Poids & mesure

(POIDS D ') c'est ainsi que les fileurs d'or appellent les poids employés dans leur rouet. Voyez à l'article FILER L'OR, dans la description du rouet, l'usage de ces poids. Voyez aussi l'explication du même mot au MOULIN A FIL.

S. m. (Mesure) nom d'une mesure applicative, dont on se sert en Angleterre ; c'est proprement ce qu'on appelle pouce en France ; mais avec quelque différence ; car si l'on suppose le pied divisé en mille parties, le pied anglais étant mille, le pied royal de Paris sera 1068, 11 pouces, 8 lignes. Le grain d'orge est au-dessous de l'inch, et est la plus petite de ces sortes de mesures anglaises ; il faut trois grains d'orge pour un inch ; quatre inchs font la poignée ; trois poignées le pied ; un pied et demi fait la coudée ; deux coudées font un yard ou verge, et un yard et un quart fait une aune de France, ou pour parler exactement, la verge anglaise fait sept neuviemes de l'aune de Paris ; de sorte que neuf yards font sept aunes de Paris. (D.J.)
LY, LIS, LYS, s. m. (Mesure chinoise) comme vous voudrez l'écrire, est la plus petite mesure itinéraire des Chinois. Le P. Maffée dit que le li comprend l'espace où la voix de l'homme peut porter dans une plainé quand l'air est tranquille et serein ; mais les confreres du P. Maffée ont apprécié le li avec une toute autre précision.

Le P. Martini trouve dans un degré 90 mille pas chinois ; et comme 350 de ces pas font le li, il conclut qu'il faut 250 de ces lis pour un degré : de sorte que selon lui 25 lis font six milles italiques ; car de même que six milles italiques multipliés par dix, font 60 pour le degré, de même 25 lis, multipliés par dix, sont 250.

S. m. (Mesure) petite mesure française, ronde, ordinairement de bois, dont on se sert pour mesurer les choses seches, comme grains, graines, pais, feves, et autres légumes ; sel, farine, chataignes, etc. Elle contient la seizième partie d'un boisseau de Paris.

S. m. (Mesure juive) mesure des liquides chez les Hébreux, qui contenait un caph et un tiers, c'est-à-dire cinq sixiemes d'une pinte d'Angleterre.

Il est fait mention du log au II. liv. des Rais, vj. 25, comme d'une mesure de tous liquides. Dans le Lévitique, chap. xiv. v. 12, ce mot signifie particulièrement la mesure d'huile, que les Lépreux étaient obligés d'offrir au temple après leur guérison.