S. m. thymelaea, (Histoire naturelle, Botanique) genre de plante à fleur monopétale, en quelque façon infundibuliforme, et divisée en quatre parties : le pistil sort du fond de la fleur, et devient un fruit qui a la figure d'un œuf, qui est succulent dans quelques espèces et sec dans d'autres, et qui renferme une semence oblongue. Tournefort, instit. rei herb. Voyez PLANTE (I).

GAROU, THYMELEE DE MONTPELLIER, TRENTANEL, (Mat. médic.) les anciens médecins se servaient, pour purger les sérosités, des feuilles de cette plante et de ses fruits, qui étaient connus sous le nom de granum chidium, selon plusieurs auteurs ; car d'autres pensent que ces grains étaient les baies de lauréole. Voyez LAUREOLE.

Ce purgatif est si violent, qu'on a fait sagement de le bannir de l'usage de la Médecine, du-moins pour l'intérieur. Ce serait un fort mauvais raisonnement, et dont on se trouverait très-mal, de se rassurer contre le danger que nous annonçons ici, parce qu'on saurait que les perdrix et quantité d'autres oiseaux sont très-friands de ce fruit, et qu'ils n'en sont point incommodés : l'analogie des animaux ne prouve rien sur le fait des poisons. Voyez POISON.

La racine de cette plante prise intérieurement, est un poison mortel, selon Camérarius ; on s'en sert quelquefois extérieurement, lorsqu'elle est seche, pour faire couler les sérosités dans les migraines et dans les fluxions sur les yeux. Dans ces cas, on perce l'oreille, et on y passe un petit morceau de cette racine ; mais l'emplâtre épipastique ordinaire préparé avec les cantharides, appliqué derrière l'oreille ou à la nuque du cou, fournit un secours de la même classe, plus efficace et moins dangereux. Voyez VESICATOIRE. (b)