S. f. (Astronomie) c'est le nom d'une des étoiles de la constellation du grand chien, qu'on appelle aussi simplement l'étoile du chien ; les Grecs la nommaient , sirius. Voyez SIRIUS.

Pline et Galien donnent aussi à la canicule le nom de Procyon, quoiqu'en effet Procyon soit le nom d'une autre étoile dans le petit chien. Voyez PROCYON.

La canicule est la dixième étoile dans le catalogue anglais de Flamsteed, et la seconde dans ceux de Ptolomée et de Tycho. Elle est située dans la gueule du grand chien, et est de la première grandeur ; c'est la plus grande et la plus brillante de toutes les étoiles du ciel.

Quelques auteurs anciens nous disent après Hippocrate et Pline, que le jour où la canicule se leve, la mer bouillonne, le vin tourne, les chiens entrent en rage, la bile s'augmente et s'irrite, et tous les animaux tombent en langueur et dans l'abattement ; que les maladies qu'elle cause le plus ordinairement, sont les fièvres ardentes et continues, les dyssenteries et les phrénésies, etc. Voilà bien des chimères.

Si la canicule pouvait avoir la propriété d'apporter le chaud, ce devrait être plutôt aux habitants de l'hémisphère méridional qu'à nous, puisque cette étoile est dans l'hémisphère méridional, de l'autre côté de l'équateur. Cependant il est certain que les peuples de cet hémisphère sont alors en hiver. La canicule et les autres étoiles sont trop éloignées de nous, pour produire sur nos corps ni sur notre système planétaire aucun effet sensible. (O)

* Les Romains étaient si persuadés de la malignité de la canicule, que pour en écarter les influences, ils lui sacrifiaient tous les ans un chien roux ; le chien avait eu la préférence dans le choix des victimes, à cause de la conformité des noms. Ce n'est pas la seule occasion où cette conformité ait donné naissance à des branches de superstition : la canicule passait ou pour la chienne d'Erigone, ou pour le chien que Jupiter donna à Minos, que Minos donna à Procris, et que Procris donna à Cephale.