Fortification

terme de Fortification, voyez QUEUE D'ARONDE. C'est ainsi qu'on appelle les ailes ou les branches d'un ouvrage à corne ou à couronne, lorsqu'elles vont en se rapprochant vers la place, en sorte que la gorge se trouve moins étendue que le front. (Q)
S. f. (Fortification) petit château à l'antique, fortifié de tourettes. Voyez CHATEAU et TOUR. Telle est la bastille de Paris, qui semble être le seul château qui ait retenu ce nom : l'on commença de la bâtir en 1369, par ordre de Charles V. elle fut achevée en 1383 sous le règne de son successeur, et sert principalement à retenir des prisonniers d'état.

S. m. (Fortification) est une grande masse de terre ordinairement revêtue de maçonnerie ou de gason, qu'on construit sur les angles de la figure que l'on fortifie, et même quelquefois sur les côtés lorsqu'ils sont fort longs. Sa figure est à-peu-près celle d'un pentagone ; il est composé de deux faces qui forment un angle saillant vers la campagne, et de deux flancs qui joignent les faces à l'enceinte. Voyez FACE et FLANC. Son ouverture vers la place se nomme sa gorge. Voyez GORGE et DEMI-GORGE.

S. f. en terme de Fortification, est une sorte de défense faite communément d'osier ou de branches d'arbres entrelacées, et plissées de travers entre deux rangs de bâtons d'environ la hauteur d'un homme, plantés en terre à la distance de quatre ou cinq pieds l'un de l'autre. On s'en sert particulièrement à la tête de la tranchée, lorsqu'elle s'étend de front vers les glacis. Les blindes servent à mettre les travailleurs à couvert. et empêchent l'ennemi de voir leurs ouvrages.

terme de Fortification, est une espèce d'angle saillant que l'on construit dans un siège au pied du glacis. Cet ouvrage s'appelle plus communément fleche. Voyez FLECHE. (Q)

BONNETTE, s. f. (Marine) ce sont de petites voiles dont on se sert lorsqu'il y a peu de vent ; on les ajoute aux autres voiles du vaisseau pour les agrandir, ou on les met en particulier pour avoir plus grand nombre de voiles.

Bonnettes maillées. Ces bonnettes servent à allonger les basses voiles pour aller plus vite quand il fait beau temps : on les attache à des mailles, c'est-à-dire, à des oeillets qui sont près de la ralingue, après quoi on amarre les écoutes aux pointes des bonnettes.