S. f. (Divination) sorte de magie ou de divination, qui consistait à évoquer les âmes des morts.

Ce mot est formé du grec , âme, et , divination.

Les cérémonies usitées dans la psychomancie étaient les mêmes que celles qu'on pratiquait dans la nécromancie. Voyez NECROMANCIE.

C'était ordinairement dans des caveaux souterrains et dans des antres obscurs qu'on faisait ces sortes d'opérations, surtout quand on désirait de voir les simulachres des morts, et de les interroger. Mais il y avait encore une autre manière de les consulter, et qu'on appelait aussi psychomancie, dont toutefois l'appareil était moins effrayant. C'était de passer la nuit dans certains temples, de s'y coucher sur des peaux de bêtes, et d'attendre en dormant l'apparition et les réponses des morts. Les temples d'Esculape étaient surtout renommés pour cette cérémonie. Il était facile aux prêtres imposteurs de procurer de pareilles apparitions, et de donner des réponses ou satisfaisantes ou contraires, ou ambiguès.

Julien l'apostat, pour rendre odieuses les veilles que les premiers fidèles faisaient aux tombeaux des martyrs, les accusait d'y évoquer les morts. Il eut été facile à ceux-ci de récriminer : mais S. Cyrille répondit encore plus solidement, que ce qui avait été interdit aux Juifs, comme une superstition diabolique, n'était point, à plus forte raison, pratiqué par les Chrétiens. Aussi est-ce des payens et des juifs idolâtres qu'Isaïe avait dit : qui habitant in sepulchris et in delubris idolorum dormiunt. In delubris idolorum dormiebant, ubi stratis pellibus hostiarum incubare soliti erant ut somnis futura cognoscèrent : dit S. Jerôme dans son commentaire sur cet endroit d'Isaïe ; et Delrio dit qu'on appelait ces temples psychomantea, parce qu'on prétendait que les dieux ou les ombres des morts y apparaissaient.

(a) PSYCHOLOGIE, dans les cours ordinaires, la doctrine de l'âme n'est qu'une partie de la Pneumatologie ou doctrine des esprits, qui n'est elle même qu'une partie de la Métaphysique. Mais M. Wolf dans la disposition philosophique de son cours, a fait de la Psychologie une partie distincte de la Philosophie, à laquelle il a consacré deux volumes ; l'un pour la Psychologie empyrique ; l'autre pour la Psychologie raisonnée, et il a placé cette tractation immédiatement après sa Cosmologie, parce qu'il en découle des principes pour presque toutes les autres parties, comme les notes suivantes le justifient.

(b) Au droit naturel. On démontre dans le droit naturel, quelles sont les bonnes et les mauvaises actions. Or la raison de cette qualification des actions, ne peut se deduire que de la nature humaine, et en particulier des propriétés de l'âme. La connaissance de l'âme doit précéder l'étude du droit naturel.

(c) A la Théologie naturelle. Nous ne pouvons arriver à la notion des attributs divins, qu'en dégageant la notion des propriétés de notre âme de ses imperfections et de ses limitations. Il faut donc commencer par acquérir dans la Psychologie, des idées distinctes de ce qui convient à notre âme, pour en abstraire les principes généraux, qui déterminent ce qui convient à tous les esprits, et par conséquent à Dieu.

(d) A la Philosophie pratique. L'Etique ou la Morale a pour objet principal d'engager les hommes à pratiquer les vertus, et à fuir les vices, c'est-à-dire, de déterminer en général les appétits de l'âme d'une manière convenable. Qui ne voit donc que cette détermination des appétits demande qu'on se représente distinctement la substance dans laquelle ils résident ?

(e) A la Logique. Quoique par des raisons particulières, on ait conservé à la Logique le premier rang entre les parties de la Philosophie, elle ne laisse pas d'être subordonnée à la Psychologie, entant qu'elle lui emprunte des principes sans lesquels elle ne pourrait faire sentir la différence des idées, ni établir les règles du raisonnement qui sont fondées sur la nature et les opérations de l'âme.