PHILOSOPHIE DES (Histoire, Philosophie) Les Japonais ont reçu des Chinois presque tout ce qu'ils ont de connaissances philosophiques, politiques et superstitieuses, s'il en faut croire les Portugais, les premiers d'entre les Européens qui aient abordé au Japon, et qui nous aient entretenus de cette contrée. François Xavier, de la Compagnie de Jésus, y fut conduit en 1549 par un ardent et beau zèle d'étendre la religion chrétienne : il y prêcha ; il y fut écouté ; et le Christ serait peut-être adoré dans toute l'étendue du Japon, si l'on n'eut point allarmé les Peuples par une conduite imprudente qui leur fit soupçonner qu'on en voulait plus à la perte de leur liberté qu'au salut de leurs ames. Le rôle d'apôtre n'en souffre point d'autre : on ne l'eut pas plutôt déshonoré au Japon en lui associant celui d'intérêt et de politique, que les persécutions s'élevèrent, que les échaffauds se dressèrent, et que le sang coula de toutes parts. La haine du nom chrétien est telle au Japon, qu'on n'en approche point aujourd'hui sans fouler le Christ aux pieds ; cérémonie ignominieuse à laquelle on dit que quelques Européens plus attachés à l'argent qu'à leur Dieu, se soumettent sans répugnance.

Les fables que les Japonais et les Chinois débitent sur l'antiquité de leur origine, sont presque les mêmes ; il résulte de la comparaison qu'on en fait, que ces sociétés d'hommes se formaient et se polissaient sous une ere peu différente. Le célèbre Kempfer qui a parcouru le Japon en naturaliste, géographe, politique et théologien, et dont le voyage tient un rang distingué parmi nos meilleurs livres, divise l'histoire japonaise en fabuleuse, incertaine et vraie. La période fabuleuse commence longtemps avant la création du monde, selon la chronologie sacrée. Ces peuples ont eu aussi la manie de reculer leur origine. Si on les en croit, leur premier gouvernement fut théocratique ; il faut entendre les merveilles qu'ils racontent de son bonheur et de sa durée. Le temps du mariage du dieu Isanagi Mikotto et de la déesse Isanami Mikotto, fut l'âge d'or pour eux. Allez d'un pôle à l'autre ; interrogez les peuples, et vous y verrez par-tout l'idolatrie et la superstition s'établir par les mêmes moyens. Par-tout ce sont des hommes qui se rendent respectables à leurs semblables, en se donnant ou pour des dieux ou pour des descendants des dieux. Trouvez un peuple sauvage ; faites du bien ; dites que vous êtes un dieu, et l'on vous croira, et vous serez adoré pendant votre vie et après votre mort.

Le règne d'un certain nombre de rois dont on ne peut fixer l'ere, remplit la période incertaine. Ils y succedent aux premiers fondateurs, et s'occupent à dépouiller leurs sujets d'un reste de férocité naturelle, par l'institution des lois et l'invention des arts, l'invention des arts qui fait la douceur de la vie, l'institution des loix qui en fait la sécurité.

Fohi, le premier législateur des Chinois, est aussi le premier législateur des Japonais, et ce nom n'est pas moins célèbre dans l'une de ces contrées que dans l'autre. On le représente tantôt sous la figure d'un serpent, tantôt sous la figure d'un homme à tête sans corps, deux symboles de la science et de la sagesse. C'est à lui que les Japonais attribuent la connaissance des mouvements célestes, des signes du zodiaque, des révolutions de l'année, de son partage en mois, et d'une infinité de découvertes utiles. Ils disent qu'il vivait l'an 396 de la création, ce qui est faux, puisque l'histoire du déluge universel est vraie.

Les premiers Chinois et les premiers Japonais instruits par un même homme, n'ont pas eu vraisemblablement un culte fort différent. Le Xékia des premiers est le Siaka des seconds. Il est de la même période ; mais les Siamais, les Japonais et les chinois qui le révèrent également, ne s'accordent pas sur le temps précis où il a vécu.

L'histoire vraie du Japon ne commence guère que 660 avant la naissance de J. C. c'est la date du règne de Syn-mu ; Syn-mu qui fut si cher à ses peuples qu'ils le surnommèrent Nin-O, le très-grand, le très-bon, optimus, maximus ; ils lui font honneur des mêmes découvertes qu'à Fohi.

Ce fut sous ce prince que vécut le philosophe Roosi, c'est-à-dire le vieillard enfant. Koosi ou Confucius naquit 50 ans après Roosi. Confucius a des temples au Japon, et le culte qu'on lui rend diffère peu des honneurs divins. Entre les disciples les plus illustres de Confucius, on nomme au Japon Ganquai, autre vieillard enfant. L'ame de Ganquai qui mourut à 33 ans fut transmise à Kossobosati, disciple de Xékia ; d'où il est évident que le Japon n'avait dans les commencements d'autres notions de philosophie, de morale et de religion, que celles de Xékia, de Confucius et des Chinois, quelle que soit la diversité que le temps y ait introduite.

La doctrine de Siaka et de Confucius n'est pas la même. Celle de Confucius a prévalu à la Chine, et le Japon a préféré celle de Siaka ou Xékia.

Sous le règne de Synin, Kobote, philosophe de la secte de Xékia, porta au Japon le livre kio. Ce sont proprement des pandectes de la doctrine de son maître. Cette philosophie fut connue dans le même temps à la Chine. Quelle différence entre nos philosophes et ceux-ci ! Les réveries d'un Xékia se répandent dans l'Inde, la Chine et le Japon, et deviennent la loi de cent millions d'hommes. Un homme nait quelquefois parmi nous avec les talents les plus sublimes, écrit les choses les plus sages, ne change pas le moindre usage, vit obscur, et meurt ignoré.

Il parait que les premières étincelles de lumière qui aient éclairé la Chine et le Japon, sont parties de l'Inde et du Brachmanisme.

Kobote établit au Japon la doctrine ésotérique et exotérique de Fohi. A peine y fut-il arrivé, qu'on lui éleva le Fakubasi, ou le temple du cheval blanc ; ce temple subsiste encore. Il fut appelé du cheval blanc, parce que Kobote parut au Japon monté sur un cheval de cette couleur.

La doctrine de Siaka ne fut pas tout-à-coup celle du peuple. Elle était encore particulière et secrète lorsque Darma, le vingt-huitième disciple de Xékia, passa de l'Inde au Japon.

Mokuris suivit les traces de Darma. Il se montra d'abord dans le Tinsiku, sur les côtes du Malabar et de Coromandel. Ce fut là qu'il annonça la doctrine d'un dieu ordonnateur du monde et protecteur des hommes, sous le nom d'Amida. Cette idée fit fortune, et se répandit dans les contrées voisines, d'où elle parvint à la Chine et au Japon. Cet événement fait date dans la chronologie des Japonais. Le prince Tonda Josimits porta la connaissance d'Amida dans la contrée de Sinano. C'est au dieu Amida que le temple Sinquosi fut élevé, et sa statue ne tarda pas à y opérer des miracles, car il en faut aux peuples. Mêmes impostures en Egypte, dans l'Inde, à la Chine, au Japon. Dieu a permis cette ressemblance entre la vraie religion et les fausses, pour que notre foi nous fût méritoire ; car il n'y a que la vraie religion qui ait de vrais miracles. Nous avons été éclairés par les moyens qu'il fut permis au diable d'employer pour précipiter dans la perdition les nations sur lesquelles Dieu n'avait point résolu dans ses decrets éternels d'ouvrir l'oeil de sa miséricorde.

Voilà donc la superstition et l'idolatrie s'échappant des sanctuaires égyptiens, et allant infecter au loin l'Inde, la Chine et le Japon, sous le nom de doctrine xékienne, Voyons maintenant les révolutions que cette doctrine éprouva ; car il n'est pas donné aux opinions des hommes de rester les mêmes en traversant le temps et l'espace.

Nous observons d'abord que le Japon entier ne suit pas le dogme de Xékia. Le mensonge national est tolérant chez ces peuples ; il permet à une infinité de mensonges étrangers de subsister paisiblement à ses côtés.

Après que le Christianisme eut été extirpé par un massacre de trente-sept mille hommes, exécuté presqu'en un moment, la nation se partagea en trois sectes. Les uns s'attachèrent au sintos ou à la vieille religion ; d'autres embrassèrent le budso ou la doctrine de Budda, ou de Siaka, ou de Xékia, et le reste s'en tint au sindo, ou au code des philosophes moraux.

Du Sintos, du Budso, et du Sindo. Le sintos qu'on appelle aussi sinsin et kammitsi, le culte le plus ancien du Japon, est celui des idoles. L'idolatrie est le premier pas de l'esprit humain dans l'histoire naturelle de la religion ; c'est de-là qu'il s'avance au manichéisme, du manichéisme à l'unité de Dieu, pour revenir à l'idolatrie, et tourner dans le même cercle. Sin et Kami sont les deux idoles du Japon. Tous les dogmes de cette théologie se rapportent au bonheur actuel. La notion que les Sintaistes paraissent avoir de l'immortalité de l'âme, est fort obscure ; ils s'inquietent peu de l'avenir : rendez-nous heureux aujourd'hui, disent-ils à leurs dieux, et nous vous tenons quittes du reste. Ils reconnaissent cependant un grand dieu qui habite au haut des cieux, des dieux subalternes qu'ils ont placés dans les étoiles ; mais ils ne les honorent ni par des sacrifices ni par des fêtes. Ils sont trop loin d'eux pour en attendre du bien ou en craindre du mal. Ils jurent par ces dieux inutiles, et ils invoquent ceux qu'ils imaginent présider aux éléments, aux plantes, aux animaux et aux événements importants de la vie.

Ils ont un souverain pontife qui se prétend descendu en droite ligne des dieux qui ont anciennement gouverné la nation. Ces dieux ont même encore une assemblée générale chez lui le dixième mois de chaque année. Il a le droit d'installer parmi eux ceux qu'il en juge dignes, et l'on pense bien qu'il n'est pas assez mal-adroit pour oublier le prédécesseur du prince régnant, et que le prince régnant ne manque pas d'égard pour un homme dont il espère un jour les honneurs divins. C'est ainsi que le despotisme et la superstition se prêtent la main.

Rien de si mystérieux et de si misérable que la physcologie de cette secte. C'est la fable du chaos défigurée. A l'origine des choses le chaos était ; il en sortit je ne sais quoi qui ressemblait à une épine : cette épine se mut, se transforma, et le Kunitokhodatsno micotto ou l'esprit parut. Du reste, rien dans les livres sur la nature des dieux ni sur leurs attributs, qui ait l'ombre du sens commun.

Les Sentaistes qui ont senti la pauvreté de leur système, ont emprunté des Budsoïstes quelques opinions. Quelques-uns d'entr'eux qui font secte, croient que l'âme d'Amida a passé par métempsycose dans le Tin-sio-dai-sin, et a donné naissance au premier des dieux ; que les âmes des gens de bien s'élèvent dans un lieu fortuné au-dessus du trente-troisième ciel ; que celles des mécants sont errantes jusqu'à ce qu'elles aient expié leurs crimes, et qu'on obtient le bonheur avenir par l'abstinence de tout ce qui peut souiller l'âme, la sanctification des fêtes, les pélerinages religieux, et les macérations de la chair.

Tout chez ce peuple est rappelé à l'honnêteté civile et à la politique, et il n'en est ni moins heureux ni plus mécant.

Ses hermites, car il en a, sont des ignorants et des ambitieux ; et le peu de cérémonies religieuses auxquelles le peuple est assujetti, est conforme à son caractère mol et voluptueux.

Les Budsoïstes adorent les dieux étrangers Budso et Fotoke : leur religion est celle de Xekia. Le nom Budso est indien, et non japonais. Il vient de Budda ou Budha, qui est synonyme à Hermès.

Siaka ou Xékia s'était donné pour un dieu. Les Indiens le regardent encore comme une émanation divine. C'est sous la forme de cet homme que Wisthnou s'incarna pour la neuvième fois ; et les mots Budda et Siaka désignent au Japon les dieux étrangers, quels qu'ils soient, sans excepter les saints et les philosophes qui ont prêché la doctrine xékienne.

Cette doctrine eut de la peine à prendre à la Chine et au Japon où les esprits étaient prévenus de celle de Confucius qui avaient en mépris les idoles ; mais de quoi ne viennent point à bout l'enthousiasme et l'opiniatreté aidés de l'inconstance des peuples et de leur goût pour le nouveau et le merveilleux ! Darma attaqua avec ces avantages la sagesse de Confucius. On dit qu'il se coupa les paupières de peur que la méditation ne le conduisit au sommeil. Au reste les Japonais furent enchantés d'un dogme qui leur promettait l'immortalité et les récompenses à venir ; et une multitude de disciples de Confucius passèrent dans la secte de Xékia, prêchée par un homme qui avait commencé de se rendre vénérable par la sainteté de ses mœurs. La première idole publique de Xékia fut élevée chez les Japonais l'an de J. C. 543. Bientôt on vit à ses côtés la statue d'Amida, et les miracles d'Amida entrainèrent la ville et la cour.

Amida est regardé par les disciples de Xékia comme le dieu suprême des demeures heureuses que les bons vont habiter après leur mort. C'est lui qui les rejette ou les admet. Voila la base de la doctrine exotérique. Le grand principe de la doctrine exotérique, c'est que tout n'est rien, et que c'est de ce rien que tout dépend. De-là le distique qu'un enthousiaste xékien écrivit après trente ans de méditations, au pied d'un arbre sec qu'il avait dessiné : arbre, dis-moi qui t'a planté ? Moi dont le principe n'est rien, et la fin rien ; ce qui revient à cette autre inscription d'un philosophe de la même secte : mon cœur n'a ni être ni non-être ; il ne va point, il ne revient point, il n'est retenu nulle part. Ces folies paraissent bien étranges ; cependant qu'on essaye, et l'on verra qu'en suivant la subtilité de la métaphysique aussi loin qu'elle peut aller, on aboutira à d'autres folies qui ne seront guère moins ridicules.

Au reste, les Xékiens négligent l'extérieur, s'appliquent uniquement à méditer, méprisent toute discipline qui consiste en paroles, et ne s'attachent qu'à l'exercice qu'ils appellent soquxin, soqubut, ou du cœur.

Il n'y a, selon eux, qu'un principe de toutes choses, et ce principe est par-tout.

Tous les êtres en émanent et y retournent.

Il existe de toute éternité ; il est unique, clair, lumineux, sans figure, sans raison, sans mouvement, sans action, sans accroissement ni décroissement.

Ceux qui l'ont bien connu dans ce monde acquièrent la gloire parfaite de Fotoque et de ses successeurs.

Les autres errent et erreront jusqu'à la fin du monde : alors le principe commun absorbera tout.

Il n'y a ni peines ni récompenses à venir.

Nulle différence réelle entre la science et l'ignorance, entre le bien et le mal.

Le repos qu'on acquiert par la méditation est le souverain bien, et l'état le plus voisin du principe général, commun et parfait.

Quant à leur vie ils forment des communautés, se lèvent à minuit pour chanter des hymnes, et le soir ils se rassemblent autour d'un supérieur qui traite en leur présence quelque point de morale, et leur en propose à méditer.

Quelles que soient leurs opinions particulières, ils s'aiment et se cultivent. Les entendements, disent-ils, ne sont pas unis de parentés comme les corps.

Il faut convenir que si ces gens ont des choses en quoi ils valent moins que nous, ils en ont aussi en quoi nous ne les valons pas.

La troisième secte des Japonais est celle des Sendosivistes ou de ceux qui se dirigent par le sicuto ou la voie philosophique. Ceux-ci sont proprement sans religion. Leur unique principe est qu'il faut pratiquer la vertu, parce que la vertu seule peut nous rendre aussi heureux que notre nature le comporte. Selon eux le mécant est assez à plaindre en ce monde, sans lui préparer un avenir fâcheux ; et le bon assez heureux sans qu'il lui faille encore une récompense future. Ils exigent de l'homme qu'il soit vertueux, parce qu'il est raisonnable, et qu'il soit raisonnable parce qu'il n'est ni une pierre ni une brute. Ce sont les vrais principes de la morale de Confucius et de son disciple japonais Moosi. Les ouvrages de Moosi jouissent au Japon de la plus grande autorité.

La morale des Sendosivistes ou philosophes Japonais se réduit à quatre points principaux.

Le premier ou dsin est de la manière de conformer ses actions à la vertu.

Le second gi, de rendre la justice à tous les hommes.

Le troisième re, de la décence et de l'honnêteté des mœurs.

Le quatrième tsi, des règles de la prudence.

Le cinquième sin, de la pureté de la conscience et de la rectitude de la volonté.

Selon eux, point de métempsycose ; il y a une âme universelle qui anime tout, dont tout émane, et qui absorbe tout ; ils ont quelques notions de spiritualité ; ils craient l'éternité du monde ; ils célebrent la mémoire de leurs parents par des sacrifices ; ils ne reconnaissent point de dieux nationaux ; ils n'ont ni temple ni cérémonies religieuses : s'ils se prêtent au culte public, c'est par esprit d'obéissance aux loix ; ils usent d'ablutions et s'abstiennent du commerce des femmes dans les jours qui précèdent leurs fêtes commémoratives ; ils ne brulent point les corps des morts, mais ils les enterrent comme nous ; ils ne permettent pas seulement le suicide, ils y exhortent : ce qui prouve le peu de cas qu'ils font de la vie. L'image de Confucius est dans leurs écoles. On exigea d'eux au temps de l'extirpation du Christianisme, qu'ils eussent une idole ; elle est placée dans leurs foyers, couronnée de fleurs et parfumée d'encens. Leur secte souffrit beaucoup de la persécution des chrétiens, et ils furent obligés de cacher leurs livres. Il n'y a pas longtemps qu'un prince japonais, appelé Sisen, qui avait pris du goût pour les Sciences et pour la Philosophie, fonda une académie dans ses domaines, y appela les hommes les plus instruits, les encouragea à l'étude par des récompenses ; et la raison commençait à faire des progrès dans un canton de l'empire, lorsque de vils petits sacrificateurs qui vivaient de la superstition et de la crédulité des peuples, fachés du discrédit de leurs rêveries, portèrent des plaintes à l'empereur et au dairo, et menacèrent la nation des plus grands desastres, si l'on ne se hâtait d'étouffer cette race naissante d'impies. Sisen vit tout-à-coup la tyrannie ecclésiastique et civile conjurée contre lui, et ne trouva d'autre moyen d'échapper au péril qui l'environnait, qu'en renonçant à ses projets, et en cédant ses livres et ses dignités à son fils. C'est Kempfer même qui nous raconte ce fait, bien propre à nous instruire sur l'espèce d'obstacles que les progrès de la raison doivent rencontrer par-tout. Voyez Bayle, Brucker, Possevin, etc. Voyez aussi les articles INDIENS, CHINOIS et EGYPTIENS.