Histoire ancienne & moderne

S. f. (Histoire ancienne et moderne) sorte de chaussure ou pantoufle fort riche, qui était faite d'or, de soie, ou d'autres étoffes précieuses, et que portaient autrefois les dames grecques et romaines ; elle consistait en une semelle, dont l'extrémité postérieure était creusée pour recevoir la cheville du pied, la partie supérieure du pied restant découverte.

Térence dit, en parlant de cette sorte de chaussure,

Utinam tibi commitigari videam sandalis caput.

plut-à-Dieu qu'elle vous cassât la tête avec sa sandale.

ou SHAMMANES, s. m. pl. (Histoire ancienne et moderne) c'est ainsi que l'on nommait des prêtres ou philosophes indiens, qui vivaient dans les déserts et les forêts. Suivant S. Clément d'Aléxandrie, les sarmanes n'habitaient jamais dans les villes, ni dans des maisons ; ils ne se nourrissaient que de fruits, ne buvaient que de l'eau, ne se vétissaient que d'écorces d'arbres, et gardaient le célibat.

S. m. pl. (Histoire ancienne et moderne) nation belliqueuse fort adonnée à la piraterie, qui était une colonie des Cimbres, c'est-à-dire des habitants de la Chersonese cimbrique, connue aujourd'hui sous le nom de Jutland. En sortant de ce pays leur premier établissement fut dans le district qui forme aujourd'hui les duchés de Sleswick et de Holstein, d'où ils s'étendirent au loin et occupèrent d'abord le pays situé entre le Rhin et l'Elbe, ensuite ils s'emparèrent de la Westphalie, de la Frise, de la Hollande et de la Zélande. Les Saxons ont, dit-on, une origine commune avec les Francs et les Suéves. Ils subjuguèrent les Angles, peuple du Holstein, avec qui ils furent confondus sous le nom d'Anglo-Saxons. Ce furent ces derniers qui sous la conduite de Hengist et de Horsa, firent vers l'an 450 la conquête d'une grande partie de l île de la grande Bretagne, où ils avaient été appelés par les Bretons abandonnés des Romains, et qui à leur défaut, leur demandaient du secours contre les Pictes. Ils possédèrent ce pays jusqu'à la conquête des Danois. Quant aux autres Saxons, Charlemagne leur fit longtemps la guerre, et parvint enfin à les soumettre, et les força d'embrasser la religion chrétienne.

S. m. (Grammaire et Histoire ancienne et moderne) dans l'origine, le sceptre n'était qu'une canne ou bâton que les rois et les généraux portaient à la main pour s'appuyer ; et c'est ce qu'on appelle en terme de médaille hasta pura, une pique ou halebarde sans fer qu'on voit à la main des divinités ou des rois : c'est le sentiment de Nicod, qui parait d'autant plus fondé que Justin raconte que le sceptre des premiers roix était une lance. Cet historien ajoute que dans l'antiquité la plus reculée les hommes adoraient la haste ou le sceptre comme des dieux immortels, et que de son temps encore on mettait par cette raison un sceptre à la main des dieux. Celui de Neptune était son trident.