S. m. (Histoire ancienne) en latin latro. C'étaient originairement des braves, qu'on engageait par argent ; ceux qui les avaient engagés les tenaient à leurs côtés ; de-là ils furent appelés laterones et par ellipse latrones. Mais la corruption se mit bientôt dans ces troupes ; ils pillèrent, ils volèrent, et latro se dit pour voleur de grand chemin. Il y en avait beaucoup au temps de Jésus-Christ ; ils avaient leur retraite dans les rochers de la Trachonite, d'où Hérode eut beaucoup de peine de les déloger. Les environs de Rome en étaient aussi infestés. On appela latrones ceux qui attaquaient les passants avec des armes ; grassatores ceux qui ne se servaient que de leurs poings.

LARRON, (Jardinage) est une branche gourmande. Voyez GOURMAND.

LARRON, terme d'Imprimerie, c'est un pli qui se trouve dans une feuille de papier, lequel, quand les Imprimeurs n'ont pas soin de l'ôter avant que la feuille passe sous la presse, cause une défectuosité qui se manifeste lorsqu'on donne à cette feuille son étendue naturelle, par un blanc déplacé, ou interruption d'impression ; les Imprimeurs entendent aussi par larron le même effet produit par un petit morceau de papier qui se trouve sur la feuille qu'ils impriment, et qui vient à se détacher au sortir de la presse, ce cas est même plus fréquent que le premier.

LARRONS les îles des (Géographie) Voyez MARIANES iles.

LARVES, s. m. pl. (Mythologie) c'étaient, dans le sentiment des anciens Romains, les âmes des mécants qui erraient çà et là, pour effrayer et tourmenter les vivants ; larva signifie proprement un masque ; et comme autrefois on les faisait si grotesques, qu'ils épouvantaient les enfants : on s'est servi de ce nom pour désigner les mauvais génies, que l'on croyait capables de nuire aux hommes. On les appelait autrement lémures. Voyez LEMURES, LEMURIES, LARES, LUTINS et GENIES.