S. m. (Histoire ecclésiastique) officier ecclésiastique dans les premiers siècles, sur la fonction duquel les critiques sont fort partagés.

Les Grecs les nommaient : c'est sous ce nom qu'on les trouve distingués des économes et des défenseurs dans le deuxième canon du concile de Chalcédoine. Denis le Petit, dans sa version des canons de ce concile, rend ce mot par celui de mansionarius, qu'on trouve aussi employé par saint Grégoire dans ses dialogues, liv. I. et III.

Quelques-uns pensent que l'office de mansionnaire était le même que celui du portier, parce que saint Grégoire appelle abundius le mansionnaire, le gardien de l'église, custodem ecclesiae ; mais le même pape dans un autre endroit remarque que la fonction du mansionnaire était d'avoir soin du luminaire et d'allumer les lampes et les cierges, ce qui reviendrait à-peu-près à l'office de nos acolytes d'aujourd'hui. Justel et Beveregius prétendent que ces mansionnaires étaient des laïcs et des fermiers qui faisaient valoir les biens des églises ; c'est aussi le sentiment de Cujas, de Godefroi, de Suicer et de Vossius. Bingham, orig. eccles. tom. II. lib. III. c. xiij. §. 1. (G)