(Histoire moderne) ce qui appartient à l'empereur ou à l'empire. Voyez EMPEREUR et EMPIRE.

On dit sa majesté impériale, couronne impériale, armée impériale. Couronne impériale. Voyez COURONNE. Chambre impériale, est une cour souveraine établie pour les affaires des états immédiats de l'empire. Voyez CHAMBRE.

Il y a en Allemagne des villes impériales. Voyez aux articles suivants IMPERIALES villes.

Diete impériale, est l'assemblée de tous les états de l'empire. Voyez DIETE.

Elle se tient ordinairement à Ratisbonne ; l'empereur ou son commissaire, les électeurs, les princes ecclésiastiques et séculiers, les princesses, les comtes de l'empire, et les députés des villes impériales y assistent.

La diete est divisée en trois colléges, qui sont ceux des électeurs, des princes, et des villes. Les électeurs seuls composent le premier, les princes, les prélats, les princesses et les comtes le second, et les députés des villes impériales, le troisième.

Chaque collège a son directeur qui propose et préside aux délibérations. L'électeur de Mayence l'est du collège des électeurs, l'Archevêque de Saltzbourg et l'archiduc d'Autriche, président à celui des princes ; et le député de la ville de Cologne, ou de toute autre ville impériale où se tient la diete, est directeur du collège des villes.

Dans les dietes impériales, chaque principauté a sa voix ; mais les prélats (c'est ainsi qu'on appelle les abbés et prevôts de l'empire) n'ont que deux voix, et tous les comtes n'en ont que quatre.

Quand les trois colléges sont d'accord, il faut encore le consentement de l'empereur, et sans cela les résolutions sont nulles : s'il consent on dresse le recès ou résultat des résolutions, et tout ce qu'il porte est une loi, qui oblige tous les états médiats et immédiats de l'empire. Voyez RECES DE L'EMPIRE, DIETE, COLLEGE.

IMPERIALES (villes), Droit public german. en allemand reichs sttadte. On appelle villes libres et impériales, certaines villes, qui ne reconnaissant point de souverain particulier, sont immédiatement soumises à l'empire et à son chef qui est l'empereur. Ces villes se trouvant exemptes de la juridiction du souverain, dans les états duquel elles sont situées, ont séance et droit de suffrage à la diete de l'empire, comme en étant des états immédiats ; autrefois les villes médiates y avaient aussi le même droit, mais elles en sont excluses aujourd'hui ; c'est pour cela que Brème et Hambourg n'en jouissent point.

On ne convient pas de l'origine des villes impériales, mais elle ne peut remonter que depuis Charlemagne, qui le premier donna lieu à murer les villes en Allemagne. On commença par les monastères, afin de garantir des religieux et des religieuses desarmés contre les insultes des barbares. On fit la même chose pour les cités où demeuraient les évêques, auxquels on permit de faire murer leur résidence. Henri l'Oiseleur acheva d'établir l'usage des villes, en établissant des marchés dans les villes, et en les fortifiant pour la défense de l'empire.

Le nombre des évêques et des ducs s'augmentant de jour en jour, fit aussi multiplier les villes ; les empereurs qui seuls avaient le privilège de donner les droits municipaux à une nouvelle ville, accordèrent aux évêques, aux ducs, et aux comtes, la permission d'en bâtir. Ensuite l'abus que plusieurs ducs et comtes firent de leur autorité, et l'oppression qu'ils exercèrent, ayant causé des désordres dans l'empire, donna quelquefois occasion aux empereurs de soustraire certaines villes à la juridiction de ces seigneurs.

Les évêques n'eurent pas d'abord la souveraineté de leurs métropoles, qui ne reconnaissaient que les empereurs et leurs officiers ; mais ces prélats ayant avec le temps obtenu des états en souveraineté, voulurent l'exercer aussi sur leurs métropoles. De-là tant de querelles entre les évêques et les villes métropolitaines, et qui ont été différemment terminées. Quelques-unes de ces villes, comme Cologne, Lubeck, Worms, Spire, Augsbourg, ont conservé leur liberté : d'autres, comme Munster, Osnabrug, Treves, Magdebourg, ont été obligées de reconnaître la juridiction de leurs évêques pour le temporel.

Les ligues auxquelles donnèrent occasion les interrègnes et les troubles de l'empire, telle que fut celle du Rhin, la Hanse teutonique, la confédération de Souabe, furent cause que diverses villes se voyant appuyées par une alliance, devinrent indépendantes. Quoiqu' avec le temps la plupart aient été contraintes de rentrer sous l'obéissance, à mesure que le pouvoir de leurs anciens souverains croissait, il s'en trouve néanmoins qui ont tenu tête aux princes qui voulaient les réduire, et qui ont eu le bonheur de conserver malgré eux leur liberté. D'autres se sont maintenues dans la possession de plusieurs grands privilèges ; telles sont les villes de Brunswick, Rostock, Wismar, Stralsund, Osnabrug, Herford.

Il est encore arrivé que durant les guerres civiles, des villes se sont attachées au parti de l'empereur, qui pour les récompenser, les a honorées des privilèges de villes impériales. Lubeck fut redevable de sa liberté à la proscription de Henri le Lion. D'autres villes étant riches, et leurs souverains dans le besoin, ou portés de bonne volonté pour elles, ont pu racheter leur liberté pour de l'argent ; c'est ce qu'a fait la ville de Lindau ; Ulme se conduisit de même envers l'abbaye de Reichenaw, racheta d'elle à beaux deniers comptants son indépendance, et pour lors Louis de Bavière la déclara ville impériale.

Plusieurs villes impériales ont été sujettes dans le cours des siècles à diverses révolutions ; telles, quoiqu' impériales, ont été forcées de se soumettre à leurs évêques, et telles autres ont été engagées par les empereurs ; mais aujourd'hui la plupart ont obtenu le privilège de ne pouvoir être engagées. Plusieurs de ces villes s'étant trouvées plus faibles que les princes contre lesquels elles étaient en guerre, sont restées sous la domination des vainqueurs : telles sont Attembourg, Chemnitz, Zwickau, autrefois villes impériales ; et enfin subjuguées par Fréderic marggrave de Misnie. Constance ayant refusé de recevoir l'interim, a été mise au banc de l'empire par Charles-Quint, et forcée de se soumettre ; d'autres villes impériales ont été absolument perdues pour l'empire, comme Basle, Berne, Zurich, qui aujourd'hui sont du corps de la république des Suisses. Metz, Toul, et Verdun, par la paix de Munster ; Strasbourg et autres par la paix de Ryswick, ont été cédées à la France.

On partage présentement les villes impériales d'Allemagne sous deux bancs, qui sont celui du Rhin, et celui de Suabe. Voyez IMPERIALES villes (Géog.).

Mais il faut lire Struvii syntagma Juris publici, Jenae 1711. in-4 °. pour de plus amples instructions sur l'origine, les droits, et les privilèges des villes nommées impériales. (D.J.)

IMPERIALE (ville) Géographie ville immédiatement soumise à l'empire, et à son chef. Voyez l'article IMPERIALES (villes) Droit public german. On compte présentement quarante-neuf villes impériales, divisées en deux bancs, qui sont ceux du Rhin et de Suabe.

Les villes du banc du Rhin, au nombre de treize, sont Cologne, Aix-la Chapelle, Lubeck, Worms, Spire, Francfort sur le Mein, Goslar, Mulhausen, Nordhausen, Wetzlar, Gelnhausen, Dortmund et Friedberg.

Celles du banc de Suabe, au nombre de trente-six, sont Ratisbonne, Augsbourg, Nuremberg, Ulm, Memmingen, Kaufbeuren, Eslingen, Reutlingen, Nordlingen, Dunckelspihel, Biberach, Aalen, Bopfingen, Gihengen, Rotenbourg, Halle, Rotweil, Uberlingen, Pfullendorf, Weil, Hailbron, Buchorn, Wangen, Gemnid, Lindau, Ravensbourg, Winsheim, Wimpfen, Offembourg, Zell, Buchau, Leutkirk, Schweinfurt, Kempten, Weissembourg, et Gengenbach.

Il y a eu plusieurs autres villes impériales qui ont été démembrées, soit par cession, soit par aliénation des empereurs ; il y en avait huit à dix dans l'Alsace seule, Strasbourg, Haguenau, Colmar, Schelstat, Landau, Keisersberg, Rosheim, Turcheim, etc. conquises par Louis XIV. et sur lesquelles l'Empire a cédé son droit de souveraineté à la France.

Les villes impériales subsistantes, font le troisième collège de la diete ; mais ce collège des villes n'est presque plus aux dietes que le témoin de ce qui se passe entre les deux autres colléges, celui des électeurs et celui des princes. Il est vrai que le collège des villes a droit de connaître de toutes les affaires qui concernent l'Empire ; mais ce droit ne consiste guère à consulter, il consiste seulement à conclure au point que ses résolutions n'ont aucune force, si elles sont différentes de celles des deux autres colléges que je viens de nommer. Le directoire de celui-ci est tenu d'ordinaire par le magistrat de la ville impériale où la diete est convoquée ; et si c'est dans une ville qui ne soit pas impériale, la première ville de chaque banc le fait exercer alternativement par son syndic. (D.J.)

* IMPERIALES, s. f. pl. (Manufacture d'ourdissage) serges fabriquées de laine fine de taison du pays de Languedoc, ou de laine d'Espagne de pareille qualité.

Elles auront quarante-trois portées et demi de quarante fils chacune, faisant dix-sept cent quarante fils, qui seront passés dans des peignes larges de quatre pans, pour avoir quatre pans moins un pouce au sortir du métier, et trois pouces et demi au retour du foulon.

Celles du Gevaudan seront de dix-neuf portées de quatre-vingt-seize fils chacune, et passées en peignes ou rots de quatre pans moins un doigt, pour avoir en toîle quatre pans moins deux doigts de large, et au retour du foulon trois pans et demi, mesure de Montpellier, ou trois quarts d'aune, mesure de Paris.

Nous avons douze cannes quatre pans de longueur en toile, pour revenir à douze cannes foulées, ou vingt aunes de Paris. Libre aux manufacturiers de doubler ou tripler cette longueur, sauf l'attention de les marquer par des montres placées à chaque douze cannes quatre pans, qu'ils seront obligés de couper avant que de les exposer en vente.

Et les ouvriers mettront à un coin du chef de chaque pièce le nom du lieu, avec du fil ou coton, si la pièce est en toile.

Les tondeurs payeront cinquante livres d'amende, si pliant quelque pièce, ils laissent dehors le bout où sera le nom du lieu de la fabrique. Combien de sottises ! sans compter la défense de sortir ces étoffes de la province, sans avoir été visitées et marquées à Montpellier et à Nismes par les inspecteurs.

IMPERIALE, s. f. (Menuiserie) est le châssis d'un lit, ou le dessus de la caisse d'un carrosse.

IMPERIALE, (Jeu) nom d'une sorte de jeu de cartes qu'on croit, avec quelque vraisemblance, avoir été ainsi nommé, parce que ce fut un empereur qui le mit le premier en crédit. On le joue comme le piquet à deux personnes, et à trente-deux cartes, le roi, dame, valet, as, dix, neuf, huit et sept. Il y a quelques provinces où on le joue à 36 cartes, y ajoutant les six de chaque couleur.

On convient de ce que l'on veut jouer avant de commencer, et à combien d'impériales se jouera la partie. Le nombre ordinaire des impériales, dont est composée une partie, est de cinq ; mais on peut l'augmenter et le diminuer au gré des joueurs, qui peuvent être trois si on le juge à propos, en jouant toutefois nécessairement avec trente-six cartes.

C'est un avantage pour celui qui donne ; celui qui tire la plus haute carte fait, en quoi l'impériale est différente du piquet où la plus haute carte fait battre et donner les cartes par son adversaire.

Celui qui fait commence donc à donner les cartes alternativement à soi-même ou à son adversaire deux à deux ou trois à trois, il tourne ensuite la carte qui est immédiatement derrière le talon, et cette carte s'appelle la triomphe. Voyez TRIOMPHE.

Au jeu de l'impériale, les cartes ont toujours la même valeur, et cette valeur est aussi la même qu'à tous les autres jeux de cartes selon l'ordre qui suit, le roi, la dame, le valet, l'as, le dix, neuf, huit, sept et six, la plus forte enlevant toujours la plus faible.

Lorsque l'on joue à trois, il ne reste point de cartes ; et celui qui fait tourne la dernière des cartes qu'il se donne, et c'est la triomphe du coup.

Le premier à jouer assemble d'abord toutes les cartes de la même couleur comme au jeu de piquet, et fait son point de même. Si son adversaire ne le pare avec un plus haut, il compte quatre points, et en cas d'égalité, c'est le premier en cartes qui compte par droit de primauté.

S'il a quelque impériale, il doit la montrer avant que d'accuser son point, sans quoi elle ne lui vaudrait rien. Voyez IMPERIALES.

Celui qui a dans son jeu le roi, la dame, le valet et l'as de la couleur dont il tourne, compte pour cela deux impériales. Ces impériales étalées sur la table, on compte alors le point, comme on l'a déjà dit plus haut ; et celui qui est le premier à jouer, jette une carte, celle de son jeu qu'il juge à propos, forçant son antagoniste de prendre, s'il peut, avec une carte de la même couleur, et de couper s'il n'en a point.

Après que l'on a joué de la sorte toutes les cartes, celui qui a plus de mains compte quatre points pour chaque levée qu'il a de plus que les six qu'il doit avoir, et il les marque pour lui.

Si l'on joue à trois, le premier à jouer est obligé de faire atout. Le reste du jeu se joue comme à deux ; car si l'on fait plus de quatre levées, on marque quatre points pour celles qu'on a de plus.

Quant à la manière dont on marque ses points au jeu de l'impériale, on le fait avec des fiches et des jetons ; les fiches servent à marquer les impériales, et les jetons tous les quatre points dû. à ceux qui font plus de six levées à deux, et de quatre à trois ; et lorsque l'on a six jetons de marqués, l'on les lève et l'on met une fiche à leur place, parce que six jetons font 24 points qui valent une impériale.

Si celui qui a fait, tourne un honneur, il marque pour lui un jeton.

Celui qui coupe avec le six de triomphe, ou avec le sept à son défaut, ou même l'as, le valet, la dame, le roi, ou bien jouant ce six ou ce sept autrement, et faisant la main, marque autant de jetons qu'il a levé d'honneurs.

Celui qui ne fait point la levée avec un honneur qu'il a joué, son adversaire en ayant un plus fort que le sien, ne compte point pour l'honneur qu'il a joué ; mais celui qui l'a pris, marque pour les deux qu'il a levé. De même, celui qui ayant joué le six de triomphe ou le sept, s'il n'y a point de six, perdrait la main que l'autre leverait par une triomphe qui ne serait pas un honneur, il ne laisserait pas de marquer à son avantage l'honneur qu'il leverait, encore qu'il ne l'ait pas joué. Ayant fini de jouer ses cartes, un joueur qui en trouve de plus que les douze qu'il doit avoir de son jeu, marque quatre points pour chaque levée qu'il a de surplus que l'autre.

Nous avons dit que vingt-quatre points faisaient une impériale. Mais ces points pris à plusieurs fais, peuvent être effacés, s'il y en a moins que vingtquatre. Par exemple, si un joueur avait marqué du coup précédent, dix, quinze ou vingt points, moins ou plus, pourvu que cela n'aille pas à vingt-quatre, et que son adversaire se trouve avoir une impériale en main le coup d'après, ou retournée, elle rendrait ses points nuls, et il serait obligé de les démarquer, sans que celui qui aurait une impériale démarquât rien, à moins que son adversaire n'en eut une aussi.

L'impériale que l'on marque pour six jetons assemblés en divers coups, efface de même les points que l'adversaire peut avoir.

On doit commencer à compter par la tourne, puis les impériales que l'on a en main, ou celles qui sont retournées et le point, les honneurs suivent le point, et ensuite ce que l'on a levé de cartes de plus que celles de son jeu.

A l'égard des règles prescrites dans le jeu de l'impériale, elles sont d'autant moins variables qu'elles sont fondées sur la manière dont il se joue, et tirées du fond même de ce jeu, comme on peut le voir dans les suivantes. Lorsque le jeu se trouve faux, c'est-à-dire, lorsque le nombre des cartes n'y est pas, le coup où l'on s'en aperçoit est nul, mais les précédents sont bons, et valent de même que si le jeu eut été complet.

On doit faire refaire, s'il y a quelques cartes retournées dans le jeu.

Celui qui renonce, c'est-à-dire, ne joue pas de la couleur qu'on lui a demandée, en ayant dans son jeu, perd deux impériales. Les cartes ne se donnent que par trois ou par quatre.

Qui oublie de compter son point, ne peut le compter après le coup, non plus que les impériales.

Pour compter ses impériales, il faut les avoir accusées devant le point.

On ne peut mêler son jeu au talon, sous peine de perdre la partie.

Qui donne mal, perd son tour et une impériale.

Le jeu est bon, quoiqu'il y ait une carte de retournée au talon.

On compte quatre points pour un honneur qu'on a levé, soit qu'on l'ait jeté ou non.

On perd une impériale, lorsque pouvant prendre une impériale, on ne le prend pas, soit qu'on ait de la couleur jouée, soit qu'on manque à couper quand on le peut.

Une impériale en main ou retournée, lorsqu'elle vaut, efface les points que son adversaire a. Il en est de même de l'impériale faite de six jetons assemblés à diverses reprises.

On profite des fautes que son adversaire fait, et on marque les impériales qu'il perd.

Une impériale faite avec des points des cartes qui surpassent le nombre de celles de son jeu, ne laisse aucuns points marqués à l'autre joueur ; au lieu qu'une impériale finie par les honneurs, ne peut point empêcher de marquer ce que l'on gagne de cartes.

La tourne est reçue à finir la partie par préférence à une impériale en main.

L'impériale en main passe devant une impériale tournée, si elle a lieu. L'impériale tournée devant le point, le point devant l'impériale qu'on fait tomber, et celle-ci devant les honneurs, et les honneurs devant les cartes qui font les derniers points du jeu à compter.

L'impériale retournée et celle que l'on fait tomber, n'ont lieu que lorsque l'on joue sans restriction. Voyez IMPERIALE RETOURNEE et IMPERIALE qu'on fait tomber.

L'impériale qu'on fait tomber n'a lieu que dans la couleur qui est triomphe.

L'impériale de triomphe en main, en vaut deux sans compter la marque des honneurs. Celui qui est le premier en cartes, marque son point par droit de primauté, quand l'autre joueur l'a égal. On ne quitte point la partie sans le consentement respectif des joueurs, sous peine de la perdre.

IMPERIALE, en termes du jeu de ce nom, signifie un certain nombre de cartes formant entr'elles une séquence régulière, ou étant toutes d'une même valeur. Il y a plusieurs sortes d'impériales, comme sous les noms de première, seconde impériales, d'impériales tournées ou retournées, et d'impériales qu'on fait tomber. Voyez chacun de ces mots à leur article.

IMPERIALE RETOURNEE est celle qui se fait lorsqu'ayant dans sa main trois cartes de la même valeur ou de la même couleur, on tourne la quatrième, après avoir donné les cartes qu'il faut donner à chacun.

IMPERIALE qu'on fait tomber est celle qu'on acheve avec des triomphes qu'on leve, n'en ayant dans sa main qu'une partie de ce qu'il en faut pour faire une impériale.

IMPERIALE (premiere) est un assemblage de quatre cartes de la même valeur, comme les quatre rais, les quatre dames, les quatre valets, les quatre sept, si le jeu n'a que trente-deux cartes, et les quatre six s'il en a trente-six.

IMPERIALE (seconde) c'est une séquence de quatre cartes de la même couleur, comme le roi, la dame, le valet et l'as.

IMPERIALE, (Géographie) ville de l'Amérique méridionale au Chili, à quatre lieues de la mer du Sud, au bord de la rivière de Cauter. Elle a été fondée par le gouverneur Pierre Valdivia en 1551, à 39 lieues de la Conception, où l'évêque s'est retiré depuis la prise de la ville par les Indiens. Elle est dans un pays charmant, sur une roche escarpée ; mais il lui manque un bon port, à cause des bancs de sable, qui y mettront toujours un obstacle invincible. Long. 305. latit. mérid. 38. 40. (D.J.)