S. f. terme de Physique, signifie proprement une perte ou déperdition insensible qui se fait de petites parties d'un corps, ou plutôt l'écoulement invisible par lequel elles se détachent et se perdent. Voyez ECOULEMENT et TRANSPIRATION.

Ainsi on ne dit point que le sang se dissipe, mais se perd, en parlant du sang qu'un homme perd par une plaie, ou de quelqu'autre manière sensible.

Au contraire, on dit fort bien : la dissipation des esprits se fait beaucoup plus abondamment que celle des parties solides. Chambers.

DISSIPATION, (Jurisprudence) lorsqu'elle va jusqu'à la prodigalité, c'est une cause d'interdiction, parce qu'on la regarde comme une espèce d'aliénation d'esprit.

C'est aussi un moyen de séparation de biens pour la femme ; et pour cela il n'est pas nécessaire que la dissipation soit totale, il suffit que le mari vergat ad inopiam, et que la dot de la femme soit en péril. Voyez INTERDICTION, PRODIGUE, PARATIONTION. (A)