S. f. (Histoire naturelle, Botanique) nom donné par Linnaeus au genre de plante que le P. Plumier, Micheli, et autres botanistes appellent anguina ; en voici les caractères. Il produit des fleurs mâles et femelles sur des parties distinctes de la même plante. Dans les fleurs mâles, le calice est formé d'une seule feuille très-longue, lisse sur la surface, avec une petite lèvre repliée en-arrière, et découpée en cinq parties. La fleur est aussi divisée en cinq segments, du reste attachée au calice et déployée ; les segments sont de forme ovale, terminés en pointe et frangés dans les bords en un grand nombre de fils chevelus. Les étamines sont trois filaments qui s'étendent au sommet du calice ; chaque bossette est un corps cylindrique, droit, contenant une grande quantité de farine ; on distingue dans cette fleur trois styles fort petits, et qui naissent aux côtés du calice, mais ils ne produisent jamais rien. Le calice de la fleur femelle est le même que dans la fleur mâle, excepté que dans la fleur femelle il est placé sur le germe du pistil, et qu'il meurt promptement ; cette fleur est toute semblable à la mâle ; le pistil a un germe délié, et un stîle capillaire, naissant du pistil, et ayant la longueur du calice ; les stigma sont au nombre de trois, longs, pointus, et entr'ouverts au milieu. Le fruit est une très-longue pomme, contenant trois loges fort éloignées les unes des autres. Les graines sont nombreuses, aplaties, de figure ovale obtuse, et couvertes d'une pellicule. Linnaei, gen. plant. p. 466. Micheli, nov. gen. p. 9. Plumier, nar. p. 100. hort. malab. vol. 8. p. 157. (D.J.)