Imprimer
Catégorie parente: Arts & métiers
Catégorie : Serrurerie
S. m. (Serrurerie) morceau de fer plié en équerre, de la grosseur et de la largeur qui conviennent à l'usage. Il sert à soutenir la porte suspendue ; et c'est sur ses gonds qu'elle tourne, s'ouvre et se ferme. Les parties du gond ont différentes formes ; celle qui entre dans la penture est ronde et se nomme le mamelon ; celle qui doit être fixée dans le bois ou dans le plâtre est carrée, pointue par le bout si le gond est pour bois, fourchue si le gond est pour plâtre : dans ce dernier cas, il doit être scellé en plomb, et l'on pratique avec la tranche des hachures sur les quatre faces de la queue. Enfin on distingue dans le gond trois choses ; le bout du mamelon qu'on appelle la tête du gond ; la portion comprise depuis la tête jusqu'à la pointe, qu'on nomme le corps, et la pointe.

Il y a des gonds de différentes sortes. Le gond à clavette, auquel on perce une ouverture, à-travers laquelle on passe une clavette qui empêche qu'on ne puisse l'arracher. Le gond de fiche, ou la partie inférieure de la fiche, sur laquelle le gond est monté : la supérieure se nomme penture. Le gond à repos, celui où l'on voit à la tête un épaulement autour du mamelon ; on l'appelle gond à repos, parce que l'oeil de la penture pose dessus : on l'emploie aux portes pesantes ; alors on y ajuste et l'on y rive un mamelon. Tous ces gonds sont en bois et à plâtre. Le gond double à repos, celui où le mamelon excède la fiche ou l'oeil de la penture, de l'épaisseur de la seconde branche du gond, à la tête de laquelle l'on a fait un oeil, comme à celle sur laquelle le mamelon est fixe. Cette sorte de gond est pour les grandes portes cochères.

GONDS ET ROSETTES DU GOUVERNAIL, (Marine) Voyez ci-après GOUVERNAIL.



Affichages : 2750