Boyaudier

v. act. terme de Boyaudier, c'est faire tremper les boyaux dans le chaudron à mesure qu'ils sont lavés, pour les amollir un peu et les disposer à recevoir la préparation suivante, qui est le dégraissage. Il n'y a point de temps fixe pour faire tremper ces boyaux ; quelquefois il ne faut qu'un jour pour les amortir, et quelquefois davantage ; cela dépend communément de la chaleur et du temps qu'il fait. Voyez CORDES A BOYAU et DEGRAISSAGE.
S. m. (terme de Boyaudier) c'est ainsi que ces ouvriers appellent des espèces de hottes dans lesquelles les boyaux de moutons ou d'agneaux sont portés de la boucherie dans leurs atteliers.
v. act. c'est, en Maçonnerie, donner une ou plusieurs couches de blanc à colle sur un mur sale, après y avoir passé un lait de chaux, pour rendre quelque lieu plus clair et plus propre. (P)

BLANCHIR, terme de Boyaudier, c'est tremper les boyaux dans une tinette ou chauderon, immédiatement après qu'ils ont été dégraissés ; pour achever de les nettoyer : c'est de cette tinette où on les met blanchir, que des femmes les retirent pour les coudre.

BLANCHIR, en terme de Chaudronnier ; c'est donner le lustre aux chauderons, chaudières, poellons, etc. sur le tour avec une paroire. Voyez PAROIRE.

en terme de Boyaudier, c'est l'action de tourner les cordes en rond, et de les assembler par douzaines.
v. act. en terme de Boyaudier. C'est l'action d'assembler les cordes à boyau en paquets de douze douzaines chacun.
S. m. en terme de Boyaudier, c'est un tissu de crin, avec lequel on frotte les cordes à boyau pour les débarrasser des graisses ou autres matières qui n'en sont point tombées dans les opérations antérieures.

* FROTTOIR, terme de Chapelier, c'est une espèce de petite pelote de quatre ou cinq pouces en carré, dont les Chapeliers se servent pour donner le lustre à leurs chapeaux. Le frottoir est un petit sac rempli de crin ou de bourre, et couvert de velours d'un côté et de drap de l'autre. Voyez CHAPEAU et CHAPELIER, et les Planches du Chapelier.