Marine & Rivière

S. m. terme de Marine et de Rivière ; instrument de bois rond par la poignée et plat par le bas, et dont on se sert pour faire aller sur l'eau un bachot ou une nacelle. Voyez RAME.
S. m. terme de Marine et de Rivière, se dit de la perte ou fausse consommation qui se fait des diverses liqueurs qui sont dans le vaisseau pour l'usage journalier de l'équipage, ou qui en composent la charge, comme vins, eaux-de-vie, huile, etc. c'est ce qui fait dire des marchandises sujettes au coulage. On passe toujours sur la consommation une certaine quantité pour le coulage.

S. f. DÉBACLAGE, s. m. terme de Marine et de Rivière ; c'est un mot dont on se sert pour désigner l'action de débarrasser les ports. Faire la débacle, c'est retirer les vaisseaux vides qui sont dans le port, pour faire approcher des quais ou du rivage ceux qui sont chargés. (Z)

DEBACLE, terme de Rivière ; c'est la rupture des glaces qui arrive tout-à-coup après qu'une rivière a été prise pendant quelque temps. Voyez DEGEL. (Z)

v. act. terme de Marine et de Rivière ; c'est débarrasser un port. Voyez DEBACLE.

DEBACLER, v. n. terme de Rivière, se dit de la rivière quand les glaces partent et s'en vont tout-d'un coup.

S. f. terme de Marine et de Rivière, il se dit d'une côte qui est escarpée et presque coupée à pic. On remarque qu'auprès des côtes écores et élevées, on trouve presque toujours beaucoup de fond.

Le bord ou les extrémités d'un banc de sable, ou de tout autre danger, s'appellent les écores, et on les distingue en écores de l'est et de l'ouest, du nord ou du sud. Le banc de Terre-neuve a ses écores de l'est, lorsqu'on vient de France pour entrer sur ce banc ; et ses écores de l'ouest, lorsqu'on l'a traversé pour aller à l île de Terre-neuve, ou à l île royale. (Z)