Joaillier

v. act. en terme de Bijoutier et autres ouvriers en métaux ; c'est donner le vif ou le dernier poli ou lustre à un ouvrage, par le moyen du rouge d'Angleterre détrempé avec de l'esprit-de-vin, et de la pierre-ponce détrempée dans de l'eau-de-vie ou du vinaigre.

AVIVER, terme de Doreur. Aviver une figure de bronze pour la dorer, c'est la nettoyer et la gratter légèrement avec un burin ou autre semblable outil, ou la frotter avec de la pierre-ponce ou autre matière semblable. Cela se fait pour la rendre plus propre à prendre ou recevoir la feuille d'or, qui ne veut rien de sale ou d'impur lorsqu'on l'applique dessus, après toutefois avoir chauffé la figure, ou ce qu'on veut dorer. Le mot d'aviver signifie donner de la vivacité, et rendre la matière plus vive et plus nette, et dans ce sens on s'en sert en diverses rencontres, quand on parle de joindre les métaux et de les souder ensemble. Voyez la figure de l'avivoir, Planche II. du Doreur, fig. 8.

terme d'Architecture, ou une plate-bande, c'est en assembler les voussoirs et claveaux sur les ceintres de charpente, et les fermer avec la clé.

On dit aussi bander un câble, en faisant tourner le treuil d'un gruau ou la roue d'une grue pour élever une pierre. (P)

BANDER une voile, c'est, en Marine, coudre à la voile des morceaux de toile de travers ou diagonalement, afin qu'elle dure plus longtemps. (Z)

BANDER, v. act. en terme de Bijoutier, c'est redresser une moulure, par exemple, en la bandant au banc sans la tirer avec violence. Voyez BANC.

S. m. terme de Joaillier, pierre précieuse qui n'est que polie, et qu'on a laissée telle qu'on l'a trouvée, c'est-à-dire à laquelle on a seulement ôté ce qu'elle avait de brut, sans lui donner aucune figure particulière. On dit surtout rubis-cabochon. Voyez RUBIS.
terme de Bijoutier, se dit de la gorge d'un étui, sur laquelle se glisse la partie supérieure de l'étui, appelée bonnet.
qu'il semble qu'on devrait écrire carré, est un adjectif dont on a fait un substantif, qui désigne dans les arts mécaniques et des instruments et des formes, où se fait particulièrement remarquer celle du carré, c'est-à-dire, de la figure à quatre côtés perpendiculaires l'un à l'autre, et égaux entr'eux. V. ces différentes acceptions dans les art. suivants.

CARRE, s. m. en terme de Bijoutier, c'est proprement le pilier qui fait l'angle d'une tabatière. Il se tire au banc. Voyez BANC A TIRER.

v. act. et neut. en termes de Bijoutier ; c'est surbaisser avec une chape de champ d'une pièce, et le réduire à la hauteur précise où il doit rester, soit pour y incruster quelques pierreries, soit pour y placer des émaux. Voyez ÉMAILLER. Dans ce dernier cas, les fonds qu'on a champlevés, doivent être flinqués, c'est-à-dire piqués avec un burin, tel que la rape de Menuisier.

S. m. en terme de Bijoutier ; c'est une espèce d'anneau soudé, ou au-dessus, ou au-dessous d'un bijou en forme de boite. C'est l'ensemble des charnons qui forme la charnière ; ils sont au-dessus en même nombre qu'au-dessous, du moins pour l'ordinaire. Ils sont soudés de manière qu'il s'en puisse insérer un du dessus entre deux du dessous, et remplir l'interstice si exactement, que les trois pièces n'en paraissent faire qu'une. Le grand art du Bijoutier, après ce qui dépend du gout, consiste à bien faire une charnière. Voyez l'article CHARNIERE, et à l'article TABATIERE, la manière de faire le charnon et la charnière.

S. m. (Bijoutier, Metteur en œuvre et autres Artistes) espèce de porte-foret. Cet outil est une branche de fer ou d'acier garnie vers les deux tiers d'une boule de cuivre, au-dessous de laquelle la branche devenue plus grosse et limée carrément, est percée de même à l'intérieur, pour y emmancher le foret que l'on enchâsse avec un repoussoir qui s'introduit par un trou qui traverse la branche au-dessus du foret.

Au-dessus de la boule est un morceau de bois qui traverse la branche, aux deux extrémités duquel s'attache une peau d'anguille qui passe par un anneau qui est en tête de la branche. Pour mettre le drille en jeu, il faut faire tourner l'arbre de fer jusqu'à ce que, reployant la peau d'anguille sur lui-même, la traverse de bois se soit élevée jusqu'à l'anneau de la tête. On appuie ensuite sur les deux extrémités de la traverse, et on la fait descendre rapidement. Entrainé pour lors par la force du mouvement orbiculaire, il n'a besoin que d'être aidé dans son action ; en appuyant sur la traverse, lorsqu'elle se dévide, et allégeant la main, lorsqu'elle se releve. Le foret mu par cette force, agit directement et rapidement sur les parties que l'on veut percer ; on s'en sert particulièrement pour percer les appliques.

S. m. en terme de Bijoutier et autres ouvriers en métaux, c'est une aiguille ou fil rond d'acier, dont on aplatit et élargit un bout : on y forme une pointe, et on trempe cette partie de l'aiguille ; on forme ensuite sur la pierre à l'huile, le long des deux pans de cette partie large, deux tranchans, et on se sert de cet outil pour nettoyer le dedans des charnons des tabatières ; cette opération rend les dedans des charnons exactement ronds, bien égaux de grosseur, nettoyés d'impuretés.

adj. pris subst. (Bijoutier) composition blanche dont l'éclat approche de celui du diamant, mais qui n'en a pas la solidité à beaucoup près : car c'est de toutes les pierres de composition la plus tendre.