Chirurgie

IVE, adj. terme de Chirurgie qui se dit des bandages, des sutures et des remèdes.

On appelle bandage incarnatif celui qui est capable de procurer la réunion des lèvres d'une plaie. On donne plus particulièrement ce nom à l'espèce de bandage qu'on applique pour les plaies en long, et qui se fait avec une bande roulée à deux chefs, et fendu dans le milieu. Voyez Pl. II. fig. 23. On commence l'application de cette bande sur la partie du membre qui est opposée à la plaie. On ramène les deux globes, l'un d'un côté, l'autre de l'autre côté, jusques sur les bords de la division qu'on se propose de réunir. On passe un des chefs de la bande par l'ouverture susdite, qui doit se trouver précisément sur la plaie ; on tire également les deux chefs en les portant vers la partie opposée, jusqu'à ce que les lèvres de la plaie soient exactement rapprochées, et l'on finit par des circulaires. Ce bandage est un moyen curatif, et est connu sous le nom d'unissant. Le chirurgien avant de l'appliquer, doit prendre toutes les précautions prescrites par les règles de l'art, pour assurer le succès de la réunion, tels que débarasser l'intérieur de la plaie des corps étrangers, des caillots de sang qui empêcheraient la consolidation. Voyez PLAIE. Ce bandage est particulièrement fort utîle dans l'opération du bec-de-lièvre. Voyez BEC-DE-LIEVRE.

S. f. terme de Chirurgie, qui exprime génériquement une opération par laquelle on divise avec un instrument tranchant la continuité des parties. On fait des incisions pour évacuer le pus contenu dans un dépôt purulent, voyez ABSCES. Pour agrandir les plaies, extirper les callosités des ulcères et des fistules, voyez PLAIES, ULCERES, FISTULES. Pour extraire les corps étrangers, ou réputés tels, voyez CESARIENNE, LITHOTOMIE, HAUT APPAREIL. Pour retrancher quelque membre, voyez AMPUTATION. Pour séparer ce qui est uni contre l'ordre de la nature, voyez IMPERFORATION. Pour réduire des parties qui sont hors de leur place, voyez REDUCTION.

S. f. terme de Chirurgie, c'est une des cinq terminaisons des tumeurs humorales. Voyez APOSTEME. Quand les parties les plus subtiles de l'humeur qui forme une apostème se dissipent, les parties les plus grossières se durcissent, et l'apostème se termine par induration ou endurcissement.

Cette terminaison n'est pas toujours désavantageuse ; car lorsqu'on n'a pu obtenir la résolution d'une inflammation intérieure, il est plus favorable qu'elle se termine par induration que de suppurer.

S. f. (Chirurgie) opération de Chirurgie, que les anciens pratiquaient sur les jeunes hommes, pour les empêcher d'avoir commerce avec les femmes. Voyez FIBULA.
S. f. terme de Chirurgie nouvellement en usage pour exprimer l'insinuation de quelques fluides dans le tissu cellulaire des parties solides. L'infiltration diffère de l'épanchement en ce que les liquides extravasés abreuvent pour ainsi dire et imbibent les tissus cellulaires dans l'infiltration, et que dans l'épanchement ces mêmes fluides font une masse, et sont en congestion dans un foyer causé par la rupture ou l'écartement des parties solides. L'anasarque est une hydropisie par infiltration. L'anevrisme faux est accompagné d'une infiltration de sang, etc.