édifice somptueux ; et que l'attachement à sa doctrine consacrait les actions les plus criminelles. Il fut brulé à Parme, et sa secte s'éteignit.