Hydrographie

S. m. en terme d'Hydrographie, est le nom qu'on donne en général à une certaine quantité d'eau qui se meut suivant une direction quelconque. Voyez FLEUVE.

Les courants, par rapport à la navigation, peuvent être définis un mouvement progressif que l'eau de la mer a en différents endroits, soit dans toute sa profondeur, soit à une certaine profondeur seulement, et qui peut accélérer ou retarder la vitesse du vaisseau, selon que sa direction est la même que celle du vaisseau, ou lui est contraire. Voyez NAVIGATION.

(Hydrographie) On dit qu'une nappe d'eau se déchire, quand l'eau se sépare avant que de tomber dans le bassin d'en-bas. Souvent quand on n'a pas assez d'eau pour fournir une nappe, on la déchire ; c'est-à-dire que pratiquant sur les bords de la coquille ou de la coupe des ressauts de pierre ou de plomb, l'eau ne tombe que par espaces : ce qui fait un assez bel effet, quand ces déchirures sont ménagées avec intelligence. (K)
S. m. (Physique et Hydrographie) mouvement journalier, régulier, et périodique, qu'on observe dans les eaux de la mer, et dont le détail et les causes vont faire l'objet de cet article.

Dans les mers vastes et profondes, on remarque que l'Océan monte et descend alternativement deux fois par jour. Les eaux, pendant environ six heures, s'élévent et s'étendent sur les rivages ; c'est ce qu'on appelle le flux : elles restent un très-petit espace de temps, c'est-à-dire quelques minutes, dans cet état de repos ; après quoi elles redescendent durant six autres heures, ce qui forme le reflux : au bout de ces six heures et d'un très-petit temps de repos, elles remontent de nouveau ; et ainsi de suite.

S. f. (Hydrographie) c'est l'art ou l'action de naviguer ou de conduire un navire d'un lieu dans un autre par le chemin le plus sur, le plus court et le plus commode. Voyez NAVIRE, etc.

Cet art, dans le sens le plus étendu qu'on puisse donner au mot qui l'exprime, comprend trois parties ; 1°. l'art de construire, de bâtir les vaisseaux, voyez CONSTRUCTION ; 2°. l'art de les charger, voyez LEST et ARRIMAGE ; 3°. l'art de les conduire sur la mer, qui est l'art de la Navigation proprement dit.

S. f. (Hydrographie) les vigies sont des bancs de rocailles, ou des sommets de rochers isolés au milieu de la mer, hors de la vue des terres, à des distances considérables des côtes. Ces dangers sont d'autant plus à craindre pour les vaisseaux, que leur peu d'étendue et leur médiocre élévation ne permettent pas de les apercevoir de loin ; d'ailleurs il n'est guère possible de fixer leur véritable situation en longitude. Plusieurs cartes hydrographiques marquent des vigies qui n'existent pas, selon le rapport de quelques navigateurs, qui prétendent avoir passé dans le lieu même où ces vigies sont marquées ; cela n'est pas facile à prouver, attendu l'inexactitude des moyens dont on est obligé de se servir pour estimer la route, et le point fixe d'un vaisseau sur mer. Au reste, un géographe sera moins blâmable de placer sur ses cartes quelques dangers douteux, que d'en obmettre de réels.