S. m. (Mathématiques) C'est la différence que l'on trouve entre deux grandeurs, après avoir ôté la plus petite de la plus grande. Voyez SOUSTRACTION.

Si l'on veut faire la preuve d'une soustraction, c'est-à-dire, vérifier cette opération, on n'a qu'à ajouter la plus petite des deux grandeurs proposées au reste que l'on vient de trouver ; et si cette somme est égale à la plus grande des deux quantités, l'opération est juste ; autrement il y a erreur, il faut recommencer. (E)

RESTE, (Commerce) signifie tout ce qui demeure de quelque chose, ou qui en fait le surplus. Le reste d'une somme d'argent, le reste d'une étoffe, d'une toile, etc.

RESTE, en terme de commerce de mer. On appelle le lieu du reste, celui de la dernière décharge des marchandises, lorsque le voyage est fini.

RESTES, se dit en termes de comptes, de ce qui demeure dû par le comptable. Il n'est guère en usage que dans les comptes de finances ; dans ceux des marchands on dit débet et reliquat. Voyez DEBET, RELIQUAT, COMPTE. Dictionn. de Comm.

Au RESTE, du RESTE. (Synonyme) Ces deux adverbes ne s'emploient pas toujours indifféremment. On dit au reste, quand après avoir exposé un fait, ou traité une matière, on ajoute quelque chose dans le même genre qui a du rapport avec ce qu'on a déjà dit : par exemple, après avoir parlé d'Yperide qui avait une facilité merveilleuse à manier l'ironie, et avoir remarqué qu'il est tout plein de jeux et de pointes d'esprit qui frappent toujours où il vise ; Longin ajoute : au reste, il assaisonne toutes ces choses d'un tour et d'une grâce inimitable.

On emploie le mot du reste, quand ce qui suit n'est pas dans le même genre que ce qui précède, et qu'il n'y a pas une relation essentielle : par exemple, cet homme est bizarre, emporté ; du reste brave et intrépide. (D.J.)