S. m. (Botanique) M. de Tournefort place cette plante parmi les fenouils, et l'aurait appelée volontiers foeniculum alpinum, perenne, capillaceo folio, odore medicato, si le nom de meum n'était approuvé par le long usage. Les Anglais la nomment spignel.

Les racines du meum sont longues d'environ neuf pouces, partagées en plusieurs branches, plongées dans la terre obliquement et profondément ; de leur sommet naissent des feuilles, dont les queues sont longues d'une coudée, et cannelées. Ces feuilles sont découpées jusqu'à la côte, en lanières très-étroites comme dans le fenouil, plus nombreuses, plus molles et plus courtes.

Du milieu de ces feuilles s'élèvent des tiges semblables à celles du fenouil, cependant beaucoup plus petites, striées, creuses, branchues et terminées par des bouquets de fleurs blanches, disposées en manière de parasol. Elles sont composées de plusieurs pétales en rose, portés sur un calice qui se change en un fruit à deux graines, oblongues, arrondies sur le dos, cannelées et aplaties de l'autre côté : elles sont odorantes, amères, un peu âcres. Comme la racine du meum est de celles qui subsistent pendant l'hiver, elle reste garnie de fibres chevelues vers l'origine des tiges, et ces fibres sont les queues des feuilles desséchées.

Pline dit que le meum était de son temps étranger en Italie, et qu'il n'y avait que des médecins en petit nombre qui le cultivaient ; présentement il vient de lui-même en abondance, non-seulement en Italie, mais encore en Espagne, en France, en Allemagne et en Angleterre.

On ne se sert que de la racine dans les maladies, quoiqu'il soit vraisemblable que la graine ne manquerait pas de vertus pour atténuer et diviser les humeurs visqueuses et ténaces. On nous apporte cette racine séchée des montagnes d'Auvergne, des Alpes et des Pyrénées. Elle est oblongue, de la grosseur du petit doigt, branchue, couverte d'une écorce de couleur de rouille de fer en-dehors, pâle en-dedans, et un peu gommeuse. La moèlle qu'elle renferme est blanchâtre, d'une odeur assez suave, approchante de celle du panais, mais plus aromatique ; et d'un goût qui n'est pas désagréable, quoiqu'un peu âcre et amer.

Cette racine de meum n'était pas inconnue aux anciens Grecs ; ils l'appelaient athamantique, peut-être parce qu'ils estimaient le plus celle qu'on trouvait sur la montagne de Thessalie, qui se nommait athamante. Elle entre encore d'après l'exemple des anciens, dans le mithridate et la thériaque de nos jours. On multiplie la plante qui fournit le meum, soit de graine, soit de racine, et cette dernière méthode est la plus prompte. (D.J.)

MEUM, (Matière médicale) meum athamantique, est chez les Droguistes une racine oblongue de la grosseur du petit doigt, branchue, dont la grosseur est de couleur de rouille de fer en-dehors, pâle en-dedans, un peu gommeuse, renfermant une moèlle blanchâtre d'une odeur assez agréable, presque comme celle du panais, mais cependant plus aromatique ; d'un goût qui n'est pas désagréable, quoiqu'il soit un peu âcre et amer. On nous l'apporte séchée des montagnes d'Auvergne, des Alpes et des Pyrénées.

Le meum n'était pas inconnu aux anciens Grecs ; ils l'appellent athamantique, ou parce qu'il a été inventé par Athamas, fils d'Eole et roi de Thebes, ou parce qu'on regardait comme le plus excellent celui qui naissait sur une montagne de Thessalie appelée athamante. Geoffroi, matière medicale. Le meum est compté avec raison parmi les atténuans les plus actifs, les expectorants, les stomachiques, carminatifs, emmenagogues et diurétiques. On s'en sert fort peu cependant dans les prescriptions magistrales ; il entre dans plusieurs compositions officinales, et la thériaque. On en retire une eau distillée simple, qui étant aromatique, doit être une eau distillée simple, qui étant aromatique, doit être comptée parmi les eaux distillées utiles. Voyez EAU DISTILLEE. Cette racine est aussi un ingrédient utile de l'eau générale de la Pharmacopée de Paris. (b)