S. m. en termes d'Astronomie, signifie des planètes secondaires qui se meuvent autour d'une planète première, comme la Lune fait par rapport à la Terre. On les appelle ainsi parce que ces planètes accompagnent toujours leur planète première, et font avec elle leur révolution autour du Soleil. Voyez PLANETE.

Les satellites se meuvent autour de leurs planètes premières, comme centre, en observant les mêmes loix que les planètes premières dans leur mouvement autour du Soleil. Sur la cause physique de ces mouvements, voyez GRAVITE.

On se sert quelquefois indifféremment des mots lune et satellite : et l'on dit les lunes de Jupiter, ou les satellites de Jupiter. Cependant ordinairement on réserve le mot lune pour exprimer le satellite de la Terre, et on appelle satellites les petites lunes qui ont été découvertes autour de Jupiter et de Saturne. Voyez LUNE.

Les satellites ont été inconnus jusqu'à ces derniers siècles, parce que l'on avait besoin du secours du télescope pour les apercevoir. On n'aperçoit en effet aucun de ces satellites à la vue simple. Ceux de Jupiter qui sont les plus gros, se distinguent par des lunettes de trois pieds, qui les font paraitre comme les étoiles de la sixième ou septième grandeur paraissent à la simple vue. Pour le quatrième de Saturne, il faut des lunettes de huit à neuf pieds. Le troisième et le huitième demandent des lunettes d'un plus grand foyer ; et on ne peut distinguer les premiers qu'avec des lunettes qui excédent au-moins trente ou quarante pieds. Voyez TELESCOPE.

Nous ne connaissons point d'autres satellites que ceux de la Terre, de Jupiter et de Saturne ; et il n'y a pas grand sujet d'espérer qu'on en découvre d'autres dans la suite, attendu qu'on a examiné toutes les planètes avec les télescopes les plus longs et les meilleurs qu'il parait possible de faire. Cependant il est douteux s'il n'y en a point un qui tourne autour de Vénus. Voyez VENUS.

Satellites de Jupiter, sont quatre petites planètes secondaires qui tournent autour de cette planète, comme elle tourne elle-même autour du Soleil.

Simon Marius, mathématicien de l'électeur de Brandebourg, découvrit vers la fin de Novembre 1609, trois petites étoiles proche de Jupiter, qui lui parurent accompagner cette planète, et tourner autour d'elle ; et au mois de Janvier 1610, il en vit une quatrième. Dans le même mois Galilée fit la même découverte en Italie, et la même année il publia ses observations ; c'est depuis ce temps qu'on a commencé à observer les satellites de Jupiter.

Galilée, pour honorer son protecteur, appela ces planètes, astra Medicea, astres de Médicis ; et en Italie on est encore fort jaloux de leur conserver ce nom ; mais on ne les appelle plus ainsi par-tout ailleurs. Marius qui les avait vus le premier, appela la plus proche de Jupiter, Mercurius jovialis, Mercure de Jupiter ; la seconde, Venus jovialis, Vénus de Jupiter ; la troisième, Jupiter jovialis, et la quatrième, Saturnus jovialis, Saturne de Jupiter.

Antonius-Maria Schyrlaeus de Reita, capucin de Cologne, s'imagina qu'outre ces quatre satellites, il en avait vu cinq autres le 29 Décembre 1642, et les nomma sidera urbanoctavia, astres urbanoctaviens, en l'honneur du pape Urbain VIII. qui regnait alors. Mais Naudé, ayant communiqué cette observation à Gassendi, qui avait observé Jupiter le même jour, Gassendi reconnut bientôt que ce moine s'était trompé : et avait pris pour des satellites de Jupiter cinq étoiles fixes dans l'eau du verseau, qui sont marquées 24, 25, 26, 27 et 28, dans le catalogue de Tycho. Voyez Epist. Gassendi ad Gabriel. Naudaeum, de novem stellis circa Jovem visis.

Phénomenes et nature des satellites de Jupiter. 1°. Lorsque Jupiter se trouve entre le Soleil et un de ses satellites, ce satellite disparait, même quand le ciel est fort serein, c'est-à-dire que ce satellite est éclipsé par Jupiter.

Par conséquent les satellites de Jupiter sont privés de lumière lorsque les rayons du Soleil qui les vont frapper en ligne droite sont interceptés par Jupiter ; d'où il s'ensuit que ces planètes sont des corps opaques comme la lune, qui n'ont de lumière que celle qu'ils reçoivent du Soleil ; de-là on peut conclure encore, que puisque Jupiter n'éclaire point ses satellites quand ils sont derrière lui, cette planète doit aussi être privée de lumière dans la partie opposée au Soleil ; et que par conséquent Jupiter n'est point lumineux par lui-même.

2°. Quand les satellites sont interposés entre Jupiter et le Soleil, on observe une petite tache sur le disque de Jupiter, et cette tache parait quelquefois plus grosse que le satellite même.

Donc, puisque les satellites sont des corps opaques que le Soleil éclaire, et qui doivent jeter une ombre du côté opposé au Soleil ; il s'ensuit que la petite tache ronde qu'on observe sur Jupiter est l'ombre du satellite : de plus, comme cette tache est circulaire, il s'ensuit que l'ombre du satellite forme un cône ; et que par conséquent les satellites sont d'une figure sphérique, au moins sensiblement.

3°. Lorsque la Terre est entre Jupiter et le Soleil, et qu'un des satellites se trouve aussi entre Jupiter et le Soleil, sa lumière disparait et se perd dans celle de Jupiter : ainsi M. Maraldi nous apprend que le 26 Mars 1707, il observa avec un télescope de 34 pieds le quatrième satellite de Jupiter, qui passait sur cette planète, et qu'il lui parut comme une tache noire ; mais que ce satellite ne fut pas plutôt hors du disque, qu'il reprit son premier éclat. Il observa le 4 Avril une tache semblable formée par une immersion du troisième satellite ; mais le 11. d'Avril, examinant une immersion du même satellite, il trouva qu'il paraissait dans tout son éclat, sans laisser aucune tache : le même phénomene a été aussi observé en d'autres occasions par M. Cassini.

MM. Cassini et Maraldi ont souvent remarqué des changements fort surprenans dans la grandeur apparente des satellites, lorsqu'il ne paraissait rien dans leur distance soit à la Terre, soit au Soleil, soit à Jupiter, qui put être l'occasion de ses variations : par exemple, le quatrième satellite, qui est presque toujours le plus petit des quatre, parait quelquefois le plus gros, et le troisième qui est ordinairement le plus gros, parait quelquefois égal, quelquefois même plus petit qu'aucun des autres.

Puisque les satellites de Jupiter sont éclairés par le Soleil, même lorsqu'ils sont plongés dans la lumière de Jupiter, et que cependant ils ne laissent pas de paraitre quelquefois sans lumière, et quelquefois de disparaitre tout à fait, il faut nécessairement qu'il arrive dans leur athmosphère différents changements qui empêchent que l'action des rayons du Soleil sur eux ne soit toujours le même ; c'est pour cette même raison que leur ombre est quelquefois plus grosse qu'eux.

Tems périodique des satellites de Jupiter. Les périodes ou révolutions des satellites de Jupiter se déterminent par leurs conjonctions avec Jupiter, comme celles des planètes premières se déduisent de leurs oppositions avec le Soleil. Voyez PERIODE, etc.

M. Cassini a trouvé par cette méthode les périodes des différents satellites, telles qu'il suit :

Distance des satellites de Jupiter à Jupiter. Les carrés des temps périodiques des satellites sont proportionnels aux cubes de leurs distances à Jupiter, comme il en est des planètes premières par rapport au Soleil.

Pour déterminer ces distances par observation, on les mesure avec un micromètre en demi - diamètres de Jupiter. Ces distances, suivant M. Cassini, sont telles qu'il suit :

Le premier satellite est distant du centre de Jupiter de 5 2/3 demi-diamètres de Jupiter.

Le 2e de 9 demi-diam.

Le 3e de 14

Le 4e de 25 et un tiers.

Donc, puisque le demi - diamètre de Jupiter est égal à 27 8/11 demi-diamètres de la Terre, il s'ensuit que la distance du premier satellite à Jupiter est de 166 demi - diamètres terrestres ; celle du deuxième, de 249 et demi ; celle du troisième, de 388 ; et celle du quatrième de 884.

Satellites de Saturne, sont cinq petites planètes qui tournent autour de Saturne. Voyez SATURNE.

Une de ces planètes, savoir la quatrième, en comptant depuis Saturne, a été découverte par M. Huyghens, le 25 Mars 1655, au moyen d'un télescope de 12 pieds de longueur ; les quatre autres ont été découvertes à différentes fois par M. Cassini ; savoir, les deux qui sont le plus proche de Saturne, en Mars 1684, par le secours de deux verres de Campani, l'un de 100 pieds de foyer, l'autre de 136 ; la troisième en Décembre 1672, par le moyen d'un télescope de Campani de 36 pieds de long ; et la cinquième en Octobre 1671, avec un télescope de 17 pieds. La plupart des phénomènes des satellites de Jupiter, et peut-être tous, s'observent aussi dans ceux de Saturne ; ainsi ils paraissent tantôt plus gros, tantôt plus petits : le cinquième parait aussi quelquefois éclipsé, etc. par conséquent il n'est point douteux que ces satellites ne soient de la même nature que ceux de Jupiter ; mais à cause de leur grand éloignement, ils paraissent beaucoup plus petits que les satellites de Jupiter, et peut-être le sont-ils en effet. Ils ont beau passer devant Saturne et l'éclipser, on ne peut, à cause de la faiblesse de leur lumière, distinguer ni leurs immersions, ni leurs émersions. Le premier et le second deviennent même invisibles dès qu'ils s'approchent un peu de Saturne. Le troisième est un peu plus gros, et reste souvent visible tout le temps de sa révolution. Le quatrième et le cinquième se voient aussi assez bien ; le quatrième parait toujours le plus gros. Le cinquième varie de lumière et de grandeur, sans-doute par quelque tache que la révolution rend tantôt plus, tantôt moins dominante sur la lumière du disque exposé à nos yeux. Les inclinaisons de leurs orbes sont plus grandes que celles des satellites de Jupiter. Le premier acheve sa révolution en 1 jour 21 heures 18 minutes 27 secondes ; le second en 2 jours 17 heures 44 minutes 22 secondes ; le troisième en 4 jours 12 heures 25 minutes 12 secondes ; le quatrième en 15 jours 22 heures 34 minutes 38 secondes ; et le cinquième en 79 jours 7 heures et 47 minutes. Supposant le demi-diamètre de l'anneau 1, celui de l'orbe du premier est de près de deux, celui du second de 2 1/2, du troisième de 3/2, du quatrième de 8, du cinquième 23. Le diamètre de Saturne est d'environ 20 secondes, celui de l'anneau 45 ; ainsi le diamètre de l'orbe du premier satellite est d'une minute 27 secondes ; le second d'une minute 52 secondes ; le troisième de 2 minutes 36 secondes ; le quatrième de 6 minutes ; le cinquième 17 minutes 25 secondes. Les quatre premiers décrivent des ellipses apparentes, semblables à celles de l'anneau, et sont dans un même plan. Leur inclinaison à l'écliptique est de 30 à 31 degrés. Le cinquième décrit un orbe incliné de 17 à 18 degrés à l'orbe de Saturne, son plan étant entre l'écliptique, et ceux des autres satellites, &c.

Les temps des révolutions des satellites de Saturne, suivant M. Cassini, sont tels qu'il suit :

Les distances de ces satellites au centre de Saturne, selon le même astronome, sont :

La grande distance qu'il y a entre le quatrième et le cinquième satellite, fait croire à M. Huyghens qu'il pourrait bien y en avoir quelqu'autre entre deux, ou qu'au moins le cinquième satellite pourrait avoir lui-même un satellite qui tournât autour de lui comme centre.

M. Halley a donné dans les Transactions philosophiques, une correction de la théorie du mouvement du quatrième satellite, qui est celui de M. Huyghens. La vraie période de ce satellite est, suivant M. Halley, de 15 jours 22 heures 41 minutes 6 secondes ; son mouvement diurne, de 22° 34'38''8'''; sa distance au centre de Saturne, de 4 diamètres de l'anneau ; et son orbite, qui n'est que peu ou point distante du plan de l'anneau, coupe l'orbite de Saturne sous un angle de 23 degrés et demi. Les satellites tournent aussi, selon toutes les apparences, autour de leur axe. Voici les preuves qu'on peut en donner.

1°. Dans les conjonctions des satellites avec Jupiter, on y voit quelquefois des taches, et quelquefois on n'y en voit point, la révolution les faisant sans-doute reparaitre et disparaitre tour-à-tour. 2°. Le même satellite dans les mêmes circonstances, parait quelquefois plus grand et quelquefois plus petit. Le quatrième satellite parait souvent plus petit que les trois autres, et quelquefois plus grand que les deux premiers, quoique son ombre paraisse toujours plus grande sur Jupiter, que celle de ces deux. Le troisième satellite parait le plus souvent plus grand que tous les autres, et quelquefois il parait égal aux deux premiers ; sans-doute que les taches tantôt paraissant, et tantôt disparaissant, entrainées par la révolution, en diminuent, ou en augmentent alternativement les apparences. 3°. Le même satellite n'emploie pas toujours le même temps à entrer dans Jupiter, ou à en sortir, y mettant quelquefois 6 et tantôt jusqu'à 10 minutes ; ce qu'on juge venir des taches qui altèrent la partie claire en divers endroits. Il est vrai que ces taches pourraient se former et se dissiper ; mais dans l'Astronomie on doit toujours préférer les hypothèses du mouvement local à celles des générations et des destructions.

Nous sommes redevables à M. Pound d'un grand nombre d'excellentes observations sur les satellites, tant de Jupiter que de Saturne. On peut voir dans les institutions astronomiques de M. le Monnier, p. 29. et suiv. le détail de ces observations.

Les éclipses des satellites, surtout celles des satellites de Jupiter, sont de la plus grande utilité dans l'Astronomie. En premier lieu, on peut se servir de ces éclipses pour déterminer assez exactement la distance de Jupiter à la Terre : cette méthode est expliquée dans le livre dont nous venons de parler, p. 294. Un second avantage encore plus considérable qu'on a tiré de ces éclipses, c'est la preuve du mouvement successif de la lumière. Il est démontré par les éclipses des satellites de Jupiter que la lumière ne vient pas à nous dans un moment (comme les sectateurs de Descartes l'ont si longtemps prétendu), quoiqu'à la vérité son mouvement soit fort rapide. En voici la preuve. Si la lumière ne venait pas à nous successivement, mais qu'elle fût instantanée, il est évident que la Terre étant dans la plus grande distance de Jupiter, on apercevrait l'éclipse du satellite au même instant que si la Terre était dans la plus petite distance de Jupiter ; au contraire si la propagation de la lumière se fait successivement et d'une manière qui puisse être sensible à de fort grandes distances ; il est évident qu'un observateur étant placé plus près de Jupiter, de tout le diamètre de l'orbite terrestre, il apercevra plus tôt l'éclipse du satellite ; en sorte que, par le moyen de la différence entre le temps où on aperçoit l'éclipse et celui où on doit l'apercevoir suivant les tables, on connaitra la vitesse de la lumière qui convient au diamètre de la Terre. Or c'est précisément ce que les observations ont fait découvrir, puisque toutes les fois que la Terre s'approche de Jupiter, les éclipses des satellites arrivent tous les jours un peu plus tôt que quand elle s'en éloigne : car on s'aperçoit peu-à-peu d'une différence entre le calcul et les observations qui devient assez considérable. C'est M. Roèmer qui a le premier fait cette découverte, confirmée depuis par la théorie ingénieuse de l'observation. Voyez OBSERVATION.

Le troisième et le plus grand avantage qu'on retire des observations des éclipses des satellites, c'est la connaissance des longitudes sur Terre. En effet, je suppose que deux observateurs, dont l'un est, par exemple, à Paris, l'autre à Constantinople, observent une éclipse du premier satellite de Jupiter, il est certain que cette éclipse arrivera dans le même moment pour chacun des observateurs ; mais comme ils sont placés sous différents méridiens, ils ne compteront pas la même heure : l'un par exemple, comptera neuf heures du soir, pendant que l'autre n'en comptera que huit : or de-là on déduit l'éloignement des deux méridiens, et par conséquent la longitude. Voyez LONGITUDE.

Les cercles que les satellites décrivent autour de leurs planètes principales ne sont pas fort excentriques ; M. le Monnier nous a donné dans les institutions astronomiques des tables de leurs mouvements aussi exacts qu'on peut le désirer, dans une matière dont la théorie est jusqu'à présent si peu connue et si imparfaite. En effet, il est certain par les observations, que les satellites agissent les uns sur les autres, et qu'ils altèrent réciproquement leurs mouvements ; en sorte que la loi de ces mouvements est extrêmement difficile à découvrir ; on en peut juger par la difficulté de la théorie de la Lune qui est pourtant le seul satellite de la Terre, et dont le mouvement n'est dérangé sensiblement que par l'action du Soleil. Que serait-ce si outre cette Lune nous en avions encore quatre ou cinq autres qui, par leur action mutuelle, altérassent leurs mouvements ? C'est là le cas des satellites de Jupiter et de Saturne, sans compter que l'action de Jupiter sur les satellites de Saturne peut avoir encore un effet assez sensible, aussi-bien que l'action de Saturne sur les satellites de Jupiter. Le second satellite de Jupiter est celui où ces inégalités sont le plus remarquables. On ne saurait trop exhorter les savants géomètres de l'Europe à donner la théorie de ces inégalités.

Il n'est pas aisé de savoir quel peut être l'usage des satellites. On croit communément qu'ils sont destinés à suppléer, en quelque sorte, à la lumière faible que reçoivent des planètes trop éloignées du Soleil, comme Jupiter et Saturne, et à les éclairer pendant leurs nuits. Mais 1°. on ne remarque point de satellite à Mars, on sait que la Terre en a un, et on croit même qu'il y en a un autour de Vénus : voilà donc une planète beaucoup plus proche du Soleil qui a un satellite, et une autre plus éloignée qui parait n'en pas avoir. 2°. On ne peut gueres dire que la Lune soit destinée uniquement à nous éclairer durant nos nuits, puisque souvent elle nous est cachée pendant la plus grande partie de la nuit. 3°. La nuit d'une planète, toutes choses d'ailleurs égales, doit être censée d'autant plus profonde que le jour y a été plus brillant. Ainsi les planètes les plus proches du Soleil ont une nuit plus obscure à proportion que les autres : elles ont donc, à cet égard, encore plus besoin de satellites. Que faut-il donc croire sur l'usage des satellites ? Il faut savoir dire qu'on l'ignore. (O)

SATELLITE, satelles ou garde, (Histoire moderne) se dit d'une personne qui en accompagne une autre, soit pour veiller à sa conservation, soit pour exécuter sa volonté.

Chez les empereurs d'Orient, ce mot satellite signifiait la dignité ou l'office de capitaine des gardes du corps.

Ce terme fut ensuite appliqué aux vassaux des seigneurs, et enfin à tous ceux qui tenaient les fiefs, appelés sergenterie. Voyez SERGENTERIE.

Ce terme ne se prend plus aujourd'hui qu'en mauvaise part. On dit les gardes d'un roi, et les satellites d'un tyran.