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Catégorie parente: Science de Dieu
Catégorie : Theologie
ou APOLLINARISTES, s. m. pl. (Théologie). Les Apollinaires sont d'anciens hérétiques qui ont prétendu que Jesus-Christ n'avait point pris un corps de chair tel que le nôtre, ni une âme raisonnable telle que la nôtre.

Apollinaire de Laodicée, chef de cette secte, donnait à Jesus-Christ une espèce de corps, dont il soutenait que le Verbe avait été revêtu de toute éternité : il mettait aussi de la différence entre l'âme de Jesus-Christ et ce que les Grecs appellent , esprit, entendement ; en conséquence de cette distinction, il disait que le Christ avait pris une âme, mais sans l'entendement ; défaut, ajoutait-il, suppléé par la présence du Verbe. Il y en avait même entre ses sectateurs qui avançaient positivement que le Christ n'avait point pris d'ame humaine.

Selon l'évêque Pearson, écrivain Anglais, " la différence entre l'hérésie des Apollinaires, et celle des Ariens, est, que les Apollinaires soutenaient que Dieu se revêtit en même temps de la nature de la chair et de l'âme de l'homme, au lieu que les Ariens ne lui attribuaient que la nature de la chair. Il y a deux choses à remarquer dans l'hérésie des Apollinaires. 1°. Un sentiment philosophique qui consiste à distinguer trois parties dans l'homme, l'âme, l'entendement, et le corps : 2°. un sentiment théologique, par lequel il parait qu'ils composaient la nature humaine de Jesus-Christ d'un corps et d'une âme tels que nous les avons, à l'exception que l'âme humaine prise par Jesus-Christ, était séparée de notre entendement ". Nous remarquerons que l'évêque Péarson semble s'écarter ici de l'opinion commune des auteurs qui ont travaillé sur l'histoire ecclésiastique, en supposant qu'Apollinaire accordait à Jesus-Christ un vrai corps tel que le nôtre. Voyez Niceph. hist. ecclés. liv. II. ch. XIIe Vincent de Lerins.

Apollinaire prétendait encore que les âmes étaient engendrées par d'autres âmes, comme il en est des corps. Théodoret l'accuse d'avoir confondu les personnes en Dieu, et d'être tombé dans l'erreur des Sabelliens. S. Basîle lui reproche d'un autre côté d'abandonner le sens littéral de l'Ecriture, et de rendre les Livres saints entièrement allégoriques.

L'hérésie d'Apollinaire consistait, comme on voit, dans des distinctions très-subtiles : c'était une question compliquée de Métaphysique, de Grammaire, et de Théologie, à laquelle il n'était guère possible que le commun des fidèles entendit quelque chose ; cependant l'histoire ecclésiastique nous apprend qu'elle fit des progrès considérables en Orient. La plupart des églises de cette partie du monde en furent infectées. Elle fut anathématisée dans un concîle tenu à Alexandrie sous S. Athanase en 362, et dans ceux d'Antioche en 378, et de Rome en 382.

Cette hérésie eut plusieurs branches, dont la principale fut celle des Democrites. Voyez DEMOCRITES. (G)

APOLLINAIRES, (Jeu) ludi apollinares, (Histoire ancienne et Mythologie) jeux qui se célébraient tous les ans à Rome en l'honneur d'Apollon, le cinquième jour de Juillet, dans le grand cirque, et sous la direction du préteur. Une tradition fabuleuse dit qu'à la première célébration de ces jeux, le peuple étonné d'une invasion soudaine des ennemis, fut contraint de courir aux armes ; mais qu'une nuée de flèches et de dards tombant sur les aggresseurs, ils furent dispersés, et que les Romains reprirent leurs jeux, après avoir remporté la victoire. (G)



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