S. f. (Histoire ancienne) formé du grec , bois, et de , je porte.

La xylophorie était une fête des Hébreux, dans laquelle on portait en solennité du bois au temple, pour l'entretien du feu sacré qui brulait toujours sur l'autel des holocaustes. Nous ne trouvons cette fête marquée dans aucun endroit de l'Ecriture ; mais Josephe en fait mention, liv. II. de la guerre des Juifs, c. xvij. et l'on croit communément qu'elle fut instituée dans les derniers temps de la nation, lorsque la race des Nathinéens étant presqu'éteinte, les prêtres et les lévites n'avaient plus de serviteurs pour leur préparer et leur apporter le bois nécessaire aux sacrifices. Voyez NATHINEENS.

Selden veut que cette provision se fit dans le mois Ab, qui revient à-peu-près à Juillet. D'autres la mettent au mois Elul, qui répond à notre mois d'Aout. Les rabbins enseignent qu'on préparait avec grand soin le bois qui devait être brulé sur l'autel ; qu'on le nettoyait très-proprement, et qu'on n'y laissait ni pourriture, ni rien de gâté et de vermoulu. Mais on sait quel fond il y a à faire sur la plupart de leurs traditions. Calmet, diction. de la bible.