S. m. en Physique, signifie fausse lune. C'est un météore ou phénomene sous la forme d'un anneau lumineux, dans lequel on aperçoit quelquefois une image apparente de lune, et quelquefois deux. Voyez METEORE.

Ce mot vient du grec , proche, et , lune.

Pline fait mention de trois lunes qu'on avait aperçues l'an 632 de la fondation de Rome. Eutrope et Cuspinien nous apprennent que l'on avait aussi vu trois lunes à Rimini, l'an 234 avant Jesus-Christ. Depuis ce temps on en a vu plusieurs autres, dont Gorcius fait mention dans son traité des Parhélies. M. Cassini parle d'un paraselene qu'il a observé en France en 1693. Ce paraselene n'avait point de cercles.

Les paraselenes se forment de la même manière que les parhélies ou faux soleils. Voyez PARHELIE. (O)