Histoire

S. f. (Histoire en générale) rapport historique des affaires d'un état, rédigées par ordre des années. Voyez AN. La différence qui se trouve entre les annales et l'histoire, est un point différemment traité par divers auteurs. Quelques-uns disent que l'histoire est proprement un récit des choses que l'auteur a vues, ou du moins auxquelles il a lui-même assisté ; ils se fondent pour cela sur l'étymologie du mot histoire qui signifie en Grec, la connaissance des choses présentes ; et dans le vrai, ἱστορεῖν signifie voir : au contraire, disent-ils, les annales rapportent ce que les autres ont fait, et ce que l’écrivain ne vit jamais. Voyez HISTOIRE.

S. m. pl. (Histoire) peuples que quelques-uns croient être les habitants de la Zélande ; d'autres, d'anciens habitants du territoire voisin de celui de Mastricht : selon Bécan, les Arboriches occupaient le pays qui est entre Anvers et la Meuse.
S. m. pl. (Histoire) anciens peuples de la Sarmatie, qui, si l'on en croit Herodote, naissaient chauves, avaient le menton large, peu de nez, et le son de la voix différent de celui des autres hommes, ne vivaient que de fruits, et ne faisaient jamais la guerre à leurs voisins, qui touchés de respect pour eux, les prenaient souvent pour arbitres de leurs différends.
(HISTOIRE) Littér. nom que l'on a donné à un corps d'histoire de Constantinople imprimé au Louvre dans le courant du xvij. siècle. Il est composé de différents auteurs grecs, éclaircis, commentés et publiés successivement par différents savants. Les premiers parurent en 1645.
S. m. plur. (Histoire) secte des Juifs qui suit et pratique la Cabale, qui interprete l'Ecriture selon les règles de la Cabale prise au second sens que nous avons expliqué. Voyez CABALE.

Les Juifs sont partagés en deux sectes générales ; les Karaïtes, qui ne veulent pas recevoir les traditions, ni le thalmud, mais le seul texte de l'Ecriture (Voyez KARAÏTES) ; et les Rabbinistes ou Thalmudistes, qui outre cela reçoivent encore les traditions, et suivent le Thalmud. Voyez RABBINISTES.