S. m. (Histoire moderne) ce mot est composé de deux mots allemands, burg, ville, forteresse, château, et de graff ou grave, qui signifie comte. On appelait ainsi autrefois en Allemagne des officiers, à qui les empereurs avaient confié la défense d'une ville ou d'un château. Ces Burggraves n'étaient pas toujours sur le même pied ; il y en avait qui remplissaient certaines fonctions de magistrature ; d'autres rendaient la justice en matière criminelle ; d'autres enfin se mêlaient aussi du civil au nom de l'empereur, ou de ceux qui les avaient établis. Par la suite l'office de burggrave est devenu héréditaire, et même ceux qui en étaient revêtus se sont rendus pour la plupart souverains des villes dont ils n'étaient auparavant que les gardiens. Aujourd'hui ceux qui portent ce titre dans l'Empire, reçoivent de l'Empereur l'investiture féodale des villes ou châteaux dont ils sont burggraves. Il y en a aujourd'hui quatre en Allemagne qui ont le titre de princes de l'Empire ; savoir les burggraves de Magdebourg, de Nuremberg, de Stromberg, et de Reineck. La maison de Brandebourg descend des anciens burggraves de Nuremberg, et en porte encore le titre. Elle prétend en cette qualité avoir des droits sur cette ville, que le magistrat lui conteste. La ville de Nimegue dans la Gueldres hollandaise, a aussi un burggrave. (-)