sub. fém. (Histoire naturelle, Ornithologie) hirundo domestica, Willughbi a décrit une hirondelle femelle qui pesait à peine une once ; elle avait près de sept pouces de longueur depuis le bec jusqu'à l'extrémité de la queue, et un pied d'envergure. Le bec était noir en-dehors et noirâtre en-dedans, large et aplati près de la tête, et pointu par le bout ; la langue et le palais avaient une couleur jaunâtre ; les pieds étaient courts et noirâtres ; la tête, le cou, le dos et le croupion, ont une belle couleur bleue foncée et pourprée ; il y a sur le devant de la tête et à l'endroit du menton une tache rougeâtre ; la gorge est de la même couleur que le cou ; la poitrine, le ventre et les petites plumes du dessous de l'aile sont de couleur blanchâtre, mêlée de quelques légères teintes de rouge ; la queue est fourchue et composée de douze plumes qui sont noires, à l'exception des deux du milieu, qui ont des taches blanches ; il y a dans chaque aile dix-huit grandes plumes qui sont noirâtres, mais les petites ont une belle couleur bleue.

Les couleurs des hirondelles varient : il y en a de toutes blanches ; on ne sait pas encore bien certainement où ces oiseaux passent l'hiver. Willughbi était porté à croire qu'ils allaient dans les pays chauds, tels que l'Egypte et l'Ethiopie ; il trouvait moins de vraisemblance à ce qu'ils se retirassent et se tinssent cachés dans des creux d'arbres, dans des fentes de rochers, ou dans l'eau sous la glace.

HIRONDELLE DE RIVAGE, hirundo riparia : c'est la plus petite des hirondelles ; elle diffère du martinet (voyez MARTINET) en ce qu'elle n'a pas le croupion blanc, ni les pieds revêtus de plumes : elle niche dans des trous sur les rivages.

HIRONDELLE DE MER, hirundo marina, Aldrovande. Cet oiseau a moins de rapport avec les hirondelles, qu'avec des oiseaux d'autre genre. Il est, selon Aldrovande beaucoup plus gros qu'une hirondelle, et il a les jambes plus longues ; le ventre est blanchâtre ; la tête, les ailes et le dos sont roux ; les ailes et la queue sont très-longues comme dans les hirondelles, noirâtres en-dessus et brunes en-dessous ; la queue est fourchue ; le bec est fort et noir ; l'ouverture de la bouche est grande et rouge ; il y a une bande noire qui s'étend de chaque côté depuis l'oeil presque jusqu'à la poitrine comme un collier ; les pieds sont très-noirs. Willughbi, Ornith. voyez OISEAU.

HIRONDELLE DE MER, voyez POISSON VOLANT.

HIRONDELLE, (Matière médicale) les jeunes hirondelles sont fort célébrées dans la passion hystérique, les convulsions et les accouchements difficiles ; mais les effets ne répondent pas à cette célébrité. On les fait entrer dans une eau distillée composée, à laquelle elles donnent leur nom et rien de plus. Voyez EAUX DISTILLEES.

Le nid d'hirondelle passe pour spécifique appliqué extérieurement dans l'esquinancie ; cette vertu est encore précaire ; la fiente d'hirondelle n'est pas plus discussive, ni plus obcaecante que celle d'un autre oiseau. (b)

HIRONDELLE (pierre d') Histoire naturelle, Lithol. l'on nomme ainsi des pierres fort petites, que Wallerius regarde comme de petits grains d'agate, mais que d'autres auteurs prennent avec plus de raison pour des coquilles. Elles ont à-peu-près la figure des pierres que l'on nomme yeux d'écrevisses ; il y en a, suivant Wallerius, qui sont convexes d'un côté, et aplaties de l'autre ; d'autres ont un côté concave ; d'autres sont ovales ; d'autres enfin sont carrées, mais toutes sont extrêmement lisses ; la couleur en est ou blanche, ou jaune, ou grise, ou bleuâtre ; on les trouve dans le sable, et non dans l'estomac des hirondelles, comme Pline et les anciens l'ont cru. Quelques naturalistes craient que les pierres d'hirondelles sont une espèce de pierre lenticulaire : d'autres avec plus de raison craient que ce sont des petites coquilles connues sous le nom d'opercules. M. Hill pense qu'elles sont de la même nature que les pierres qu'on nomme bufonites, ou crapaudines, et que ce ne sont que des petits fragments du palais d'un poisson appelé le loup de mer. Pour concilier ces avis différents, il serait peut-être plus simple de dire que l'on a donné le nom de pierres d'hirondelles à des petites pierres de différente nature, mais qui se ressemblaient à l'extérieur. Bien des gens prétendent que ces pierres insinuées dans l'oeil entre le globe et les paupières, les débarrassent des ordures qui peuvent y être entrées, et les obligent de sortir.

On nomme aussi pierres d'hirondelles, des petites pierres de la grosseur d'une lentille qui se trouvent, dit-on, dans l'estomac de quelques jeunes hirondelles ; les anciens les nommaient lapides chelidonii ; et parmi plusieurs vertus extraordinaires, on leur attribue pareillement la propriété de faire sortir des yeux les ordures qui peuvent y être entrées. M. Lémery croit que cette pierre étant alkaline ou calcaire, elle se charge des sérosités âcres qui peuvent être dans les yeux ; que par-là elle s'agite et s'amollit, en sorte que le corps étranger s'y attache et tombe avec elle. Il dit que plusieurs autres petites pierres agissent de la même manière dans l'oeil, telles que celles qui se trouvent en Dauphiné sur la montagne de Sassenage près de Grenoble ; il prétend que les plus petits yeux d'écrevisses peuvent aussi produire le même effet. Voyez Lémery, Dictionnaire des drogues. (-)