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Catégorie parente: Physique particulière
Catégorie : Orthopédie
La, s. f. (Anatomie, Chirurgie, Médecine, Orthopédie) en grec , en latin crus ou tibia, seconde partie de l'extrémité inférieure du corps humain, qui s'étend depuis le genou jusqu'au pied ; elle est composée de deux os, dont l'un se nomme le tibia, et l'autre le péroné ; on pourrait fort bien ajouter à ces deux os la rotule, qui a beaucoup d'analogie avec l'olécrane, ou la grande apophyse supérieure du cubitus ; quoi qu'il en sait, voyez ROTULE, TIBIA, PERONE.

Continuons la description générale de la jambe, ensuite nous parlerons des principaux accidents, et des défauts auxquels cette partie est exposée ; la Chirurgie, la Médecine, et l'Orthopédie, s'unissent pour y porter une main secourable.

La première chose qui frappe nos yeux dans l'administration anatomique de la jambe, c'est la forte articulation du tibia avec le fémur, par plusieurs ligaments nerveux qui se croisent en sautoir. De la seule articulation du tibia avec le fémur dépendent les mouvements de flexion, d'extension, de demi-rotation que la jambe fait, soit en-dedans, soit en-dehors ; car le péroné immobîle par lui-même, obéit toujours au tibia.

Les mouvements de flexion, d'extension, de demi-rotation de la jambe, s'exécutent par l'action de plusieurs muscles : on en fixe ordinairement le nombre à celui de dix, qui sont ; 1°. le droit antérieur, ou grêle antérieur ; 2°. le vaste externe ; 3°. le vaste interne ; 4°. le crural ; 5°. le couturier ; 6°. le droit interne, ou grêle interne ; 7°. le biceps ; 8°. le demi nerveux ; 9°. le demi membraneux ; 10°. le poplité. Quelques-uns y joignent le fascia-lata ; on peut lire les articles particuliers de chacun de ces muscles, car nous ne parlerons ici que de leurs usages en général.

On attribue communément l'extension de la jambe, à l'action du droit antérieur, des deux vastes et du crural ; l'on regarde le biceps, le demi nerveux, le grêle interne, le couturier, et le poplité, comme fléchisseurs. L'on croit que les mouvements de demi-rotation que fait la jambe à-demi fléchie ; dépendent uniquement de l'action alternative du biceps et du poplité, le biceps tournant la jambe de devant en-dehors, et le poplité la tournant de devant en-dedans.

Mais si l'on considère attentivement les attaches de presque tous les muscles de la jambe, et leur direction, on évitera de borner leur action aux simples fonctions qu'on vient de rapporter. En effet, il parait que le grêle antérieur, par exemple, Ve son attache à l'os des iles, peut fléchir la cuisse, indépendamment de son usage pour l'extension de la jambe. Le muscle couturier, outre la flexion de la jambe, à laquelle il contribue, sert encore surement à faire la rotation de la cuisse de devant en-dehors, soit qu'elle soit étendue ou flechie ; il fait croiser cette jambe avec l'autre, on le voit dans les tailleurs d'habits, lorsqu'ils travaillent étant assis.

La plupart des autres muscles, comme le fascialata, sont communs à la cuisse et à la jambe, qu'ils meuvent l'une sur l'autre, les élèvent, ou les éloignent. Ils ne sont pas même les seuls moteurs de la jambe sur la cuisse, et de la cuisse sur la jambe ; car ces mouvements réciproques peuvent encore s'exécuter par les muscles jumeaux, dont l'on borne le service à l'extension du pied.

De plus, quelques-uns des muscles de la jambe, comme le grêle antérieur, le couturier, le grêle interne, le demi-nerveux, et le demi-membraneux, meuvent encore la cuisse sur le bassin, et le bassin sur la cuisse.

En un mot, presque tous les muscles de la jambe sont auxiliaires les uns des autres, et à peine y en a-t-il un, qui, outre son usage principal, ne concoure à d'autres fonctions particulières.

Remarquez enfin, que tous ces muscles sont très-longs, et situés les uns près des autres, ce qui produit la multiplication de leurs usages. Il n'y a que le poplité qui soit un petit muscle ; il est même comme hors de rang, étant placé au-dessus de la cuisse.

Parlons maintenant des principales difformités, auxquelles les jambes sont exposées, car nous n'avons rien à dire de nouveau sur les artères, les veines, et les nerfs de cette partie ; on en a déjà fait mention à l'article CRURAL, Anatomie.

Quelques enfants viennent au monde avec les jambes tortues, mais le plus souvent ils ne contractent cette difformité que par la faute des nourrices qui les ont mal soignés, mal emmaillottés, ou qui les ont fait marcher trop-tôt ; de-là, les uns ont le tibia tortu, d'autres les genoux, d'autres les pieds tournés en-dedans, à l'endroit de l'articulation du tibia avec le tarse ; l'on appelle en latin ces derniers vari : il y en a d'autres, au contraire, dont les pieds sont tournés en-dehors, et ceux-ci sont nommés valgi, en français cagneux. Enfin, il y a des enfants qui ont une jambe plus longue que l'autre, soit par maladie, soit par conformation naturelle, soit par des tiraillements violents lors de leur naissance.

Tous ces divers états, et le degré où ils peuvent être portés, demandent différents traitements, pour lesquels il faut s'addresser aux maîtres de l'art ; les bornes de cet ouvrage ne nous permettent que quelques remarques générales.

1°. Le moyen le plus sur pour prévenir ces sortes de difformités, est de veiller à ce que les enfants soient emmaillotés soigneusement, avec intelligence, et de les empêcher, surtout ceux qui ont de la disposition au rachitis, de marcher trop-tôt, ou de demeurer debout ; il faut au contraire les tenir couchés, ou assis ayant les pieds appuyés ; les porter dans les bras, et les trainer dans un chariot, jusqu'à ce que leurs jambes aient acquis une force suffisante.

2°. Supposé que l'enfant ait apporté la difformité de naissance, ou qu'elle paraisse se former, il faut se servir de machines faites exprès, de cuir, de carton, de lames de fer fort minces, que l'enfant gardera nuit et jour. Si l'inflexibilité de la partie s'oppose à la guérison, on joindra les bains, les liniments, les fomentations émollientes, aux machines qu'on vient de recommander.

3°. Il est des moyens très-simples, qui suffisent souvent pour corriger la difformité. Si, par exemple, l'enfant a les pieds tournés en-dedans, on peut se servir des marche-piés de bois en usage chez les religieuses pour leurs jeunes pensionnaires. Ces marche-piés ont deux enfoncements séparés pour y mettre les pieds, et ces deux enfoncements sont creusés de manière, que les pieds y étant engagés se trouvent nécessairement tournés en-dehors. Si c'est ce dernier défaut qu'il s'agit de rectifier dans l'enfant, on fera faire les enfoncements des marche-piés contournés en-dedans ; un peu d'art, de soins, et d'attention, opèrent des miracles dans cet âge tendre.

4°. Quelquefois les jambes d'un enfant deviennent tortues par la faute de la nourrice, qui le tient toujours entre ses bras sur le même côté ; engagez-la de changer sa méthode de porter votre enfant, et de la varier cette méthode, les jambes de l'enfant n'en recevront aucun dommage.

5°. Lorsque la courbure des jambes vient du rachitisme, il s'agit de guérir la cause du mal, et après cela de redresser la jambe, comme on s'y prend pour redresser la tige courbe d'un jeune arbre.

6°. Si les jambes panchent plus d'un côté que de l'autre, on peut essayer d'y remédier, en donnant à l'enfant des souliers plus hauts de semelles et de talons du côté que les jambes panchent.

7°. Il faut donner aux enfants des souliers fermes et qui ne tournent point, surtout en-dehors, parce qu'alors ils font sans-cesse tourner la pointe du pied en-dedans.

8°. Les jambes peuvent devenir paralytiques par toutes sortes d'efforts. Salzman rapporte le cas d'un enfant à qui ce malheur arriva, pour avoir été souvent porté à califourchon sur les épaules de son frère ainé ; il est vraisemblable que la cause de cet accident provenait de la violente tension que les muscles des jambes souffrirent, étant longtemps et souvent pendantes sans avoir eu de points d'appui.

9°. Quelquefois une jambe ou un bras se retire par maladie ou par accident. Si la maladie procede du roidissement des muscles, il faut les assouplir par des bains, des douches, des liniments ; si elle est produite par le desséchement, on tâchera de ramener la nourriture à la partie, par des frictions et des onctions convenables ; si c'est l'effet d'un accident, comme d'une luxation, le remède est entièrement du ressort de la Chirurgie.

10°. Enfin, quelquefois une jambe excède la longueur de l'autre, soit par conformation naturelle, accident qui est incurable, soit par des tiraillements faits à la jambe, ou à la cuisse de l'enfant, lors de sa naissance ; dans ce dernier cas on trouvera le bassin de travers, et panché du côté de la jambe qui parait trop longue. Comme d'heureux succès ont justifié qu'on pouvoir remédier à ce malheur, les gens de l'art conseillent de s'y prendre de la manière suivante.

Après avoir couché l'enfant sur le dos, on lui liera légèrement, au genou de la jambe qui parait trop longue, un mouchoir en plusieurs doubles, et en façon de jarretière ; attachez à ce mouchoir, vers la partie antérieure du genou, une large bande de toile, longue d'environ deux aunes ; liez cette bande le plus court que vous pourrez, néanmoins sans violence, sur l'épaule de l'enfant, du même côté ; assujettissez-l'y, de manière qu'elle ne puisse glisser ; ensuite, vous emmaillotterez l'enfant avec adresse. La compression que le bandage du maillot fait sur la bande, qui est tendue depuis le genou de l'enfant jusques sur son épaule, oblige cette bande à se tendre encore davantage, détermine la partie trop inclinée du bassin à remonter et à se remettre dans sa situation naturelle.

Pour ce qui regarde les malheureux cas de fracture et d'amputation de jambe, on en fera deux articles séparés ; savoir, JAMBE amputation, et JAMBE fracture, Chirurg. (D.J.)

JAMBES antérieures et postérieures de la moèlle allongée, (Anatomie) Voyez BRANCHE et MOELLE ALLONGEE.

JAMBE, s. f. (Histoire des Insectes) partie du corps des insectes qui leur sert à se soutenir, à marcher, et à d'autres usages.

Les insectes ailés connus ont tous des jambes, sans exception, mais ils n'ont pas tous les jambes de la même longueur ; quelques-uns les ont très-courtes, avec une seule articulation ; de ce nombre sont les chenilles, dont les jambes antérieures se terminent par un crochet pointu. L'on trouve aussi des insectes à jambes longues, et qui ont trois, quatre, cinq, six, et même jusqu'à huit articulations. Les jambes d'un même insecte ne sont pas toutes égales en longueur ; les postérieures du plus grand nombre sont plus longues que les antérieures, et principalement dans les abeilles ; cette règle n'est cependant pas si générale, qu'il n'y en ait dont les jambes antérieures surpassent les postérieures en longueur.

Les jambes des insectes sont ordinairement composées de trois parties ; la première est une espèce de cuisse, elle tient immédiatement au ventre, et est plus grosse vers son origine, quoiqu'il y ait des insectes dont la cuisse est moins grosse en-haut qu'embas ; la seconde est la jambe, proprement dite ; les articulations de l'une et de l'autre de ces parties sont revêtues chez quelques insectes de poils forts et pointus, qu'on pourrait fort bien appeler pointes articulaires ; la troisième partie de la jambe est le pied, qui mérite une plus grande attention que les deux autres parties. Voyez PIE.

Les insectes ne font pas tous le même usage de leurs jambes ; elles leur servent principalement pour marcher, mais il y en a à qui elles servent encore de crampons pour s'attacher fortement ; quelques-uns en font usage pour sauter, et les sauts qu'ils font sont si grands, qu'on dit qu'une puce saute deux cent fois plus loin que la longueur de son corps. Pour cet effet, ces insectes ont non-seulement des jambes, des cuisses fortes et souples, mais encore des muscles vigoureux, et doués d'une vertu élastique, par laquelle l'animal peut s'élever assez haut en l'air.

Les jambes servent de gouvernail aux insectes qui nagent, et c'est par la direction du mouvement de ces membres, qu'ils arrivent précisément au point où ils veulent aller ; elles tiennent en équilibre le corps des insectes qui volent, et le dirigent selon la volonté de l'animal ; elles leur procurent le même avantage qu'aux cigognes, et leur servent de gouvernail, pour se tourner du côté qu'il leur plait. D'autres, qui ont la vue courte, s'en servent pour sonder le terrain, devant ou derrière eux. Quelques-uns les emploient à nettoyer leurs yeux, leurs antennes, et leur corps, et à en ôter la poussière qui pourrait les incommoder.

Ceux qui fouissent la terre, se servent de leurs jambes en guise de bêche ; car la force que la nature a donnée aux jambes de plusieurs insectes, qui l'emploient à cet usage, est prodigieuse, si on la compare avec leur petitesse. Pour s'en convaincre, on n'a qu'à serrer dans la main quelque scarabée, on sera surpris des efforts qu'il faut faire pour les retenir. C'est encore avec ce secours qu'ils font des creux dans la terre et des routes souterraines. Comme quelques animaux usent de leurs jambes pour se défendre, l'on trouve aussi des insectes qui en font le même usage ; il y en a qui s'en servent pour saisir leur proie, et la tenir serrée.

Enfin, la construction des jambes des insectes est souvent une marque pour distinguer les espèces ressemblantes les unes des autres ; c'est ainsi qu'on peut distinguer les mouches carnassières des autres mouches, comme on connait le faucon et le vautour à leurs serres.

Quelques naturalistes modernes prétendent qu'il y a des insectes qui ont d'abord les jambes sur le dos, et qui, après leur transformation, les ont ensuite sous le ventre ; c'est ce que M. de Réaumur semble dire de l'insecte singulier dont il a fait la description dans les Mém. de l'acad. des sciences, année 1714 ; mais, outre qu'il n'avance pas ce fait comme certain, si l'animal avait par hazard la tête et l'anus un peu différemment placés du commun des insectes, ce qui n'est pas sans exemple, il se pourrait que, malgré les apparences du contraire, l'insecte de M. de Réaumur eut les jambes à l'opposite de son dos. (D.J.)

JAMBE DE BOIS, membre artificiel, qu'on met à la place de celui qu'on a perdu par accident, ou par une opération de chirurgie. La construction de ces sortes d'instruments, doit être dirigée par le chirurgien intelligent, afin d'imiter la nature autant qu'on le peut, et suppléer aux fonctions dont on est privé par la perte d'un membre. La nature du moignon plus ou moins court dans l'amputation de la cuisse, ou dans celle de la jambe ; les difformités naturelles ou accidentelles de la partie ; les complications permanentes de certains accidents incurables, telles que des tumeurs, des cicatrices, etc. toutes ces choses présentent des variations, qui obligent à chercher des points d'appui variés pour l'usage libre et commode d'une jambe de bois. Il faut choisir un ouvrier ingénieux, qui sache saisir les vues qu'on lui donne, et qui puisse les rectifier en cas de besoin. Ambraise Paré a recueilli dans ses œuvres la figure de diverses inventions de jambes, de bras, et de mains artificielles, qui réparent les difformités que cause la perte des membres, et qui servent à remplir l'action qu'ils exerçaient, et il en fait honneur à un serrurier de Paris, homme de bon esprit, nommé le petit Lorrain. La jambe de bois dont les pauvres se servent est assez connue ; mais il y en a d'autres qu'on modèle sur la jambe saine, qu'on chausse comme elle, qui par des charnières et ressorts artistement placés dans le pied facilitent la progression. Lorsque la personne veut s'asseoir, elle tire un petit verrou, qui donne la liberté de fléchir le genou. Cette jambe est gravée dans Ambraise Paré, et la description est faite dans les termes connus des ouvriers, pour qu'on puisse la leur faire exécuter sans difficulté. Ce grand chirurgien, dont les écrits ne respirent que l'amour de l'humanité et le bien public, donne pour ceux qui ont la jambe courte, après quelque accident, une béquille très-utile, inventée par Nicolas Picard, chirurgien du duc de Lorraine. Il y a un étrier de fer pour soutenir le pied, et un arc boutant qui embrasse le moignon de la fesse, et qui fait que l'homme en marchant est comme assis du côté dont il boite. On ne peut trop faire connaître les ressources que l'on a dans la multitude des maux qui affligent l'humanité. L'Histoire de l'académie royale des sciences nous apprend dans l'éloge du P. Sébastien, carme, et grand mécanicien, que sur sa réputation un gentilhomme suédois vint à Paris lui redemander, pour ainsi dire, ses deux mains, qu'un coup de canon lui avait emportées ; il ne lui restait que deux moignons au-dessus des coudes. Il s'agissait, dit M. de Fontenelle, de faire deux mains artificielles, qui n'auraient eu pour principe de leur mouvement que celui de ces moignons, distribués par des fils à des doigts qui seraient fléxibles. Pour peu qu'on fasse attention à ce projet, on sentira qu'il n'était pas raisonnable, et qu'il n'est pas possible de faire agir la puissance motrice au gré de la volonté, par le principe intérieur, sur les ressorts d'une machine. On dit cependant que le P. Sébastien ne s'effraya pas de l'entreprise, et qu'il présenta ses essais à l'académie des Sciences. Ambraise Paré donne la figure de mains et de bras artificiels, qui paraissent remplir toutes les intentions qu'on peut se proposer dans les cas où ils sont nécessaires. Voyez PROTHESE.

JAMBES DE HUNE. (Marine) Voyez GAMBES.

JAMBE, (Maréchallerie) partie des deux trains du cheval, qui prend au train de devant depuis le genouil jusqu'au sabot, et au train de derrière depuis le jarret jusqu'au même endroit. Lorsqu'on veut exprimer simplement la partie des jambes qui Ve jusqu'aux boulets, on l'appelle le canon de la jambe. Voyez CANON. Les bonnes qualités des jambes du cheval sont d'être larges, plates et seches ; c'est-à-dire, que quand on les regarde de côté, elles montrent une surface large et aplatie ; nerveuses, c'est-à-dire, qu'on voie distinctement le tendon qui cotoye l'os, et qui du genouil et du jarret Ve se rendre dans le boulet. Voyez BOULET. Leurs mauvaises qualités sont d'être fines, c'est-à-dire étroites et menues, on les appelle aussi jambes de cerf ; d'être rondes, qui est le contraire des plates, les jambes du montoir et les jambes hors du montoir. Voyez MONTOIR. Avoir bien de la jambe et avoir peu de jambe, se dit du cheval selon qu'il a les jambes larges ou fines. N'avoir point de jambes, se dit d'un cheval qui bronche à tout moment. Les jambes gorgées. Voyez GORGE. Les jambes ruinées et travaillées. Voyez RUINE et travaillé. Les jambes roides. Voyez ROIDE. La jambe de veau est celle qui au lieu de descendre droit du genouil au boulet, plie en devant ; c'est le contraire d'une jambe arquée. Aller à trois jambes, est la même chose que boiter ; chercher la cinquième jambe se dit d'un cheval qui pese à la main du cavalier, et qui s'appuie sur le mors pour se reposer la tête en cheminant ou en courant. Un cheval se soulage sur une jambe, quand il a mal à l'autre. Rassembler ses quatre jambes. Voyez RASSEMBLER. Droit sur ses jambes. Voyez DROIT. Faire trouver des jambes à son cheval, c'est le faire courir vite et très-longtemps. Comme les jambes du cavalier sont une des aides, voyez AIDES. Jambe dedans, jambe dehors sont des expressions qui servent à distinguer à quelle main ou de quel côté il faut donner des aides au cheval qui manie ou qui travaille le long d'une muraille ou d'une haie. Le long d'une muraille, la jambe de dehors sera celle du côté de la muraille, et l'autre celle de dedans. Sur les voltes, si le cheval manie à droite, le talon droit sera le talon de dedans, et de même la jambe droite sera celle de dedans. Par conséquent la jambe et le talon gauches seront pris pour la jambe et le talon de dehors. Le contraire arrivera si le cheval manie à gauche. Soutenir un cheval d'une ou de deux jambes. Voyez SOUTENIR. Laisser tomber ses jambes. Voyez TOMBER. Approcher les gras des jambes. Voyez APPROCHER. On dit du cheval qui devient sensible à l'approche des jambes de l'homme, qu'il commence à prendre les aides des jambes. Connaître, obéir, répondre aux jambes, se dit du cheval. Voyez ces termes à leurs lettres. Courir à toutes jambes. Voyez COURIR.

JAMBES de filleu, (terme de Rivière) c'est la partie d'un bateau foncet, servant à retenir les rubans du mât.




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