S. m. pl. (Théologie) nom que l'on a donné à une partie de l'Ecriture sainte, que les Juifs appellent chetuvim. Voyez BIBLE, etc. Ce mot est composé d', saint, et de , j'écris. Ce nom est fort ancien. Saint Jérôme fait souvent mention de ces livres, et saint Epiphane les appelle simplement .

Les Juifs divisent les saintes Ecritures en trois classes : la loi qui comprend les cinq livres de Moyse ; les prophetes qu'ils appellent neviim, et les chetuvim que les Grecs appellent hagiographa, et qui contiennent les livres des pseaumes, des proverbes, de Job, de Daniel, d'Esdras, des chroniques, du cantique des cantiques, de Ruth, des lamentations, de l'Ecclésiaste et d'Esther.

Les Juifs donnent aussi quelquefois à ces livres le nom d'écrits par excellence, comme ayant été composés d'après l'interprétation immédiate du Saint-Esprit. C'est ainsi qu'en parlent Kimchi dans sa préface sur les pseaumes ; Maimonides, in more Nevoch et Elias Levite, dans son thisbi. Cependant ils distinguent les hagiographes des prophetes, parce que les premiers n'ont point reçu la matière de leurs livres par la voie qu'ils appellent prophetia, laquelle consiste en songes, visions, souffles, paroles entendues, extases, etc. mais purement et simplement par l'inspiration et la direction du Saint-Esprit. Voyez INSPIRATION.

On appelle encore hagiographe en général, tout auteur qui a travaillé sur la vie et les actions des saints. Ainsi en ce sens les Bollandistes sont les plus savants et les plus volumineux hagiographes que nous ayons. (G)