Non classifié

diminuer, affoiblir, v. a. Voyez ALTERATION.

S. f. se dit quelquefois pour exprimer le changement d'ordre qu'on peut donner à plusieurs choses ou à plusieurs personnes, en les plaçant successivement les unes auprès des autres, ou les unes après les autres. Ainsi trois lettres a, b, c, peuvent subir une alternation en six façons différentes ; a b c, a c b, b a c, b c a, c b a, c a b.

L'alternation est une des différentes espèces de combinaisons. Voyez COMBINAISON. En voici la règle. Pour trouver toutes les alternations possibles d'un nombre de choses donné, par exemple de cinq choses, (comme de cinq lettres, de cinq personnes, &c.) prenez tous les nombres depuis l'unité jusqu'à cinq, et multipliez-les successivement les uns par les autres, 1 par 2, puis par 3, puis par 4, puis par 5, le produit 120 sera le nombre d'alternations cherché.

adj. se dit en général de choses qui se succedent mutuellement, ou qui sont disposées par ordre les unes après les autres, avec de certains intervalles. Il ne s'emploie guère qu'en matière de Sciences et d'Arts.

En Botanique, par exemple, on dit que les feuilles d'une plante sont alternes ou placées alternativement, lorsqu'elles sont disposées les unes plus haut que les autres, des deux côtés opposés de la tige ; la première d'un côté étant un peu plus bas que la première de l'autre ; la seconde de même, et ainsi de suite jusqu'au haut.

nom d'un oiseau dont il est parlé dans Belloni, Aldrovande, et Jonston. C'est une espèce de hibou dont la grandeur varie ; il est gros tantôt comme un chapon, tantôt comme un pigeon ; son plumage est plombé et marqueté de blanc ; il a la tête grosse, couronnée de plumes, et sans oreilles apparentes ; son bec est blanc ; ses yeux grands, noirs, et couverts de plumes qui les renfoncent ; ses pattes velues et armées de serres longues et crochues. Il habite les ruines, les cavernes, le creux des chênes ; il rode la nuit dans les champs ; il vit de rats et d'oiseaux ; il a le gosier très-large, et son cri est lugubre ; sa chair contient beaucoup de sel volatil et d'huile ; son sang desséché et pulvérisé, est bon dans l'asthme ; sa cervelle fait agglutiner les plaies. La dose de sang pulvérisé est depuis un demi-scrupule jusqu'à deux scrupules.
S. f. basanne colorée, qui a l'envers velu, et dont on se sert pour couvrir les livres. Voyez BASANNE.
S. m. alumen, sel fossile et minéral d'un goût acide, qui laisse dans la bouche une saveur douce, accompagnée d'une astriction considérable. Ce mot vient du Grec ἅλς, sel, ou peut-être du Latin lumen ; parce qu’il donne de l’éclat aux couleurs. On distingue deux sortes d'alun, le naturel ou natif, et le factice, quoique celui-ci soit aussi naturel que l'autre. On a voulu faire entendre par cette épithète, qu'il faut faire plusieurs opérations pour le tirer de la mine, et que ce n'est qu'après avoir été travaillé que nous l'obtenons en crystaux ou en masses salines. A peine connaissons-nous aujourd'hui l'alun naturel. Les anciens au contraire en faisaient un très-grand usage : ils en distinguèrent de deux sortes, le liquide et le sec. L'alun naturel liquide n'était pas absolument en liqueur. Il parait par les descriptions, que cet alun était seulement humide et mouillé, et qu'il attirait l'humidité de l'air. Ainsi on ne le disait liquide, que pour le distinguer de l'alun sec. L'alun liquide était plus ou moins pur. Le plus pur était lisse et uni, quelquefois transparent, mais ordinairement nuageux. La surface de l'autre alun liquide était inégale, et il se trouvait mêlé avec des matières étrangères, suivant la description des mêmes auteurs.

v. act. c'est une opération de Teinturier : toutes les étoffes qu'on veut teindre en cramoisi doivent être alunées. Ainsi aluner, c'est ou faire tremper dans l'alun, ou mettre au bain d'alun. Voyez TEINTURE.
desert d'Arabie, où les Israèlites campèrent le dixième jour.
S. m. on appelle alvin, tout le menu poisson qui sert à peupler les étangs et autres pièces d'eau : ainsi alviner un étang, c'est l'empoissonner en y jetant de l'alvin ; et l'alvinage est le poisson que les marchands rebutent, et que les pêcheurs rejettent dans l'eau. En plusieurs endroits on appelle l'alvin du norrain : en d'autres on dit du fretin, du menu fretin, de la menuisaille, et généralement du peuple. On se sert encore du mot de feuille, quoiqu'à parler juste, il y ait de la différence entre la feuille et l'alvin. Voyez FEUILLE.
S. f. carpières, forcières ; ce sont de petits étangs où l'on tient le poisson, mais principalement les carpes mâles et femelles destinées à peupler.
S. f. herbe dont la fleur est composée de quatre feuilles disposées en croix ; il sort du calice un pistil qui devient dans la suite un fruit presqu'elliptique, gonflé, et assez gros ; ce fruit est partagé en deux loges par une cloison parallèle aux deux portions qu'elle divise, et il renferme des semences aplaties, arrondies, et entourées par un limbe. Tournefort, Inst. rei herb. Voyez PLANTE.
S. m. herbe dont les fleurs sont composées de quatre feuilles disposées en croix ; il sort du calice un pistil, qui devient dans la suite un fruit assez petit, relevé en bosse, et partagé en deux loges par une cloison qui est parallèle aux portions qu'elle divise : ce fruit renferme des semences arrondies. Tournefort, Inst. rei herb. Voyez PLANTE. (I)
S. f. dignité de l'alytarque, qui durait quatre ans. Voyez ci-dessous ALYTARQUE.
ou AMVABYR, s. m. ancien mot anglais, qui signifie le prix de la virginité. C'était un droit qui se payait au seigneur dans quelques provinces d'Angleterre, par celui qui épousait la fille d'un de ses vassaux. Voyez MARQUETTE. (H)
S. m. pl. peuples de l'Amérique méridionale dans le Bresil, aux environs de la contrée de Saint-Sébastien de Rio-Janeiro.
& AMACURE, rivière de l'Amérique septentrionale, qui tombe dans la Caribone, et se jette dans la mer du nord, aux environs de l'embouchure de l'Orenoque.
ile et province du Japon, avec une ville du même nom.
S. f. pl. On appelle ainsi dans le Blason, trois listes plates parallèles, dont chacune est large comme le tiers de la fasce ; elles traversent l'écu dans la même situation, sans toucher aux bords d'un côté ni d'autre. (V)
c'est le nom que les Couturières en linge donnent à une façon de manche ou de poignet, qui n'est guère d'usage qu'aux chemises de nuit. Les manches en amadis sont peu ouvertes ; sont doublées de la même toile qu'elles sont faites, depuis le poignet jusqu'au-dessus de la fente ou ouverture de la manche ; sont étroites et s'appliquent si exactement sur le bras, qu'elles ne bouffent point, et qu'à peine peuvent-elles se plisser. Les gens opulents les garnissent en-dessus de falbalas longs, ou de belle mousseline, ou même de dentelle. Le poignet n'a qu'une petite manchette de deux ou trois doigts au plus. On donne encore le nom d'amadis aux manchettes dont les femmes en couches se couvrent les bras.
S. m. espèce de meche noire qui se prépare en Allemagne avec une sorte de grands champignons ou d'excraissances qu'on trouve sur les vieux chênes, frênes, et sapins. On fait cuire ces excraissances dans de l'eau commune ; on les seche, on les bat ; on leur donne ensuite une forte lessive de salpetre ; on les remet sécher au four, et l'amadou est fait. On sait de quel usage il est pour avoir promptement du feu, par le moyen de l'acier et de la pierre à fusil.
ile de l'Amérique septentrionale, et une des Lucayes, près d'Hispaniola.
AMAJA, AMAGIA, ville principale des Cantabres en Espagne, vers les confins des Asturies, à trois lieues de Villa-Diego, où l'on en voit encore les ruines.
adj. se dit d'une terre usée et dénuée des sels nécessaires à la production des végétaux. On doit y remédier en l'engraissant. Voyez ENGRAIS. (K)
S. f. c'est le nom de la chèvre qui allaita Jupiter, et que ce dieu par reconnaissance plaça parmi les astres. Les Grecs ont fait d'une de ses cornes leur corne d'abondance. Voyez CHEVRE.
port du royaume de Maroc sur la côte de l'Océan Atlantique, entre le cap Ger et celui de Canthin.
ile de l'Amérique septentrionale, et une des Lucayes.
iles turques au nord de l île espagnole dans l'Amérique ; ce sont les plus orientales.
S. f. toile de coton qui vient du Levant par la voie d'Alep.
S. f. semence renfermée dans une écorce dure et ligneuse. Le composé de ces deux parties est appelé noyau. Voyez NOYAU. (I)

Les amandes sont douces ou amères. Les amandes douces passent pour être nourrissantes : mais elles sont de difficile digestion, lorsqu'on en mange trop. On en fait avec le sucre différentes sortes de préparations, comme des massepains, des macarons ; on en tire l'orgeat, et une huile fort en usage en Médecine. Elle est excellente dans les maladies des poumons, la toux, les aigreurs d'estomac, l'asthme et la pleurésie. Sa qualité adoucissante et émolliente la rendent d'un usage admirable dans la pierre de la vessie, dans la gravelle, dans toutes les maladies des reins et de la vessie. Elle corrige les sels acres et irritants qui se trouvent dans l'estomac et les intestins ; elle est bonne pour la colique et la constipation. On en donne aux femmes enceintes quelque temps avant qu'elles accouchent. Elle abat les tranchées des enfants qu'elle purge, si on la mêle avec quelque sirop convenable.

S. m. c'est une boisson qui se fait de la manière suivante. Pelez des amandes douces ; faites bouillir légèrement dans de l'eau une demi-poignée d'orge mondé ; jetez cette eau ; faites bouillir votre orge une seconde fais, jusqu'à ce qu'il commence à crever ; retirez la décoction ; passez le tout par un linge ; pilez vos amandes ; à mesure qu'elles se mettent en pâte, délayez cette pâte avec la décoction d'orge. Vous aurez un lait dans lequel vous dissoudrez du sucre ; ajoutez-y un peu de fleur d'orange, et vous aurez une boisson agréable au gout, rafraichissante, somnifère, et nourrissante. Voyez AMANDIER.
sorte de coton qui vient d'Alexandrie par la voie de Marseille.
province de l'Amérique méridionale, dans la nouvelle Andalousie, près de l'Orenoque.
L'amaracinon était un onguent précieux, préparé avec des huiles essentielles et des substances aromatiques. Il n'est plus usité. L'auteur de cet onguent, ou, pour mieux dire, de ce baume précieux, lui a donné le nom d'amaracinon, vraisemblablement à cause de l'huile essentielle de marjolaine qui en faisait la base, ou qui du moins y entrait ; car amaracinon parait venir d'amaracus, marjolaine. (N)
S. m. pl. anciens peuples de la Colchide ; ils habitaient à la source du Phase, sur une montagne du nom d'Amarante.
surnom de Diane, pris de celui d'un village de l'Eubée, où elle était adorée.
rivière de l'Amérique méridionale, qui a sa source proche de Cusco, et se jette dans le fleuve des Amazones, au-dessous des îles Amagues.
c'est une petite pièce de bois, de corne, d'ivoire, etc. dont on se sert pour rassembler les couleurs après les avoir broyées sur la pierre. Voyez Planche de Peinture, figure 1.
AMASTRIS, AMASTRIDE, ville ancienne et maritime de Paphlagonie sur le bord du Pont-Euxin ; on l'appelle aujourd'hui Amastro.
S. m. c'est un terme consacré aux beaux Arts, mais particulièrement à la Peinture. Il se dit de tous ceux qui aiment cet art, et qui ont un goût décidé pour les tableaux. Nous avons nos amateurs, et les Italiens ont leurs virtuoses. (R)
nom qu'Homère a donné à une des cinquante Néréides.
Vénus fut ainsi nommée d'Amathonte dans l île de Chypre, où elle était particulièrement adorée.
ou S. THOMAS. Voyez THOMAS (Saint).
rivière de l'Amérique septentrionale en la nouvelle Espagne, qui se jette dans la mer Pacifique sur les confins de la province de Guaxaca.
rivière d'Italie dans la Calabre ; elle a sa source dans l'Apennin, et se jette dans la mer près du bourg de Sainte-Euphémie.
anciens peuples de Sarmatie, dans le pays de Roxolanes, maintenant la Moscovie.
ville ancienne de la Cilicie, féconde en bois propres pour la Marine.
nom donné au mois de Décembre par les flatteurs de l'empereur Commode, en l'honneur d'une courtisanne qu'il aimait éperdument, et qu'il avait fait peindre en Amazone : ce prince par la même raison prit aussi le surnom d'Amazonius. (G)
voyez MANGA.
rivière d'Allemagne dans la Bavière, qui a sa source à deux lieues de Fuxsen, et se joint à l'Iser au-dessus de Landshut.
se dit au trictrac de deux as qu'on amène en jouant les dés. Voyez AS, RAFLE et TRICTRAC.
S. m. machine ou instrument de Chirurgie, inventé par Hippocrate pour réduire la luxation du bras avec l'épaule. Voyez LUXATION. Il est composé de deux pièces de bois jointes ensemble par une charnière : l'une sert de pied et est parallèle au corps ; l'autre pièce est parallèle au bras qui y est attachée par plusieurs lacs, et elle fait avec la première pièce un angle droit qui se trouve placé précisément sous l'aisselle. V. les fig. 10. et 12. Pl. IV. de Chirurgie.