terme de Théologie ; Coèssentiel, qui est de la même substance. Voyez SUBSTANCE. Les orthodoxes craient que le fils de Dieu est consubstantiel à son père. Voyez TRINITE, PERE, etc.

Le terme , consubstantiel, fut choisi et adopté par les pères du concile de Nicée, pour exprimer la doctrine de l'Eglise avec plus de précision, et pour servir de barrière et de précaution contre les erreurs et les surprises des Ariens qui convenaient de toutes choses, excepté de la consubstantialité. Voyez ARIANISME et HOMOOUSIOS.

Ils allaient jusqu'à reconnaitre que le fils était véritablement Dieu, parce qu'il avait été fait Dieu ; mais ils niaient qu'il fût un même Dieu et une même substance que le père. Aussi firent-ils toujours tout ce qu'ils purent pour abolir l'usage de ce terme. On persécuta les défenseurs de ce terme. Constance fit tous ses efforts pour obliger les évêques à supprimer le terme de consubstantiel dans le symbole, mais la vérité triompha, et ce terme s'est conservé jusqu'aujourd'hui.

Sandius prétend que le terme de consubstantiel était inconnu avant le concile de Nicée ; mais on l'avait déjà proposé au concile d'Antioche, lequel condamna Paul de Samosate, en rejetant pourtant le mot de consubstantiel. Courcel au contraire a soutenu que le concile de Nicée avait innové dans la doctrine, en admettant une expression dont le concile d'Antioche avait aboli l'usage.

Selon S. Athanase, le mot de consubstantiel ne fut condamné par le concile d'Antioche, qu'entant qu'il renferme l'idée d'une matière préexistente, et antérieure aux choses qui ont été formées, et que l'on appelle coèssentielles. Or en ce sens le père et le fils ne sont point consubstantiels, parce qu'il n'y a point de matière préexistente. Voyez le dict. de Trév. (G)