S. m. (Histoire ecclésiastique d'Orient) ce mot, dit la Boulaye, signifie dans le Levant, une réjouissance qu'on célèbre par la mort de quelque animal, que l'on fait cuire tout entier pour le manger ensuite entre plusieurs convives. Mais on lit dans les mémoires des missions du Levant, tom. IV. p. 37. que le korban était autrefois un sacrifice d'usage parmi les Chrétiens orientaux, qui consistait à conduire avec pompe un mouton sur le parvis de l'église ; le prêtre sacrificateur bénissait du sel et le mettait dans le gosier de la victime ; il faisait ensuite quelques prières, après lesquelles il égorgeait le mouton. La victime étant égorgée, le sacrificateur s'en appropriait une bonne partie, et abandonnait le reste aux assistants, qui en faisaient un festin. Korban en hébreu signifie offrande, oblation, de karab, offrir. Dictionn. de Trévoux.

(Le Chevalier DE JAUCOURT.)