sub. m. substance qui se trouve dans la mer, et que l'on avait mise presque jusqu'à présent au rang des végétaux, et au nombre des plantes de mer. Les Botanistes ont distingué plusieurs espèces d'alcyonium ; on en trouve douze dans les Institutions de M. de Tournefort : mais comme on ne pouvait reconnaitre ni feuilles ni fleurs ni semences dans aucune de ces espèces, on ne leur a donné aucun caractère générique. Le degré de consistance, la couleur, la grandeur, et la figure de ces prétendues plantes, servaient de caractères spécifiques : mais le meilleur moyen de les reconnaitre est d'en voir les gravures dans différents auteurs, comme le conseille M. de Tournefort. On en trouve aussi des descriptions détaillées, Histoire pl. Jo. Bauh. tom. III. liv. XXXIX. Histoire plant. Raii, tom. I. etc. Enfin on a reconnu que ces prétendues plantes doivent être soustraites du règne végétal, et qu'elles appartiennent au règne animal. On est redevable de cette découverte à M. Peyssonel ; il a reconnu que l'alcyonium était produit et formé par des insectes de mer qui sont assez ressemblans aux polypes. Cette observation a été confirmée, et elle s'étend à la plupart des substances que l'on croyait être des plantes marines. Voyez PLANTES MARINES, POLYPIER. Le mot alcyonium vient d'alcyon, parce qu'on a cru que l'alcyonium avait quelque rapport avec cet oiseau pour son nid. En effet, il y a des alcyonium qui sont creux et spongieux, et que l'on a bien pu prendre pour des nids d'oiseaux. (I)