S. m. plur. (Théologie) nom de secte. Les lolards sont une secte qui s'éleva en Allemagne au commencement du xiv. siècle. Elle prit son nom de son auteur nommé Lolhard Walter qui commença à dogmatiser en 1315.

Le moine de Cantorbery dérive le mot lolard de lolioud qui signifie de l'ivraie, comme si le lolard était de l'ivraie semée dans le champ du seigneur. Abelly dit que lolard signifie louant Dieu, apparemment de l'allemand loben, louer, et herr, seigneur ; parce qu'ils faisaient profession d'aller de côté et d'autre en chantant des pseaumes et des hymnes.

Lolard et ses sectateurs rejetaient le sacrifice de la messe, l'extrême-onction et les satisfactions propres pour les péchés, disant que celle de J. C. suffisait. Il rejetait aussi le baptême qu'il soutenait n'avoir aucune efficace, et la pénitence qu'il disait n'être point nécessaire. Lolard fut brulé vif à Cologne en 1322.

On appela en Angleterre les sectateurs de Wiclef lolards, à cause que ses dogmes avaient beaucoup de conformité avec ceux de cet hérésiarque. D'autres prétendent qu'ils viennent des lolards d'Allemagne. Voyez WICLEFITES.

Ils furent solennellement condamnés par Thomas d'Arundel archevêque de Cantorbery, et par le concile d'Oxford. Voyez le Dictionn. de Trévoux.