Sellier

S. m. (Ouvrage de Sellier-Carrossier, de Charron, de Serrurier) c'est une voiture commode et même quelquefois très-somptueuse, suspendue à des soupentes ou fortes courroies de cuir, et monté de roues sur lesquelles elle se meut. Voyez ROUE, TIMON, SOUPENTE, AVANT-TRAIN, ARRIERE-TRAIN, etc.

S. f. terme de Sellier ; ce sont de petites courroies de cuir assujetties avec des clous aux arçons de la selle, pour y attacher les sangles d'un cheval ou autre bête de somme. Dict. du Comm. de Trév. et Dish.
adj. qui est garni de bonne étoffe, en terme de Sellier. Un carrosse bien étoffé, est celui dont les bois, les cuirs, les velours, etc. sont d'une bonne qualité.

ETOFFE. Les Corroyeurs appellent un cuir lissé, bien étoffé de suif, de chair et de fleur, celui où le suif a été mis bien épais des deux côtés.

ETOFFER, v. act. en terme de Sellier, signifie employer de bonne étoffe, et n'y épargner ni la qualité ni la quantité.

S. m. terme de Sellier, petit bout de courroie attaché au derrière de la selle, pour trousser les étriers quand on est descendu de cheval, ou que le cheval est à l'écurie.
S. m. terme de Sellier, etc. c'est une sorte de rideau que l'on met aux portières des voitures ou des croisées des appartements ; il se roule de lui-même sur une tringle mise en mouvement par un ressort ; quand on veut s'en servir, pour se garantir du soleil, on le tire, et on l'assujettit à une agraffe qui est au-bas de la portière, ou de la croisée ; il se relève de lui-même dès qu'on l'ôte de l'agraffe. Les stores, quoique d'une grande commodité, et d'une petite dépense, sont d'une invention toute nouvelle ; on se servait auparavant de rideaux qui n'ont point les mêmes avantages. (D.J.)
S. m. terme de Sellier, petit siege qu'on met sur le devant d'un carrosse coupé, pour suppléer au défaut d'un second fond ; ce siege peut se lever et se baisser. (D.J.)
S. m. (terme de Sellier) pièce de bois cintré qui s'élève sur l'arçon du derrière d'une selle, et qui sert à en affermir les battes. (D.J.)
ou WURST, s. m. (Sellier) c'est ainsi que l'on nomme une voiture découverte, à quatre roues, sur laquelle est un siege fort long, qui peut recevoir 8, 10, et même jusqu'à 12 ou 15 personnes placées les unes auprès des autres, et assises jambes deçà et jambes delà. Cette voiture a été inventée en Allemagne, où chez les princes on s'en sert pour mener à la chasse un grand nombre de personnes. Le mot wurst est allemand, et signifie boudin ; il lui a été donné à cause de la forme du siege sur lequel on est assis. Quoique cette voiture soit assez incommode, on l'a imitée en France ; le siege est communément garni de crin et recouvert de quelque étoffe, pour qu'il soit moins dur.