Imprimer
Catégorie parente: Science de Dieu
Catégorie : Theologie
(Théologie) est un nom que l'on donne aux pains de cire empreints de la figure d'un agneau portant l'étendart de la croix, et que le pape bénit solennellement le dimanche in albis après sa consécration, et ensuite de sept ans en sept ans, pour être distribué au peuple.

Ce mot est purement Latin, et signifie agneau de Dieu, nom qu'on lui a donné à cause de l'empreinte qu'il porte.

L'origine de cette cérémonie vient d'une coutume ancienne dans l'église de Rome. On prenait autrefois le dimanche in albis, le reste du cierge pascal béni le jour du samedi-saint, et on le distribuait au peuple par morceaux. Chacun les brulait dans sa maison, dans les champs, les vignes, etc. comme un préservatif contre les prestiges du démon, et contre les tempêtes et les orages. Cela se pratiquait ainsi hors de Rome : mais dans la ville, l'archidiacre au lieu du cierge pascal, prenait d'autre cire sur laquelle il versait de l'huile, et en faisant divers morceaux en figures d'agneaux, il les bénissait et les distribuait au peuple. Telle est l'origine des agnus Dei que les papes ont depuis bénis avec plus de cérémonies. Le sacristain les prépare longtemps avant la bénédiction. Le pape revêtu de ses habits pontificaux, les trempe dans l'eau-benite et les bénit. Après qu'on les en a retirés, on les met dans une boite qu'un sous-diacre apporte au pape à la messe après l'agnus Dei, et les lui présente en répétant trois fois ces paroles : ce sont ici de jeunes agneaux qui vous ont annoncé l'alleluia ; voilà qu'ils viennent à la fontaine pleins de charité, alleluia. Ensuite le pape les distribue aux cardinaux, évêques, prélats, etc. On croit qu'il n'y a que ceux qui sont dans les ordres sacrés qui puissent les toucher ; c'est pourquoi on les couvre de morceaux d'étoffe proprement travaillés, pour les donner aux laïques. Quelques écrivains en rendent bien des raisons mystiques, et leur attribuent plusieurs effets. L'ordre Romain. Amalarius, Valafrid Strabon, Sirmond dans ses notes sur Ennodius ; Théophile, Raynaud.

AGNUS DEI, partie de la Liturgie de l'Eglise Romaine, ou prière de la messe entre le pater et la communion. C'est l'endroit de la messe où le prêtre se frappant trois fois la poitrine, répète autant de fois à voix intelligible, la prière qui commence par ces deux mots agnus Dei. (G)



Affichages : 1017