S. m. (Architecture) c'était devant le temple de Salomon, une place carrée entourée de portiques. Par imitation on donne aujourd'hui le même nom à la place qui est devant la principale face d'une grande église, comme par exemple le parvis de Notre-Dame à Paris.

PARVIS, (Critique sacrée) atrium en latin, chazer en hébreu ; il signifie dans l'Ecriture la cour d'une maison. Petrus verò sedebat foris in atrio, Mat. XVIe 69. Item la salle d'une maison, Esth. VIe 5, de plus, la maison entière : cum fortis armatus custodit atrium suum, Luc. XIe 21. Il signifiait aussi l'entrée de quelque lieu que ce fût : in atrio carceris, Jérém. xxxij. 2 et 12. Mais il marque le plus ordinairement les grandes cours du temple de Jérusalem, qu'on appelait le parvis des Gentils, parce qu'il était permis aux gentils d'y venir ; la seconde cour dite parvis d'Israèl, parce que tous les Israèlites, pourvu qu'ils fussent purifiés, avaient droit de s'y présenter ; ensuite le parvis des prêtres, dans lequel eux et les lévites exerçaient leur ministère ; le peuple n'entrait dans cette dernière cour, que lorsqu'il présentait quelque victime, sur la tête de laquelle il devait mettre les mains en l'offrant au Seigneur.

Ce mot désigne encore la ville d'Enon, située aux confins de la terre promise et de Damas, Ezéch. xlvij. 17. Enfin il se prend pour la ville même de Jérusalem ; stantes erant pedes nostri in atriis tuis Jerusalem, Ps. 121. 2. (D.J.)

PARULIE, s. f. terme de Chirurgie ; tumeur inflammatoire qui survient aux gencives ; elle se termine quelquefois par suppuration ; et lorsqu'à l'occasion de la carie de l'os maxillaire, il survient excroissance fongueuse, on l'appelle apulie. Voyez à la fin de l'article GENCIVES, les maladies auxquelles ces parties sont sujettes.

Le mot de paruli vient du grec , juxtà, proche, et de , ginciva, gencive.

La saignée, et les décoctions émollientes qu'on tient dans la bouche, peuvent procurer la résolution des parulies bénignes ; l'application d'une figue grasse, ou d'un morceau de pain d'épice, favorise la suppuration. Voyez PAIN D'EPICE. Il ne faut pas différer l'ouverture d'une parulie, de crainte que l'érosion de la matière ne s'étende jusqu'à l'os maxillaire, et ne devienne la cause d'accidents. Les lotions vulneraires et détersives conviennent après l'ouverture de la tumeur.

Les fistules qui succedent aux parulies sont ordinairement entretenues par la carie d'une dent, et l'extraction de cette dent en est le remède essentiel. Voyez FISTULE. (Y)