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Catégorie parente: Histoire naturelle
Catégorie : Ornithologie
S. m. phaenicopterus, (Histoire naturelle, Ornithologie) Pl. X. fig. 1. Oiseau très-remarquable par la hauteur des jambes et la petitesse des pieds et de la queue, et par la forme du bec qui est recourbé à-peu-près comme le manche d'une charrue, c'est pourquoi on l'a appelé becharu. Il a aux ailes des plumes rouges, dont la couleur est éclatante lorsqu'elles sont étendues au soleil, et que les rayons passent au-travers de la partie membraneuse et transparente, qui est au haut de l'oeil où sont les plumes rouges ; c'est à cause de ce rouge couleur de feu, que l'on a donné à cet oiseau le nom de phaenicoptère, flambant, flammant et flaman. Celui dont la description a été rapportée par M. Perrault, dans les mémoires de l'académie royale des Sciences, avait cinq pieds et demi de long, depuis le bout du bec jusqu'à l'extrémité des pieds ; la longueur du cou était d'un pied neuf pouces, et celle du bec de quatre pouces, sur un pouce et demi de largeur dans le milieu : cet oiseau avait des plumes de trois couleurs ; celles de la tête, du cou, du ventre, des cuisses, et de la queue, étaient blanches ; il en avait de noires à l'extrémité des ailes ; celles du haut étaient mêlées de blanc et de rouge clair, tirant sur la couleur de rose. Il avait sur la tête et sur le cou des plumes courtes ; celles du ventre et des côtés étaient larges, dures, et longues de trois ou quatre pouces : il avait la queue si courte, que les plumes des côtés du ventre étaient plus longues que celles de la queue. Le haut de la jambe était charnu, et garni de plumes seulement sur près du quart de la longueur de la jambe proprement dite ; tout le reste des jambes et des pieds avait une couleur rougeâtre, et était recouvert d'écailles en lames ; il y avait des membranes entre les doigts qui étaient fort courts, et surtout celui de derrière, en comparaison de la hauteur de l'oiseau, le plus long des trois doigts de devant n'avait pas cinq pouces ; les ongles étaient larges. Ce flammant avait le bec gros, et d'une figure fort extraordinaire ; car les deux pièces étaient crochues, plus grosses dans le milieu que vers la base et l'extrémité, et courbée en dessous, de façon que cette courbure formait un angle au lieu d'être arrondie ; le bec avait une couleur rouge pâle, excepté à l'extrémité qui était noire ; il y avait sur les bords de la pièce du dessus, de petits crochets longs, menus et mobiles, et sur la pièce de dessous, de petites hachures en-travers ; cette pièce était aussi grosse que l'autre, fort épaisse, et creusée en gouttière ; il y avait une grosse langue dans cette gouttière, qui n'était ouverte par-dessus que de trois lignes ; mais les rebords qui entouraient la langue, avaient chacun plus de six lignes de largeur ; les yeux étaient très-petits et très-rouges. Mémoires de l'académie royale des Sciences, tome III. part. III. Le flammant est un oiseau aquatique, qui vit de poisson : il en vient en hiver sur les côtes de Provence et de Languedoc : il y en a aussi en Amérique. Voyez OISEAU. (I)
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