Teinturier

S. m. terme de Teinturier ; c'est l'action de finir une étoffe en noir par le Teinturier du petit teint, lorsqu'elle a été guesdée ou passée sur la cuve du bleu par le Teinturier du grand teint. Voyez GUESDE, BLEU, INTURETURE.
S. f. (Teinturier) c'est ainsi que les Teinturiers appellent la noix de galle, dont ils font grand usage. Voyez TEINTURE.
(Teinturier) Voyez TERRA-MERITA, ou l'article TEINTURE.
adj. pris subst. (Teinturier) se dit de l'écume qui parait à la surface du bain de la cuve.
sub. m. (Teinturier) c'est la partie de l'art de la Teinture qui consiste à s'assurer par différentes expériences de la qualité du teint qu'on a donné aux étoffes, aux soies, aux laines, etc. Nous en traiterons au long à l'article TEINTURE. Voyez cet article.
(Teinturier) c'est l'une des sept belles teintures en rouge Voyez TEINTURE.

On croit que la graine qui la donne, appelée par les Arabes kermès, se trouve sur une espèce de chêne qui croit en grande quantité dans les landes de Provence et du Languedoc, d'Espagne et de Portugal : celle du Languedoc passe pour la meilleure ; celle d'Espagne est fort petite, et ne donne qu'un rouge blanchâtre. Cette graine doit se cueillir dès qu'elle est mûre ; elle n'est bonne que quand elle est nouvelle, et elle ne peut servir que dans l'année où on la cueille : passé ce temps, il s'y engendre une sorte d'insecte qui la ronge. Le P. Plumier qui a fait quelques découvertes sur la graine d'écarlate, a observé que le mot arabe kermès qui signifie un petit vermisseau, convient assez bien à cette drogue, qui est l'ouvrage d'un insecte, et non pas une graine. L'arbrisseau sur lequel on la trouve, s'appelle ilex aculeata cocci-glandifera. On voit au printemps sur ses feuilles et sur ses rejetons, une sorte de vésicule, qui n'est pas plus grosse qu'un grain de mil ; elle est formée par la piqûre d'un insecte qui y dépose ses œufs : à mesure que cette vésicule croit, elle devient de couleur cendrée, rouge en-dessous ; et quand elle est parvenue à sa maturité, ce qu'il est facile de connaitre, on la recueille en forme de petites noix de galles. Voyez COCHENILLE.

S. m. (Teinturier) Voyez l'article suivant GAUDE.
adject. (Gramm. & Teint.) couleur qui participe du blanc, du jaune & de la chair.

ISABELLE, (Maréchallerie) poil de cheval tirant sur le jaune clair. Les chevaux isabelles ont quelquefois les crins & la queue isabelle ; mais il y en a un plus grand nombre à crins blancs ou à crins noirs.

ISABELLE, (Géogr.) petite ville de l'Amérique dans l'île espagnole, sur la Jahja, bâtie par Christophe Colomb en 1493, dans un terroir fertile & très-sain. Long. 307. 5. lat. 19. 55. (D.J.)

adj. (Grammaire, Physique et Teinturier) couleur brillante, et celle qui réfléchit le plus de lumière après le blanc. Voyez COULEUR et LUMIERE.

Il y a plusieurs substances jaunes qui deviennent blanches, en les mettant alternativement pendant quelque temps au soleil et à la rosée, telles sont la cire, la toile de chanvre, etc. Voyez BLANCHISSEMENT, POIL, etc.

(terme de Teinturier) adoucissement, diminution d'une couleur, depuis la plus sombre jusqu'à la plus claire de la même espèce.

Il y a des nuances de rouge, de verd, de bleu, de gris-de-lin, de jaune, etc. et chaque nuance contient huit ou neuf dégradations de couleurs.

Les maîtres et gardes des teinturiers en soie sont obligés par leurs statuts et réglements de teindre tous les deux ans deux livres de soie de seize sortes de nuances en cramoisi ; savoir, quatre rouges, quatre écarlates, quatre violettes et quatre canelles, pour servir d'échantillons matrices sur lesquels les débouillis des soies de pareilles nuances doivent être faits.