Non classifié

Fort de Norvège dans le Bailliage d'Aggerhus.
S. mesure des liquides, en usage à Amsterdam : elle contient environ soixante-trois livres, poids de marc.
S. grande rivière qui a sa source proche de celle du Rhin, au mont de la Fourche, et qui traverse la Suisse depuis les confins du Vallais jusqu'à la Souabe.

S. Il ne parait pas qu'on sache bien précisément ce que c'est. On lit dans le Dictionnaire du Commerce, que c'est une sorte de chanvre ou de lin qu'on tire d'une plante des Indes ; qu'il est blanc ou gris ; qu'on le fait rouir, qu'on le bat comme notre chanvre ; qu'on ourdit avec le blanc des toiles très-fines ; et qu'on n'emploie le gris qu'en cordages et câbles.
S. m. Quelques anciens Auteurs se servent de ce mot, pour dire l'Arithmétique. Les Italiens s'en servent aussi dans le même sens. Voyez ABAQUE et ARITHMETIQUE. (O)
S. Isle de l'Amérique septentrionale, l'une des Lucayes.
S. m. nom de l'ancienne parure de tête des Rois d'Angleterre ; sa partie supérieure formait une double couronne. Voyez Dyche.
S. m. pris adject. ce sont les biens de ceux qui meurent sans laisser d'héritiers, soit par testament, soit par droit lignager, ou autrement, et dont la succession passait, à ce que dit Ragueau, selon l'ancienne coutume de Poitou, au bas justicier de la seigneurie dans laquelle ils étaient décédés. (H)
S. m. vient d'abad, perte. C'est le nom que S. Jean donne dans l'apocalypse au roi des sauterelles, à l'ange de l'abime, à l'ange exterminateur.
ou ABADDIR, sub. m. mot composé de deux termes Phéniciens. Il signifie père magnifique, titre que les Carthaginois donnaient aux Dieux du premier ordre. En Mythologie, abadir est le nom d'une pierre que Cybele ou Ops, femme de Saturne, fit avaler dans des langes à son mari, à la place de l'enfant dont elle était accouchée. Ce mot se trouve corrompu dans les gloses d'Isidore, où on lit agadir lapis. Barthius le prenant tel qu'il est dans Isidore, le rapporte ridiculement à la langue Allemande. Bochard a cherché dans la langue Phénicienne l'origine d'abadir, et croit avec vraisemblance qu'il signifie une pierre ronde ; ce qui cadre avec la figure décrite par Damascius. Des anciens ont cru que cette pierre était le dieu Terme : d'autres prétendent que ce mot était jadis synonyme à Dieu. (G)
S. m. Quelques Alchimistes se sont servis de ce mot pour signifier spodium. Voyez SPODIUM. (M)
S. f. c'est le nom que les Pâtissiers donnent à la pâte qu'ils ont étendue sous le rouleau, et dont ils font ensuite le fond d'un pâté, d'une tourte, et autres pièces semblables.
S. m. pris adj. en Anatomie, est le nom qu'on a donné à différents muscles, dont l'action consiste à abaisser ou à porter en bas les parties auxquelles ils sont attachés. Voyez MUSCLE.

ABAISSEUR de la lèvre supérieure, est un muscle qu'on appelle aussi constricteur des ailes du nez ou petit incisif. Voyez INCISIF.

ABAISSEUR propre de la lèvre inférieure ou le carré, est un muscle placé entre les abaisseurs communs des lèvres sur la partie appelée le menton. Voyez MENTON.

S. m. nom que les Architectes donnent à une espèce de fenêtre ou ouverture destinée à éclairer tout étage souterrain à l'usage des cuisines, offices, caves, etc. On les nomme communément des soupiraux : elles reçoivent le jour d'enhaut par le moyen de l'embrasement de l'appui qui est en talus ou glacis, avec plus ou moins d'inclinaison, selon que l'épaisseur du mur le peut permettre : elles sont le plus souvent tenues moins hautes que larges. Leurs formes extérieures n'ayant aucun rapport aux proportions de l'architecture, c'est dans ce seul genre de croisées qu'on peut s'en dispenser, quoique quelques Architectes aient affecté dans l'ordre attique de faire des croisées barlongues, à l'imitation des abat-jours ; comme on peut le remarquer au château des Tuileries du côté de la grande cour : mais cet exemple est à éviter, n'étant pas raisonnable d'affecter-là une forme de croisée, pour ainsi dire consacrée aux soupiraux dans les étages supérieurs.

S. f. dans le droit Romain, signifie une sorte d'aliénation par laquelle les effets qu'on nommait res mancipi, étaient transférés à des personnes en droit de les acquérir, ou par une formule qu'on appelait traditio nexu, ou par une renonciation qu'on faisait en présence de la Cour. Voyez ALIENATION.

rivière de Syrie qui se jette dans la mer de ce nom, après avoir arrosé les murs de Damas du côté du midi, ce qui l'a fait appeler dans l'écriture rivière de Damas.
S. m. c'est le nom que les habitants de l île de Saint-Thomas donnent au fruit de leur palmier. Ce fruit est de la grosseur d'un citron auquel il ressemble beaucoup d'ailleurs. C. Bauhin dit que les Insulaires en font prendre trois ou quatre pépins par jour à ceux de leurs malades qui ont besoin de pectoraux.
S. m. plur. sont les peuples d'Argos ainsi nommés d'Abas leur roi.
S. m. pl. peuples de Thrace, qui passèrent en Grèce, bâtirent Abée que Xercès ruina, et se retirèrent de-là dans l île de Négrepont, qu'ils nommèrent Abantide.
S. f. le Négrepont. Voyez ABANTES.
S. m. c'est le nom que les anciens donnaient à un instrument de Chirurgie, que les écrivains modernes appellent communément trépan. Voyez TREPAN.

S. m. chez les anciens Mathématiciens signifiait une petite table couverte de poussière sur laquelle ils traçaient leurs plans et leurs figures, selon le témoignage de Martius Capella, et de Perse. Sat. I. v. 131.

Nec qui abaco numeros et facto in pulvère metas

Scit risisse vafer.

Ce mot semble venir du Phénicien , abak, poussière ou poudre.

ABAQUE, ou table de Pythagore, abacus Pythagoricus, était une table de nombres pour apprendre plus facilement les principes de l'Arithmétique ; cette table fut nommée table de Pythagore, à cause que ce fut lui qui l'inventa.

restes de la nation des Huns qui se répandirent dans la Thuringe sous Sigebert. Voyez la description effrayante qu'en fait le Dictionnaire de Trévoux.
Abaro, Abarum, s. m. grand arbre d'Ethiopie, qui porte un fruit semblable à la citrouille. Voilà tout ce qu'on en sait, et c'est presqu'en être réduit à un mot. (I)
montagne de l'Arabie d'où Moyse vit la terre promise ; elle était à l'orient du Jourdain, vis-à-vis Jéricho, dans le pays des Moabites.
terme qu'on trouve dans quelques Alchimistes, et surtout dans le Theatrum chimicum de Servien Zadith. Il ne parait pas qu'on soit encore bien assuré de l'idée qu'il y attachait. Chambers dit qu'il entendait par Abarnahas, la même chose que par plena luna, et par plena luna, la même chose que par magnesia, et par magnesia, la pierre philosophale. Voilà bien des mots pour rien.
ou ABASCE, habitants de l'Abascie. Voyez ABASCIE.
S. f. sorte de laine de qualité subalterne à laquelle on donne ce nom dans l'Angoumais, la Xaintonge, la Marche et le Limosin.
S. m. on dit dans un chantier et sur un attelier faire un abattage d'une ou plusieurs pierres, lorsque l'on veut les coucher de leur lit sur leurs joints pour en faire les parements ; ce qui s'exécute, lorsque ces pierres sont d'une moyenne grosseur, avec un boulin et des moilons : mais lorsqu'elles sont d'une certaine étendue, on se sert de leviers, de cordages, et de coins, etc. (P)

ABATAGE, sixième manœuvre du Faiseur de bas au métier. Elle consiste dans un mouvement assez léger : l'ouvrier tire à lui horizontalement la barre à poignée ; et par ce mouvement il fait avancer les ventres des platines jusqu'entre les têtes des aiguilles, et même un peu au-delà. Alors l'ouvrage parait tomber, mais il est toujours soutenu par les aiguilles ; la maille est seulement achevée. Voyez la Planche seconde du Faiseur de bas au métier, fig. 2. 5. et 6. Dans la cinquième manœuvre, la presse est sur les becs des aiguilles, et la soie est amenée sur leurs extrémités, comme on voit dans les fig. 1. 3. 4. mais dans l'abattage la presse est relevée, les ventres B des platines (fig. 2.) ont fait tomber au-delà des têtes des aiguilles la soie qui n'était que sur leurs extrémités, comme on voit (fig. 2. 5. 6.) On voit (fig. 2.) les ventres B C des platines avancés entre les têtes des aiguilles. On voit (fig. 5.) l'ouvrage 3. 4. abattu ; et on voit (fig. 6.) l'ouvrage abattu et soutenu par les aiguilles, avec les mailles formées, 5, 6. Voyez l'article BAS AU METIER.

S. m. c'est un châssis de croisée, ou un volet ferré par le haut, qui se lève au plancher, en s'ouvrant par le moyen d'une corde passée dans une poulie. On s'en sert dans le haut des fermetures de boutiques : les marchands d'étoffes en font toujours usage dans leurs magasins ; ils n'ont par ce moyen de jour, que ce qu'il en faut pour faire valoir les couleurs de leurs étoffes, en n'ouvrant l'abattant qu'autant qu'il est à propos. (P)

ou ABBATÉE, s. f. on se sert de ce terme pour exprimer le mouvement d'un vaisseau en panne, qui arrive de lui-même jusqu'à un certain point, pour revenir ensuite au vent. Voyez PANNE et ARRIVER. (Z)
S. m. Les Carriers appellent ainsi les pierres qu'ils ont abattues dans une carrière, soit la bonne pour bâtir, ou celle qui est propre à faire du moilon. Ce mot se dit aussi de la démolition et des décombres d'un bâtiment. (P)

ABATIS, c'est dans l'Art militaire une quantité de grands arbres que l'on abat et que l'on entasse les uns sur les autres pour empêcher l'ennemi de pénétrer dans des retranchements ou dans quelque autre lieu. On étend ces arbres tout de leur long le pied en dedans ; on les attache ferme les uns contre les autres, et si près, que leurs branches s'entrelassent ou s'embrassent réciproquement.

S. m. c'est le nom que donnèrent les Rhodiens à un grand édifice qu'ils construisirent pour masquer deux Statues de bronze que la Reine Artemise avait élevées dans leur ville en mémoire de son triomphe sur eux. Vitruve, Livre II. p. 48. (P)
v. a. Abattre une maison, un mur, un plancher, etc. Voyez DEMOLIR. (P)

ABATTRE, arriver, dériver, obéir au vent, lorsqu'un vaisseau est sous voile. Ces termes se prennent en différents sens. On dit qu'un vaisseau abat, quand il est détourné de sa route par la force des courants, par les vagues et par les marées.

Faire abattre un vaisseau, c'est le faire obéir au vent lorsqu'il est sous les voiles, ou qu'il présente trop le devant au lieu d'où vient le vent ; ce qui s'exécute par le jeu du gouvernail, dont le mouvement doit être secondé par une façon de porter ou d'orienter les voiles.

S. f. On entend à Moyenvic et dans les autres Salines de Franche-Comté par une abattue, le travail continu d'une poêle, depuis le moment où on la met en feu, jusqu'à celui où on la laisse reposer. A Moyenvic chaque abattue est composée de dix-huit tours, et chaque tour de vingt-quatre heures. Mais comme on laisse six jours d'intervalle entre chaque abattue, il ne se fait à Moyenvic qu'environ vingt abattues par an. La poêle s'évalue à deux cens quarante muids par abattue. Son produit annuel serait donc de 4800 muids, si quelques causes particulières, qu'on exposera à l'article SALINE, ne réduisaient l'abattue d'une poêle à 220 muids, et par conséquent son produit annuel à 4400 muids : surquoi déduisant le déchet à raison de 7 à 8 pour %, on peut assurer qu'une Saline, telle que celle de Moyenvic, qui travaille à trois poêles bien soutenues, fabriquera par an douze mille trois à quatre cens muids de sel. Voyez SALINE.
S. f. pl. ce sont les traces et foulures que laisse sur l'herbe, dans les brossailles, ou dans les taillis, la bête fauve en passant : on connait le cerf par ses abattures.
S. m. plur. ce sont de petits auvents au-dehors des tours et clochers dans les tableaux des ouvertures, faits de châssis de charpente, couverts d'ardoise ou de plomb, qui servent à empêcher que le son des cloches ne se dissipe en l'air, et à le renvoyer en bas, dit Vignole après Daviler. Ils garantissent aussi le béfroi de charpente de la pluie qui entrerait par les ouvertures. (P)
S. m. Château et contrée de la haute Hongrie.
S. f. Attente ou espérance, fondée sur un jugement à venir.
V. la signification d'AB chez les Hébreux.
S. m. monnaie d'argent de Perse. Schah-Abas, deuxième Roi de Perse, ordonna la fabrication de pièces d'argent, nommées abbaasi. La légende est relative à l'Alcoran, et les empreintes au nom de ce Roi, et à la ville où cette sorte d'espèce a été fabriquée.

Un abbaasi vaut deux mamoudis ou quatre chayés. Le chayé vaut un peu plus de quatre sous six deniers de France. Ainsi l'abbaasi vaut, monnaie de France, dix-huit sols et quelques deniers, comme quatre à cinq deniers.

Il y a des doubles abbaasi, des triples et des quadruples : mais ces derniers sont rares.

S. f. Monastère ou Maison Religieuse, gouvernée par un Supérieur, qui prend le titre d'Abbé ou d'Abbesse. Voyez ABBE, etc.

Les Abbayes diffèrent des Prieurés en ce qu'elles sont sous la direction d'un Abbé ; au lieu que les Prieurés sont sous la direction d'un Prieur : mais l'Abbé et le Prieur (nous entendons l'Abbé Conventuel) sont au fond la même chose, et ne diffèrent que de nom. Voyez PRIEUR.

ou ABBECQUER, v. a. c'est donner la becquée à un oiseau qui ne peut pas manger de lui-même.

S. f. nom de dignité. C'est la Supérieure d'un Monastère de Religieuses, ou d'une Communauté ou Chapitre de Chanoinesses, comme l'Abbesse de Remiremont en Lorraine.

Quoique les Communautés de Vierges consacrées à Dieu soient plus anciennes dans l'Eglise que celles des Moines, néanmoins l'Institution des Abbesses est postérieure à celle des Abbés. Les premières Vierges qui se sont consacrées à Dieu, demeuraient dans leurs maisons paternelles. Dans le IVe siècle elles s'assemblèrent dans des Monastères, mais elles n'avaient point d'Eglise particulière ; ce ne fut que du temps de saint Grégoire qu'elles commencèrent à en avoir qui fissent partie de leurs Convens. L'Abbesse était autrefois élue par sa Communauté, on les choisissait parmi les plus anciennes et les plus capables de gouverner ; elles recevaient la bénédiction de l'Evêque, et leur autorité était perpétuelle.

peuple d'Asie qui habite l'Abascie.
v. neut. Lorsque des parties qui sont unies à d'autres dans l'état de santé, s'en séparent dans l'état de maladie, en conséquence de la corruption, on dit que ces parties sont abcédées.
S. m. est une tumeur qui contient du pus. Les Auteurs ne conviennent pas de la raison de cette dénomination. Quelques-uns croient que l'abcès a été ainsi appelé du mot latin abcedere, se séparer, parce que les parties qui auparavant étaient contiguës se séparent l'une de l'autre : quelques autres, parce que les fibres y sont déchirées et détruites ; d'autres, parce que le pus s'y rend d'ailleurs, ou est séparé du sang : enfin d'autres tirent cette dénomination de l'écoulement du pus, et sur ce principe ils assurent qu'il n'y a point proprement d'abcès jusqu'à ce que la tumeur crève et s'ouvre d'elle-même. Mais ce sont là des distinctions trop subtiles, pour que les Médecins s'y arrêtent beaucoup.

S. m. nom de l'Officier du Roi de Perse qui lui sert de l'eau à boire, et qui la garde dans une cruche cachetée, de peur qu'on n'y mêle du poison, à ce que rapporte Olearius dans son voyage de Perse. (G)
plante Egyptienne dont le fruit ressemblerait davantage au melon, s'il était un peu moins oblong et aigu par ses extrémités. Ray. H. Pl.
habitants d'Abdere. Voyez ABDERE.
S. m. mot qui dans la Langue Persane signifie proprement l'eau qui sert à laver les mains : mais il se prend par les Persans et par les Turcs pour la purification légale ; et ils en usent avant que de commencer leurs cérémonies religieuses. Ce mot est composé d'ab qui signifie de l'eau, et d'est la main. Les Persans, dit Olearius, passent la main mouillée deux fois sur leur tête depuis le col jusqu'au front, et ensuite sur les pieds jusqu'aux chevilles : mais les Turcs versent de l'eau sur leur tête, et se lavent les pieds trois fais. Si néanmoins ils se sont lavés les pieds le matin avant que de mettre leur chaussure, ils se contentent de mouiller la main, et de la passer pardessus cette chaussure depuis les orteils jusqu'à la cheville du pied, (G)