S. m. (Histoire naturelle) espèce de cousin fort commun en Amérique, et fort incommode. Cet insecte s'engendre dans les eaux croupies ; il n'est d'abord qu'un petit ver presqu'aussi délié qu'un cheveu, et long comme un grain de blé. Lorsque les maringouins se sont métamorphosés, et qu'ils ont des ailes, ils prennent l'essor en si grand nombre, qu'ils obscurcissent les endroits où ils passent. Ils volent principalement le matin et le soir, deux heures après le coucher du soleil : ils sont fort importuns par leur bourdonnement. Lorsqu'ils peuvent s'attacher sur la chair, ils causent une douleur vive, sucent le sang, et s'en remplissent au point de ne pouvoir presque plus voler. Les sauvages des Antilles se préservent de ces insectes par le moyen de la fumée en allumant du feu sous leurs lits. Les sauvages du Bresil font des réseaux de fil de coton, dont les carrés sont assez petits pour arrêter ces insectes qui ont de grandes ailes. Les François emplaient ce même moyen, qui est bien préférable à la fumée. Histoire gén. des Ant. par le P. Tertre, tom. II. pag. 286.