Métallurgie

S. f. (Métallurgie) c'est l'usine où l'on transporte les plaques de fer fondu au sortir de la fonte ou forge, pour y continuer le travail qui doit les transformer en acier, soit naturel, soit artificiel. Voyez le détail de ces opérations à l'article ACIER.
S. m. (Ordre encyclopédique, Entendement, Raison, Philosophie ou Science, Science de la nature, Chimie, Métallurgie, Argent) c'est un des métaux que les Chimistes appellent parfaits, précieux et nobles. Il est blanc quand il est travaillé ; fin, pur, ductile ; se fixe au feu comme l'or, et n'en diffère que par le poids et la couleur.

On trouve quelquefois de l'argent pur formé naturellement dans les mines : mais ce métal, ainsi que tous les autres métaux, est pour l'ordinaire mêlé avec des matières étrangères. L'argent pur des mines est le plus souvent dans les fentes des rochers ; il est adhérent à la pierre, et on est obligé de l'en détacher : mais quelquefois le courant des rivières, la chute des pierres, l'impétuosité des vents, entrainent des morceaux d'argent au pied des rochers, où il est mêlé avec les sables et les terres. Ces morceaux d'argent n'ont pas toujours la même forme ; les uns sont en grains de différentes grosseurs ; il y en a de petits qui sont posés les uns sur les autres ; il y en a de très-gros ; par exemple, celui que Worm disait avoir été tiré des mines de Norvege, et peser 130 marcs.

(Métallurgie) on nomme ainsi au Potosi une mine d'or ou d'argent, lorsqu'elle est mêlée de fer. Voyez MINE. (M)
S. f. (Histoire naturelle, Métallurgie) l'on nomme ainsi dans les grosses forges de fer une pierre blanchâtre du genre des calcaires. On en met dans les fourneaux où l'on fait fondre la mine de fer, parce qu'elle a la propriété d'absorber les acides du soufre dont la mine de fer est quelquefois entremêlée, et qui, comme on le sait, est la matière la plus ennemie du fer. (-)
(Métallurgie) Les Anglais donnent ce nom à un fourneau à reverbere dont on se sert pour faire fondre les mines de plomb. On emploie le charbon de terre dans ces fourneaux ; on s'en sert aussi à Kunsberg en Norvège pour traiter des mines de cuivre. Voici comme ce fourneau est construit. Le minerais se met sur un plan couvert d'une voute ovale oblongue : le foyer où se mettent les charbons, est à l'un des bouts de cette voute avec qui il communique par une ouverture : le métal fondu va se rendre dans un creux qui est à côté. On peut en voir une description dans la Métallurgie de Schlutter, ch. xiij. (-)