S. m. (Littérature) chef des héraults sacrés dans les mystères de Cerès ; sa fonction était d'écarter les profanes, et toutes les personnes excluses de la fête par les loix ; d'avertir les initiés de ne prononcer que des paroles convenables à l'objet de la céremonie, ou de garder un silence respectueux ; enfin de réciter les formules de l'initiation.

L'hiéroceryce représentait Mercure, ayant des ailes sur le bonnet, et la verge, le caducée à la main, en un mot tout l'appareil que les poètes donnent à ce dieu.

Ce sacerdoce était perpétuel, mais il n'imposait point la loi du célibat : on peut même fortement présumer le contraire par l'exemple du Dadouque ; ainsi, selon toute apparence, la loi du célibat ne regardait que l'hiérophante seul, à cause de l'excellence de son ministère.

Au reste, la dignité d'hiéroceryce appartenait à une même famille ; c'était à celle des Céryces descendue de Céryx, dernier fils d'Eumolpe, et qui par conséquent était une branche des Eumolpides, quoique ceux qui la composaient donnassent Mercure pour père à Céryx ; mais c'était sans-doute parce que ce dieu protégeait la fonction de héraut, héréditaire dans leur famille. (D.J.)