S. m. pl. (Histoire ecclésiastique) anciens hérétiques, croyant que l'âme humaine était parfaitement semblable à celle des bêtes, et qu'elle mourait avec le corps. Voyez AME.

Ce mot est composé du grec , mortel, et , âme.

On ne trouve nulle part ces hérétiques que dans S. Jean Damascène, héres. xc. à-moins qu'ils ne soient les mêmes que ceux dont parle Eusebe, hist. ecclésiast. liv. IX. c. xxxviij. où il est dit que du temps d'Origène il y avait en Arabie des hérétiques, croyant que l'âme humaine mourait avec le corps, mais qu'elle ressusciterait avec le corps à la fin du monde. Eusebe ajoute qu'Origène réfuta ces hérétiques dans un concile nombreux, et qu'il les fit revenir de leurs erreurs. S. Augustin et Isidore les appellent hérétiques arabes.

Marshal, dans ses tables, a défiguré ce mot faute de l'entendre, car il l'écrit thenopsychites, au-lieu de thnetopsychites : il les place aussi dans le sixième siècle, mais on ne peut deviner sur quel fondement il l'a fait.