Non classifié

signifie en général la même chose qu'oiseau. Voyez OISEAU.

Mais en prenant ce mot dans un sens plus particulier, il s'applique à ce que l'on appelle volaille, ou à cette espèce de gros oiseaux domestiques ou sauvages que l'on éleve, ou que l'on poursuit à la chasse, pour être servis sur nos tables : comme les coqs d'indes, les oies, les coqs, les poules, et les canards sauvages ou domestiques, les faisans, les perdrix, les pigeons, les bécassines, etc. Voyez CHASSE AUX OISEAUX.

v. neut. c'est le mouvement progressif que fait en plein air un oiseau, ou tout autre animal qui a des ailes. Voyez VOL et OISEAU.

Le voler est naturel ou artificiel.

Le voler naturel est celui qui s'exécute par l'assemblage et la structure des parties que la nature a destinées à cette action : telle est la conformation de la plupart des oiseaux, des insectes et de quelques poissons.

S. f. c'est la chasse avec les oiseaux de proie ; on dit, il a la haute volerie, qui est celle du faucon sur le héron, canards, grues, et le gerfaut sur le sacre et le milan.

adj. terme d'Ecole ; la plupart des philosophes emplaient le mot volontaire dans le même sens que celui de spontanée, et ils l'appliquent à ce qui procede d'un principe intérieur, accompagné d'une parfaite connaissance de cause : comme lorsqu'un chien court à son manger, ils disent que c'est-là un mouvement volontaire.

Aristote et ses sectateurs restraignent le terme de volontaire aux actions produites par un principe intérieur qui en connait toutes les circonstances. Ainsi pour qu'une action soit volontaire, ils demandent deux choses ; la première, qu'elle procede d'un principe intérieur ; comme lorsqu'on se promene pour se divertir, ils disent que cette action est volontaire, parce que c'est un effet de la volonté qui commande, et de la faculté mouvante qui obéit, l'une et l'autre étant des principes intérieurs. Au contraire, le mouvement d'un homme que l'on traine en prison est une action involontaire, parce qu'elle ne part ni de sa volonté, ni de sa faculté mouvante.

ce mot n'est pas français, quoiqu'il se lise dans le Trévoux ; c'est voguer que disent les Potiers de terre et autres ouvriers. Voyez VOGUER.
S. m. terme de Taillandier, l'on nomme ainsi dans la communauté des maîtres taillandiers de Paris, ceux d'entr'eux qui font des vrilles, et autres légers outils de fer ou d'acier, propres aux orfévres, graveurs, chauderonniers, armuriers, sculpteurs, menuisiers, etc. on les appelle aussi tailleurs de limes. Savary. (D.J.)
détroit de, ou VEGATZ, ou VAIGATS, ou détroit de Nassau : (Géographie moderne) détroit entre les Samoyedes et la nouvelle Zemble. Il fait la communication entre les mers de Moscovie et de Tartarie.

On a cherché longtemps par ce détroit un passage à la Chine et au Japon, et ce projet n'est pas encore abandonné. Le premier qui fit cette tentative, fut Hughes Willoughby, en 1553 ; après lui, Etienne Burrough entreprit la même recherche en 1556. Les capitaines Arthur Peety et Charles Jackman poursuivirent la même entreprise en 1580, par ordre de la reine Elisabeth : ils passèrent le détroit de Weigatz, et entrèrent dans la mer qui est à l'est. Ils y trouvèrent une si grande quantité de glaces, qu'après avoir essuyé de grands dangers et des fatigues extraordinaires, ils furent contraints de revenir sur leurs pas : le mauvais temps les écarta, et l'on n'a jamais eu de nouvelles de Peety ni de son équipage.

LE, (Jeu) ou WHIST, jeu de cartes, mi-parti de hazard et de science. Il a été inventé par les Anglais, et continue depuis longtemps d'être en vogue dans la grande-Bretagne.

C'est de tous les jeux de cartes, le plus judicieux dans ses principes, le plus convenable à la société, le plus difficile, le plus intéressant, le plus piquant, et celui qui est combiné avec le plus d'art.

Il est infiniment plus judicieux dans ses principes que le reversi, et plus convenable à la société, parce qu'on sait d'avance ce qu'on peut perdre dans une partie ; et qu'on ne vous immole point à chaque coup, en vous faisant des compliments que dicte le mensonge. On n'y donne point de prérogative despotique à une seule carte, et l'on n'y connait point de dictateur perpétuel, comme est le redoutable spadille ou le maudit quinola.

(Jeux de cartes) Voyez WHISK.
terme de relation, prière d'action de grâces que font les pauvres arabes après leur repas. Les grands seigneurs arabes invitent souvent des gens du petit peuple, et même des pauvres, à manger avec eux ; ces sortes de conviés se lèvent toujours d'abord qu'ils ont fini de manger, et pour lors ils ne manquent jamais de dire à haute voix xamdellilha, mot qui signifie Dieu soit loué. Ce discours est très-noble, et ne s'adresse point au maître de la maison ; mais à Dieu seul qui est l'auteur de tous les biens. (D.J.)
S. f. terme de relation, c'est le nom que les Turcs donnent à la femme qui couche la mariée le jour de ses nôces. Deloir. (D.J.)
S. m. terme de relation, nom des anciens rois du Pérou, et des princes de leur famille ; ce nom signifie seigneur, prince du sang royal. Le roi s'appelait proprement capac-ynca, c'est-à-dire grand-seigneur. Leurs femmes se nommaient pallas, et les princes simplement yncas. Avant l'arrivée des Espagnols, ils étaient extrêmement puissants et redoutés. Les peuples les regardaient comme fils du soleil, et croyaient que les yncas du sang royal n'avaient jamais commis de faute. Ils avaient de beaux palais, des jardins superbes, des temples magnifiques, et des peuples soumis. Voyez l'histoire des yncas, par Garcilasso de la Vega. (D.J.)
S. m. terme de relation, sorte de boisson des Indes, composé de malsi moulu, torréfié, mis en fermentation dans un vaisseau avec une certaine quantité d'eau ; on y ajoute un peu de poivre d'Amérique, pour donner à la liqueur de la force et de la couleur. (D.J.)
S. f. (Histoire mod. Superstition) c'est le nom que les Méxicains donnaient à une de leurs fêtes solennelles, qui se célébrait au mois de Mai, en l'honneur de leur dieu Vitziliputzli. Deux jeunes filles, consacrées au service du temple, formaient une pâte composée de miel et de farine de maïz, dont on faisait une grande idole, que l'on parait d'ornements très-riches, et que l'on plaçait ensuite sur un brancard. Le jour de la fête, dès l'aurore, toutes les jeunes filles mexicaines, vêtues de robes blanches, couronnées de maïz grillé, ornées de bracelets et de guirlandes de la même matière, fardées et parées de plumes de différentes couleurs, se rendaient au temple pour porter l'idole jusqu'à la cour. Là des jeunes gens la recevaient de leurs mains, et la plaçaient au pied des degrés, où le peuple venait lui rendre ses hommages ; ensuite de quoi on portait le dieu en procession vers une montagne, où l'on faisait promptement un sacrifice ; on partait de-là avec précipitation, et après avoir fait deux nouvelles stations, on revenait à Mexico. La procession était de quatre lieues, et devait se faire en quatre heures. On remontait le dieu dans son temple, au milieu des adorations du peuple, et on le posait dans une boète parfumée et remplie de fleurs : pendant ce temps, de jeunes filles formaient avec la même pâte dont l'idole était faite, des masses semblables à des os, qu'elles nommaient les os du dieu Vitziliputzli. Les prêtres offraient des victimes sans nombre, et bénissaient les morceaux de pâte que l'on distribuait au peuple ; chacun les mangeait avec une dévotion merveilleuse, croyant se nourrir réellement de la chair du dieu. On en portait aux malades, et il n'était point permis de rien boire ou manger avant que de l'avoir consommée. Voyez l'hist. générale des voyages, tom. XII. in-4°. pag. 547. et suiv.
S. m. terme de relation ; c'est une sorte de boisson médicinale, commune dans les Indes occidentales ; elle se fait de petites fêves cuites, avec une plante aromatique, que ceux du pays appellent épazolt. On use de cette boisson dans les maladies du poumon.
S. m. terme de relation ; nom des princes arabes d'une dynastie qui a regné en Afrique. Cette dynastie fut fondée par Zeïre, l'an 362 de l'hégire, et dura jusqu'en 543.
S. m. terme de relation ; nom donné à des sectaires mahométants, qui avaient embrassé la secte de ravendiach, dont le chef se nommait Ravendi. Ils croyaient la métempsycose, et tâchèrent en vain de persuader à Almansor, second khalife abbasside, que l'esprit de Mahomet avait passé dans sa personne : bien loin d'accepter les honneurs divins, qu'en conséquence ils voulaient lui rendre, il punit sévèrement leur basse flatterie. (D.J.)
S. m. (Lythol. anc.) pierre précieuse transparente, qui selon Pline, l. XXXVII. c. ix. est marquetée de taches noires et blanches, et a beaucoup de rapport avec une autre qu'il appelle iris ; nous ne savons point aujourd'hui quelle pierre ce peut être. (D.J.)
c'est parmi les Confiseurs, couper l'écorce d'un citron du haut en-bas par petites bandes, les plus minces qu'il se peut.
S. m. terme de relation, nom d'une secte mahométane, fort bizarre dans ses opinions. Les Zindikites craient que tout ce qui a été créé est Dieu, n'admettent point de providence ni de résurrection des morts. Golius prétend que Zindick, auteur de cette secte, la moins nombreuse qu'il y ait au monde, était un mage sectateur de Zoroastre. Il est vraisemblable que ces Zindikites, dont parle Ricaut, sont les mêmes que ceux dont Pietro della Valle fait mention, et qu'il appelle Ehl-Eltahkikes, gens de certitude, qui, dit-il, craient que les quatre éléments sont Dieu, sont l'homme, sont toutes choses. Nous avons eu semblablement parmi les chrétiens, au commencement du treizième siècle, un certain David de Dinant, qui n'admettait aucune distinction entre Dieu et la matière première. Enfin Spinosa s'est avisé dans le dernier siècle de forger de cette rêverie un système extravagant. (D.J.)
S. m. terme de relation, enfant de tribu chez les Turcs. Le serrail où on les tient est à un des coins de l'atméydan ; on choisit les zulufdgilers entre les enfants les mieux faits, et les plus capables d'instruction. Le nom de zuluf veut dire moustache, parce qu'on laisse croitre à ces enfants sur le haut de leur tête deux longues moustaches, contre l'ordinaire des Turcs, qui ont ordinairement la tête rasée. Du Loir. (D.J.)